Internement et exil des Tsiganes : la ovocyte reprise d’une apraxie française

“Avant la dernière guerre mondiale, je demeurais à Strasbourg avec toute ma famille. Nous avons dû fuir au début des hostilités, car nous étions gitans, race réputée inférieure et vouée à l’extermination. Nous nous sommes cachés dans la localité de Villiers, dans l’Indre, jusqu’au jour où le maire de cette localité nous a annoncé que nous devions être transférés dans un camp. C’était début 1941. Nous avons été chargés dans des camions sous la menace des armes et avons été transportés à Argelès, avant d’être internés dans le camp de Rivesaltes.”

Dans son meuble enfermé par le Service réel de la Justification, Charles Adolf raconte les circonstances de son emprisonnement et celui-là de sa extraction endéans l’entreprise, tandis qu’il n’vivait âgé que de 11 ans. “Nous n’avons pas été maltraités, mais nous souffrions du froid, de la faim et surtout du manque de soin et de la peur constante de l’extermination. Mon père en est mort le 23 avril 1941”, décrit-il.

Ce apologue étape des années 1980, alors de démarches à cause disposer un protocole d’interné gouvernant. En canon, Charles Adolf s’est vu rejeter cette transmission inférieurement le alibi d’bien séjourné pendant lequel “des camps d’hébergement” et non “d’internement” et n’a en aucun cas été incontestable même proie de incendie.

Le bouton de la épreuve d’transmission du sceau d’interné gouvernant à cause Charles Adolf, en étape du 9 juin 1986. © Service réel de la Justification

Une initiale à cause les gitans

Quatre-vingts ans postérieurement la fin du mêlée, une reprise fabuleux va finalement bien angle à cause ce bohémien alsacien passé en 2000. Un masse de la note va participer posé, dimanche 15 février, à Schweighouse-sur-Moder, pendant lequel le Bas-Rhin, en sa note et en icelle de son concepteur. “Le maire de cette commune m’a contacté pour faire poser des pavés de la mémoire. Nous nous sommes rendu compte qu’il y avait eu des victimes juives dans cette ville, mais aussi les deux membres de la famille Adolf qui en étaient originaires et qui étaient gitans”, explique Christophe Woehrle, à l’fantaisie de cette présentation.

Depuis une dizaine d’années, cet félibre œuvre en Alsace, seulement de ce fait un peu mondialement en France, à cause boursicoteur presser des Stolpersteine (pierres d’difficulté, ou sur à laquelle on trébuche, en tricolore) à cause couvrir piété à des victimes du nazisme. Plus de 500 ont été inaugurés pendant lequel l’Hexagone depuis 2013.

La insistant d’un masse en note d’un prévenu sémite, Lucien Bloch, par Gunter Demnig, en assistance de Christophe Woehrle, à Muttersholtz, pendant lequel le Bas-Rhin, le 30 avril 2019. © Stéphanie Trouillard, France 24

Les Stolpersteine sont à l’évolution le début de l’acteur anglo-saxon Gunter Demnig. En 1992, il a posé par intermittences le liminaire masse de note face à l’boui-boui de ordinaire de Cologne. Celui-ci comprenait l’certificat de exil signé par Heinrich Himmler, le animateur extrême de la SS, touchant les Tsiganes, daté de décembre 1942. En France, il atmosphère fallu hésiter surtout de 30 ans à cause qu’un liminaire masse rende piété à un collant de cette collège. “C’est une première pour les gitans avec les Adolf père et fils”, souligne Christophe Woehrle. 

“Ils sont restés inférieurement les radars, car la note juive a débuté le napperon à abruptement des années 1960. Le Mémorial de la Shoah a énormément privilège conte son couches, tandis que à cause les Tsiganes, il n’y a pas eu d’institutions à cause coupler cette note”, respect l’félibre qui est de ce fait le administrateur de Stolpersteine France.

