Film le davantage noté du top 250 d’IMDb, 8e sur Letterboxd, 9e sur AlloCiné… Cela va hormis témoignage, Les Évadés (The Shawshank Redemption, en VO) font paragraphe des films qui ont marqué le cinémascope universel, davantage, qui sont entrés comme la justificatif ordinaire. Pourtant, à sa avanie en 1994, pas du tout ne prédestinait le long-métrage de Frank Darabont à filtrer à la futur. Comme de plusieurs discordantes devant lui, il est d’accueil passé par un cruel faillite.
L’histoire semble néanmoins universelle : un ciné-club sur l’prévision et sur la expiation, icelle de une paire de condamnés à la détention à pérennité – Red (Morgan Freeman) et Andy (Tim Robbins) – qui vont idée amis endéans vingt ans, ensuite qu’ils vivent comme des conjoncture terrifiantes, dessous la provocation sempiternelle de la empressement. Le ciné-club est une renseignement prise de Stephen King, quatre ans en conséquence Misery.
Pour la Columbia, qui conclusion le ciné-club, l’épistolier est une pintade aux œufs d’or. Shining, Christine, Stand by Me… Beaucoup de ses adaptations datant des années 1980 sont devenues cultes et rentables. Les Évadés sont adaptés du fiction sobre Rita Hayworth et la Expiation de Shawshank, dessiné comme le collection Différentes Saisons en 1982.
Des acteurs moins chérot
Dans les années 1990, Frank Darabont a à son travailleur une rapide lice de écrivain, surtout de films d’panique. Son rudimentaire fougue arrière la caméra, en 1983, est déjà lié à Stephen King : en conséquence triade ans de conception, il a tiré The Woman in the Room, court-métrage d’en conséquence la renseignement Chambre 312. Anodine en attitude, cette prise sera essentielle moyennant lui dix ans puis tard.
Stephen King le considère en suite dans le « amélioré sobre sacré de [son] œuvre », ce qui permet à Frank Darabont d’négocier les maîtrises d’prise des Évadés. Le fabricant refuse même l’suggestion de Rob Reiner de le lâcher créer le ciné-club. Déçu par le Frankenstein de Kenneth Branagh (il audience que le artisan a dépouillé le liaison qu’il a caractères de sa lucidité), il veut transcrire le ciné-club et le créer moyennant tenter jusqu’au frontière de sa extase.
Il évènement, par type, le florilège de boursicoteur symboliser Red, un Irlandais aux chevelure auburn, par Morgan Freeman, en excuse de son force à l’abri. Pour le impératif d’Andy, Tom Cruise et Harrison Ford expriment à elles supériorité. Mais de pareils noms, et le appointements qui va pour, feraient gravir le plan. Frank Darabont à elles préfère Tim Robbins, qui a, pénétré discordantes, à son travailleur un chef-d’œuvre (L’Barème de Jacob) et une paire de films de Robert Altman. Ce florilège permet au plan du ciné-club de abaisser de milieu, moyennant venir 25 millions de dollars.
« Je ne m’imagine pas idée le rôle : je le méplat »
Les une paire de comédiens indispensables adoptent une conception Afrique différente. Tim Robbins morceau pour climat en détention. « Ce qui m’a le puis aidé comme ma conception, c’est de papoter pour des prisonniers. Ils ont comme les mirettes un abattement catégorique, une drame inexprimable. Ce sont des regards que je n’oublierai pas », expliquait-il ensuite.
Morgan Freeman, qui a déjà joué comme un ciné-club pénitentiaire (Brubaker, pour Robert Redford), fonctionne à l’sensation. « Je me approuvé infiniment de mal moyennant ne pas fort apprendre mes personnages. Je lis le liaison et j’essaie d’y déceler toutes les indications lesquels j’ai famine. D’abord, le morphologique du impératif, son physionomie, sa fabrication de s’vêtir et, en conséquence, le débris doit courser. Je ne m’imagine pas idée le rôle : je le méplat, c’est complet. »
Surtout, l’créateur a déjà séjourné comme sa vivacité en détention. Ces une paire de préparations opposées se ressentent comme le ciné-club : si Andy semble graduellement aviser les menstruel de la détention, Red incarne le instigateur qui le géré à flanc ses réussites et ses mésaventures. Le cachot de Mansfield, localisé comme l’Ohio, sert de bruit essentiel. Les cellules sont reconstituées comme un bruit non absent de la détention.
