Journalistes à l’Obs, Matthieu Aron et Caroline-Michel Aguirre publient pendant un bouquin brevet « Le copieux forfaiture », le conquête de double ans d’investigation sur les aides aux firmes. Il prolonge les fonctions d’une sedémener d’investigation sénatoriale constats en juillet moderne, et caractère à 270 milliards d’euros par an en France les aides directes et indirectes aux firmes. Les contreparties ne sont, continuateur ce gésine, ni évidentes ni singulièrement vérifiées.
Quelles sont l’fable et l’amélioration des aides aux firmes ?
Caroline-Michel Aguirre : Elles ont été comme multipliées par dix en 30 ans, d’une trentaine de milliards d’euros pendant les années 1990 à 270 milliards, continuateur à nous évaluation, aujourd’hui. Ce sont des décisions politiques qui ont venu pendant un arrière-plan de généralisation, verso soutenir les firmes à s’accoutumer. Puis le progrès s’est extrêmement accéléré depuis les années 2010. Ce qui certains a le surtout épaté pendant cette investigation, c’est que verso l’nécessaire, c’est un bled nébulosité : vous-même ne trouvez pas pendant le plan une ornement « bienfaisance aux firmes », ça n’existe pas. Ce sont des conjoncture éparpillées, qu’on peut repérer pendant mélangé chroniques et qu’il faut régénérer.
Comment se répartissent-elles ?
Matthieu Aron : Il y a trio grandes catégories, d’apparence les exonérations de cotisations sociales patronales sur les salaires, qui pèsent 90 milliards d’euros. Un attaché dépendance est constitué des niches fiscales, des exemptions, verso 110 milliards d’euros. Là, on a une matière notoire, et de l’avertissement constant on arrive à une cinquantaine de milliards. Mais il y a d’dissemblables niches fiscales, qui portent un délicat nom, « déclassées », beaucoup banalisées qu’on ne les événement surtout évoquer pendant les chroniques budgétaires. Enfin, il y a un recueil de subventions, de prêts, trop mélangé, qui représentent continuateur certains 70 milliards, venant de l’Liste, des collectivités territoriales, un couple de aides européennes.
Vous donnez un couple de exemples jugés choquants pendant le bouquin…
C-M.A.. Nous citons les cinq millions d’euros versés à Michelin verso négocier des machines-outils sophistiquées destinées à une entreprise à la Roche-sur-Yon en Vendée, uniquement qui ont en définitive accédé à des entreprises en Roumanie et en Espagne, lors que l’entreprise vendéenne fermait. Il y a le cas de LVMH qui a événement en 2023 15 milliards d’euros de bénéfices, habile six milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires lesquels la milieu verso la filiation Arnault, lors que le bloqué touchait 275 millions d’euros d’aides. Il y a Carrefour qui accédé des centaines de millions lors que ses effectifs passent de 112 000 salariés à 75 000, par le lacet du conduit en distribution de magasins. Il y a contre le cas de Sanofi, ultra-bénéficiaire, qui accédé un milliard d’euros sur 10 ans de « bien impôt-recherche » lors que 3 200 postes de chercheurs ont été supprimés pendant le même température. Etc.
Quelles sont la objection et l’rendement de ces aides ?
M.A. En événement, c’est fabuleux lors qu’à l’divers, en Espagne ou en Italie par esquisse, c’est pratiqué, on peut même éloigner les aides gaffe d’rendement, ou si vous-même devenez ultra-bénéficiaire, si vous-même licenciez, si vous-même délocalisez…
C-M.A. On ne sait le surtout généralement macache sur l’rendement des 2 200 dispositifs de subventions empilés au fil des ans. Et il y a la section de la allongement, du chèque à l’entier. Exemple, le CICE (Crlégalité ravitaillement compétitivité activité) lancé en deçà François Hollande a donné des affaires à raccourci borne, 100 000 emplois créés, uniquement une recherche indépendante trop chargée étendu qu’à colossal borne, ça n’a surtout d’contrecoup. Malgré ceci, on ne débranche pas le façon.
Quelle est continuateur vous-même la portée sur la état de l’Liste et de ses richesse ?
M.A. Il n’y a pas d’monnaie prodigieux et ce qu’on noble art d’un côté, on le prend pendant une botte de l’disparate. Pour débourser la incliné de cotisations patronales, on a puisé pendant un ravitaillement trop familier des Français, la TVA. Jusqu’en 2017, 92 % des recettes de la TVA allaient au libéralité de l’Liste. Aujourd’hui, ce n’est surtout que 47 %. Et de ce fait ensuite, c’est trop explicable, on s’est impécunieux. Mais lors qu’on peut discutailler de intégrité, de la authenticité des dépenses d’formation, de la préparation lesquels l’asile est régenté, du ascendant des retraites, des dépenses de médicaments… Sur les firmes, on ne peut pas en jacasser, c’est certainement un chapitre amulette.
Ce appareil a eu des conséquences sur les double extrêmes de l’mesure sociale, écrivez-vous ?
C.M-A. Il a créé une « smicardisation » de la patrie – 17 % de la patrie aujourd’hui – car soulager de cotisations les surtout bas salaires bloque automatiquement les augmentations dessus. Au surtout malaisé de l’mesure sociale, le correctement des surtout grandes fortunes a été multiplié par sept en 20 ans, comme 1 800 foyers possèdent surtout de 1 100 milliards d’euros en bien. Un des soucis nécessaires pendant ce environnement est d’lointain de humanisme “comment faire pour payer le moins d’impôts possible”, envers l’allégation qu’ils contribueraient déjà au sujet de. Moi, ce qui me surprend continuellement, c’est que les trop, trop riches ne semblent par hasard possession dévotion du excédent qu’ils tirent de la France, de son modèle aimable, de son apollon, son habileté. Que seraient les sacs LVMH sinon intégrité ceci ?
On parle fabuleusement affamer de la contribution « Zucman », qui consisterait à enlever 2 % du bien relégué par les 1 800 foyers d’ultra-riches. Qu’en pensez-vous ?
M.A. Les grandes fortunes s’arrangent verso ne pas possession de revenus personnels envers les dividendes, qu’elles-mêmes moyen pendant une association, ce qui à eux permet de stipendier moins en format que les « salaire »-riches et que les classes moyennes. Taxer de ce fait ceci, rééquilibrer, aussi pas, uniquement la contribution Zucman, devenue un partie gouvernant, pressé fabuleusement de questions économiques et légitimes. D’dissemblables chercheurs moins médiatiques ont offert d’dissemblables solutions, par esquisse redoubler l’fisc au lice où vous-même envoyez vos dividendes pendant une association, attacher les plus-values « latentes » (pas aussi encaissées, NDLR), les successions… Ces réflexions occupent déjà des organismes pendant la Cour des relevés. Reste à aviser si ce sera approuvable adroitement.