Final 4 de Ligue européenne : en demi-finale, Montpellier affronte le Füsche Berlin lors d’une finale avant l’heure

Pour le premier match du Final 4 de la Ligue européenne, le Montpellier Handball défie le Füsche Berlin ce samedi 26 mai en demi-finale, lors d’un jour qui risque d’être long avant le coup d’envoi à 15 h 30.

La journée va être longue. Et comme toujours, Valentin Porte sera debout avant tous les autres. Même au petit-déjeuner, le capitaine doit montrer l’exemple… C’est le jour J, avec son chapelet d’heures interminables où le temps, suspendu, joue avec vos nerfs. Jusqu’au coup d’envoi.

Cinq ans après son dernier titre continental (Ligue des champions 2018), Montpellier est de retour dans une finale à quatre, ce week-end à Flensburg, dans l’extrême nord de l’Allemagne. Ces souvenirs heureux disent tout ou presque de l’événement qui arrive. Parce qu’il est rare, le moment est précieux et potentiellement éprouvant pour les têtes. En attendant les jambes.

Cocktail explosif

Le pedigree des adversaires, Berlin ce samedi en demi-finales (15 h 30), Granollers ou Göppingen dimanche, et l’enjeu, propre au MHB, rajoutent une bonne dose de pression à un cocktail déjà explosif.
L’expérience et la jeunesse du MHB

« Aucun club français n’a encore gagné cette Ligue européenne (jadis Coupe EHF) », rappelle ainsi Julien Deljarry. Les épaules de ses joueurs étant suffisamment larges, le président en rajoute. »Si nous gagnons, il y aura une place supplémentaire pour la France en Coupe d’Europe. » À Nîmes, l’Usam en rêve secrètement.

Un mélange d’expérience et de jeunesse

À jamais les premiers handballeurs du pays à avoir gagné la Ligue des champions, en 2003, après un duel homérique face à Pampelune, à jamais les seconds en 2018, les Montpelliérains peuvent entrer définitivement dans l’histoire en se diversifiant. Certains un peu plus que d’autres. Valentin Porte et Kyllian Villeminot connaissent le prix à payer pour soulever un trophée. Ils étaient à Cologne en 2018.

Pour l'emporter face à Berlin, Montpellier devra compter sur Stas Skube des grands jours.
Pour l’emporter face à Berlin, Montpellier devra compter sur Stas Skube des grands jours. Midi Libre – JEAN-MICHEL MART

Stas Skube, arrivé cet été sur les bords du Lez, a vécu lui aussi ce moment de grâce avec le Vardar Skopje, en 2019. Son expérience, cet après-midi, quand la cohorte de joueurs danois du Füsche Berlin s’avancera sur la piste aux étoiles, sera déterminante.

Le MHB comptera aussi sur sa jeunesse. C’est la règle. De tout temps, les gamins de la “maison bleue” ont montré la voie au moment d’enrichir le palmarès. Michaël Guigou et Nikola Karabatic avant-hier, Ludovic Fabregas ou Melvyn Richardson hier, Charles Bolzinger et Yanis Lenne demain… Allez savoir.

Canayer toujours là

Point commun entre toutes les époques, Patrice Canayer avance encore à la tête de l’équipe. Comme si Montpellier ne pouvait rien faire sans lui. Le technicien savoure. À 62 ans et la moitié d’une vie passée sur le banc, son temps est compté.

Il y a six mois, au lendemain d’une demi-saison catastrophique, il avait promis de ramener le MHBsur le devant de la scène. Au matin du jour le plus long, il n’est plus très loin du compte.