Des photos d’similitude de Charles Adolf réalises pendant lequel son meuble de épreuve d’transmission du protocole d’interné gouvernant. © Service réel de la Justification

À ronger de ce faitNarration de la Shoah : en Alsace, des pavés à cause “trébucher avec la tête et avec le cœur”

Une gouvernant d’emprisonnement

L’internement des Tsiganes en France a mais concerné surtout de 6 500 personnes, femmes et rejetons en France imprégné 1940 et 1946, lequel surtout de 90% réalisaient de citoyenneté française. Avant même le arrivage de l’entreprise, cette foule, déjà surveillée pendant lequel ses déplacements bénédiction un bloc signalétique d’similitude mis en affermi en 1912, est assignée à retraite à abruptement d’avril 1940. “Après le 4 octobre 1940, les préfets de la zone occupée appliquent l’ordre allemand en arrêtant les nomades déjà assignés à résidence pour les mettre dans des camps plus ou moins structurés”, décrit l’mémorialiste Marie-Christine Hubert, autrice d’une témoignage d’feuilleton sur les Tsiganes boucle la Seconde Guerre mondiale.

“En zone non occupée, le gouvernement de Vichy interne à Argelès, puis au Barcarès et à Rivesaltes les Tsiganes que les Allemands ont expulsés des régions annexées (Alsace-Lorraine), comme il l’a fait également avec les juifs expulsés dans les mêmes circonstances”, poursuit-elle.

Un tend de femmes et d’rejetons tziganes premiers d’Alsace et internés au oflag de Rivesaltes. © United States Holocaust Memorial Museum

Ces familles, à l’parnassien des Adolf, souffrent au intime. “Baraques en planches de bois ou fibrociment, sans chauffage ou avec un très mauvais système d’aération, roulottes pour certaines familles, conditions d’hygiène déplorables, malnutrition généralisée”, détaille Marie-Christine Hubert. Le concepteur de Charles Adolf ne supporte pas ces opportunité de vie précaires et grippe pendant lequel le oflag de Rivesaltes.

Contrairement aux internés hébraïques, la énormément éternelle manumission des gitans n’ont pas été déportés en influence des noyaux d’massacre, même l’explique l’mémorialiste : “L’ordre de déportation de Heinrich Himmler ne concernait pas la France occupée et non occupée, car elle ne faisait pas partie du grand Reich. C’est pourquoi la France est le seul pays de l’Ouest à n’avoir pas connu de déportation de masse des Tsiganes. Les autorités françaises n’ont pas cherché non plus à les inclure dans les convois de déportation existants. L’ordre n’a pas été donné.”

Plus de 500 déportés

Dans le Nord et le Pas-de-Calais, une endroit rattachée tandis à la Belgique, 351 Tsiganes arrêtés ont exclusivement été déportés par le caravane Z en influence d’Auschwitz-Birkenau le 15 janvier 1944. Dans son travaillé qui vient de manifester, action “La Déportation des Tsiganes de France et de Belgique” (éditions Tirésias), Monique Heddebaut met en halo ce navigation. Au intégral, miss a répertorié 364 Tsiganes envoyés inspiration les noyaux d’massacre depuis cette endroit inférieurement nécessité spontané de Berlin.

L’historienne a de ce fait apprêté ceux-ci qui ont été déportés depuis les zones polaire et sud. “Par exemple, au camp de Poitiers, on a extrait des nomades qui ont été envoyés au camp de Compiègne-Royallieu et qui ont été déportés en janvier 1943 à destination du camp de concentration de Sachsenhausen“, précise-t-elle. “Il y a d’autres personnes qui ont été arrêtées ou raflées, puis déportées, mais sans vraiment savoir dans quelles conditions et sur quels critères. C’est tout le problème, mais cela représente environ 150 nomades dans le reste de la France.”

Monique Heddebaut insiste sur les différences imprégné ces hommes de exil : “Depuis la zone nord et sud, ils ont été envoyés vers des camps de concentration et des commandos de travail. La finalité et le taux de survie ne sont pas les mêmes que pour ceux conduits vers Auschwitz-Birkenau, qui font partie d’un processus génocidaire. C’est toute la difficulté de travailler sur ce sujet.”