« Un malchance pénitentiaire à l’initiale, formellement parfait »
Ici, pas de filmage dans moyennant Aguirre ou moyennant Apocalypse Now. En moins de triade salaire, le ciné-club est bouclé. Seul hâblerie moyennant Frank Darabont, dans il l’explique à Deadline en 2019 : « Je savais que c’existait une conte excessivement cordiale, pour cette démarcation ingénieuse pénétré le complicité loyal et l’pillage de sensibilité. Je savais qu’il y avait infiniment cette démarcation ingénieuse, et qu’il ne fallait pas la grimper et que ça devienne tisonnier. »
La avanie de fin est, certes, retournée au abondant dam de Frank Darabont, qui souhaitait une fin moins cordiale. Mais moyennant le débris, annulé complication à l’lointain. À sa avanie, la réquisitoire se développé en comparaison clémente. Roger Ebert évoque « un ciné-club sur le climat, la indulgence et la abnégation – des qualités probablement pas excessivement sexy, malheureusement qui grandissent en vous-même endéans le scénario vide de cette conte ». Le New York Times parle d’une « conte oeuf et mignonne ». Le Washington Post souligne « un malchance pénitentiaire à l’initiale, formellement parfait ».
En France, Télérama y voit un « un chorégraphie brillant, ce qui est proportionnellement insolite moyennant qu’on le souligne ». Positif parle, réciproquement, d’un « ciné-club tenir attaché, excessivement tenir joué, malheureusement proportionnellement simplement et paresseusement consommé ». La victoire des acteurs est collectivement saluée, même si Les Cahiers du cinémascope estiment que Frank Darabont « se soucie moins de période que d’idée un auto révolu moyennant prendre Tim Robbins ou Morgan Freeman jusqu’à l’prix ».
« Ce n’est pas le avenue auxquels on aurait pu s’patienter »
En l’éventualité, c’est le évident qui ne va pas objecter actuel. Lors de sa avanie, mi-octobre 1994, le ciné-club n’est qu’à la 9e fixé du hit-parade moyennant son rudimentaire vacance, involontairement sa détente sur 944 écrans. Sortis au même conditions, Pulp Fiction ou Forrest Gump sont des triomphes. Absence de vedettes, surtout féminines, question peu adjudicateur, pennon fantaisiste peu intentionnellement : de nombreuses raisons expliquent l’faillite des Évadés.
Il ne rapporte que 28 millions de dollars sur le sol étasunien, rarement puis que son plan. Les recettes mondiales le font gravir à 59 millions de dollars. Dans le même climat, Pulp Fiction cumule 212 millions de dollars et Forrest Gump, 678 millions de dollars. Le sinuosité se conclusion arrivée 1995 : le ciné-club est officialisé sept coup aux Oscars, lesquels ceux-là du amélioré ciné-club, du amélioré créateur et du amélioré liaison.
Après un débutant courtaud fougue au cinémascope, le ciné-club va déceler son évident pour sa avanie en VHS : Les Évadés sont le pennon le puis félicité en 1995. « Ce n’est pas le avenue auxquels on aurait pu s’patienter, déclare aujourd’hui, ravi, Frank Darabont. C’est particulière. » Dès décembre 1996, il devient le ciné-club le davantage noté d’IMDb. Noté par 2 millions de foule depuis, il n’a pas bougé de la inauguration fixé depuis 2008.
« La légitimation » du évident
Contrairement à d’discordantes films, dans Citizen Kane, les ouvert ne seront pas restés longuement insensibles au écho. « Certains n’apprécient pas incontestablement ce qui hutte de enflammer une ruade affective loyal. Pour les gens, c’est complet aisément extravagant à inauguration vue. Mais moyennant la majorité, si on trouve cet assiette, le évident éprouve de la légitimation », audience Frank Darabont.
À Percevoir
Le Kangourou du sabord
Riposter
Pour le fabricant, « ceci témoigne de la audace d’une jolie conte qui parle aux personnes ». Une conte captivante, de éblouissants acteurs, un écho tenir attaché : Les Évadés ne sont hormis flottement pas le ciné-club le puis idéal de l’conte du cinémascope, malheureusement il est de ceux-là qui ont gagné le puis de cœurs. C’est probablement une principalement puis éblouissante gain.
Les Évadés, de Frank Darabont, sur 6ter, à 21 h 10, le 19 octobre 2025.
Source: lepoint.fr