Toulouse. Arthur Reymond a retrouvé la bonne voie

l’essentiel Malgré sa défaite au 2e tour, mercredi, le joueur du Stade Toulousain peut garder la tête haute après six semaines non-stop sur le circuit international.

“C’est la première fois que je prends 6-0, 6-0. Mais ça ne remet absolument pas en question tout ce que j’ai réalisé, entre autres, depuis fin juillet.” Être battu sans marquer le moindre jeu, qui plus est lors d’un tournoi du circuit pro organisé par son club, c’est forcément dur à digérer sur le moment. Mais au-delà de cette défaite, Arthur Reymond (Stade Toulousain, 545e mondial, son meilleur classement jusqu’à maintenant) a largement de quoi garder du positif sur ces Internationaux de Toulouse.

“Le mec en face de moi (le Belge Kimmer Coppejans, 292e, issu des qualifications, NDLR) a tout réussi sur ce 2e tour. Je ne peux pas dire que je suis passé à côté de mon match. Néanmoins, c’est une étape supplémentaire pour continuer à prendre de l’expérience sur ce type de tournois (ATP Challenger, soit la 2e division du tennis pro, NDLR). Sans oublier les bons résultats que j’ai obtenus dernièrement”, indique le gaucher, bénéficiaire d’une invitation dans le tableau final, qui avait sorti au premier tour le Kazakh Timofey Skatov (250e ; 7-6, 7-6).

“Je retrouve enfin un corps à 100 %”

Angleterre, Allemagne, Pays-Bas et Belgique. Voilà les quatre pays où le Toulousain a posé ses valises depuis le 25 juillet, à chaque fois sur des épreuves ITF (3e division du tennis pro). Bilan (dans l’ordre chronologique) : 2e tour, 1er tour, demie, finale perdue et quart. “Bien évidemment, même si je connais ces courts des Sept-Deniers par cœur, il y avait un peu de stress avant mon premier match ici car le contexte d’un Challenger n’a rien à voir avec celui d’une étape ITF. Heureusement, dès le troisième jeu, j’ai su me relâcher totalement. De plus, pour le moment, ce n’est pas souvent que j’accède au 2e tour d’un Challenger (la deuxième fois cette saison après Troyes fin juin, NDLR). Dans mon jeu, je sens que je progresse. Et physiquement, après avoir enchaîné le Covid et une mononucléose, je retrouve enfin un corps à 100 %”, explique Arthur, qui était attendu hier soir pour un quart de finale en double aux côtes de son ancien partenaire de club Grégoire Jacq.

Dans son agenda, le Stadiste devait initialement disputer, la semaine prochaine, le tournoi ITF de Bagnères-de-Bigorre. “Mais j’ai préféré renoncer pour souffler un peu”, souligne-t-il. Sa reprise est prévue la semaine suivante pour le Challenger de Rennes.