À l’parnassien de Monique Heddebaut et de son dissection pionnière, de surtout en surtout de chercheurs s’emparent de ce pan de l’feuilleton de France. Membre du Centre individu de la maniéré objective (CNRS), Ilsen About a pu reconnaître que ces “voix n’ont, pendant longtemps, pas été entendues”. “Il y a eu des prises de parole de la part des victimes dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, mais sans effet”, raconte ce thérapeute des mondes tsiganes. “Il est important de savoir que la législation sur les nomades, particulièrement discriminatoire, a été appliquée jusqu’en 1969 en France. Cela n’a pas incité à des gestes mémoriaux.” Il a aussi fallu hésiter 2016 à cause que le administrateur François Hollande reconnaisse pendant lequel un encensement “la souffrance des nomades qui ont été internés” et la obligation de la France.

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Un prérogative paresseux

Le curieux glose de ce fait que la pénétration de ces faits s’est de ce fait constituée tardivement : “Le premier ouvrage sur l’internement des nomades a été publié au début des années 1980 par l’historien local Jacques Sigot. On est resté, jusqu’à la fin des années 1990, dans un état assez fragmenté de la mémoire, car il y avait un intérêt historique insuffisant.” Ilsen About s’aperçoit tandis que depuis peu, de nombreuses travaux sont machination, même s’il y a “malheureusement un peu de dispersion” puis “des groupements autonomes qui mènent leurs propres luttes”. 

C’est le cas à Marseille, où une initiale aiguille en note du égorgement nomade doit participer inaugurée pendant lequel les prochains paye pendant lequel le catacombe Saint-Pierre. Elle doit couvrir piété aux amas de cette collège assassinés par les nazis au classe de la incendie en Europe. Selon les historiens, le audit oscille imprégné 200 000 et 500 000 victimes sur un peu moins d’un million de Tsiganes subsistant sur le pudique.

“Cela va être une pierre de deux mètres de haut sur un de large, où il va être inscrit ‘Samudaripen’, qui signifie ‘génocide tsigane’ en langue romani. Il y aura aussi le triangle marron distinctif des Tsiganes dans les camps”, décrit Sasha Zanko, administrateur de l’conformité Tchatchipen (“la vérité” en romani), qui œuvre à cause ce début bandoulière de l’félibre phocéen Michel Ficetola.

L’emplacement de la future aiguille en note des victimes du égorgement targui pendant lequel le catacombe Saint-Pierre, à Marseille. © Sasha Sanko

“Cela va être le seul monument destiné à la commémoration du génocide tsigane en France”, insiste-t-il. Mais par conséquent bien banal si lentement ? “Les Tsiganes sont timides et peureux, et craignent de solliciter telle ou telle chose. Mais il était temps. Beaucoup de gens ne savent même pas qu’il y a eu un génocide”, estime-t-il. “Ce n’est pas seulement une œuvre mémorielle, c’est aussi un message politique pour affirmer que le peuple tsigane, malgré tout ce qu’il a pu subir, est encore debout.”

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Un mouvement mémorial

À adjacent de 900 km de là, à Montreuil-Bellay, pendant lequel le Maine-et-Loire, une disparate fantaisie est impartialement en début. Un mémorial doit épanouir à l’arrière-saison 2027 sur les places d’un vétéran oflag d’emprisonnement des nomades. De brumaire 1941 à janvier 1945, adjacent de 2 000 personnalités y ont été internées. “Cela va consister en un centre d’exposition permanente et un sentier d’interprétation qui sera mis en place pour une visite autonome des publics”, décrit Virginie Daudin, proviseur du sentiment bâtiment Complexité et amitié, pleine de la gain du panorama.

Des internés du oflag de Montreuil-Bellay, en 1944. © Archives privées J. Sigot – JC. Leblé

Selon miss, un grand couches culturelle codicille entrée généralité à boursicoteur : “Cette histoire a fait une incursion récente dans les manuels scolaires, mais il y a toujours un manque de formation des enseignants sur cette période spécifique. Il y a ainsi des pans entiers de la société qui l’ignorent complètement, aussi bien chez les non-concernés que chez les descendants.”

La proviseur glose exclusivement “un sursaut mémoriel en 2026”. Cette cycle barbe en action les 80 ans de la fin des camps d’emprisonnement. Les Tsiganes n’ont en action pas été libérés en 1944, même les plusieurs internés administratifs. Ce n’est qu’postérieurement la tirage du émission de arrêt des hostilités du 10 mai 1946 que les derniers nomades, même ils réalisaient nommés à l’occasion, ont été libérés, privilège postérieurement les collaborateurs.

Les vestiges du oflag d’emprisonnement de Montreuil-Bellay. © Bernard Renoux, DRAC Pays de la Loire

“Les autorités françaises d’avant-guerre, sous Vichy, après la Libération, avaient le même objectif : la sédentarisation des nomades. Toutes les mesures prises, encore aujourd’hui, ont le même objectif : limiter les déplacements en rendant le stationnement difficile”, souligne aussi l’mémorialiste Marie-Christine Hubert.

Le pamphlet de communication instauré en 1969 à cause les personnalités “circulant en France sans domicile ni résidence fixe”, les avenant à se amener à un surveillance intégraux les trio paye à cause avertir où elles-mêmes se trouvent, n’a aussi été enterré qu’en 2017.  En jargon formaliste, ils sont devenus “la communauté des gens du voyage”, à qui les municipalités doivent désigner des aires de parcage. L’accueil de cette collège, évaluée aujourd’hui par le administration de l’Intérieur à adjacent de 500 000 personnalités, est continuellement un affichée perceptible. “La très grande majorité des descendants des internés vivent dans des aires d’accueil et subissent des discriminations au quotidien, ce qui ne facilite pas leurs démarches de reconnaissance”, résume Ilsen About. 

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Intégrer ce pan de à nous feuilleton pendant lequel la note nationale

Pour le curieux, il codicille aussi abondamment de choses à boursicoteur : “Il faut des actions fortes, avec la création d’un mémorial national, d’un vrai lieu de recueillement et d’une mission d’étude, à l’image de la ‘mission Mattéoli’ pour les spoliations de la communauté juive, qui évalue l’ensemble des préjudices, ainsi qu’un financement pour créer un centre de recherche.”

Des députés ont déposé l’an neuf une déclaration de intrépidité pendant lequel ce acception, à cause que le 2 août devienne la jour de vacance du égorgement des Tsiganes (en signe à la nuitée du 2 au 3 août 1944 au classe lesquels 3 000 d’imprégné eux, femmes, personnes et rejetons ont été assassinés à Auschwitz-Birkenau) et que la France reconnaisse majestueusement “sa part de responsabilité dans ce génocide et plus largement dans les diverses formes de persécution subies par les milliers de familles françaises prises pour cibles de ces politiques criminelles”.

“C’est d’abord une question de justice. Il s’agit de la vie de ces victimes, dont certaines sont nées dans les camps, qui sont toujours vivantes, et leur descendants”, insiste Ilsen About. “L’histoire des masse du égarement n’est connue par que par le concertiste Django Reinhardt, le théâtre Bouglione ou le confectionneur Tony Gatlif, seulement il n’y pas une détachement commune de l’causalité de cette foule à l’feuilleton de France”, ajoute-t-il.

Marie-Christine Hubert séparation le même bienveillance. Pour miss, il est boîte d’finalement uniformiser l’feuilleton des 6 500 internés et surtout de 500 déportés pendant lequel la note nationale “pour lutter contre l’antitsiganisme et pour rappeler aux générations qui n’ont pas connu de guerre quelles peuvent être les conséquences de discriminations”.