Municipales 2026 à Frontignan : postérité de la gâtine Mobil, architecture, calme, badinages, les candidats prennent lieu

A trio semaines du élection, les trio candidats à la hôtel de ville de Frontignan, Michel Arrouy (toute la bâbord miraculé LFI), Thibaut Cléret-Villargordo (distinct spontanée) et Cédric Delapierre (RN) se positionnent sur distinct thèmes (1/2)

Que entreprendre de la gâtine Mobil ?

Michel Arrouy : “L’aménagement d’anciens chais en pôle culturel est le 1er acte fondateur de la transformation du secteur que nous étions les seuls à défendre. Le cœur du site sera le pôle d’échange avec une gare connectée à toutes les mobilités : douces, transport en commun, stationnement. Les études sont déjà en cours pour créer une zone d’activité couplant écologie industrielle et PME créatrices d’emplois par la transition écologique : espace pour l’artisanat local, coworking pour les autoentrepreneurs et les étudiants, lieu ressource pour nos artisans du bâtiment. Les activités de loisirs ne manqueront pas : grands espaces végétalisés, lieux de rencontres, quai entièrement réhabilité, promenade et espace détente face au quai Voltaire. Nous affinerons l’offre pour les jeunes avec eux (streetwork out, sports indoor, espaces de jeux, de concerts…).”

Thibaut Cléret : “La friche Mobil symbolise l’immobilisme. Il est temps d’entrer dans une ère nouvelle. Onze hectares au cœur de Frontignan laissés sans cap. Moi, je fais le choix de l’action. Ce site ne sera plus un symbole d’échec, mais de relance. La ville restera propriétaire de ce site stratégique pour protéger le foncier, maîtriser les prix et préserver l’intérêt général. Je trancherai : cette friche deviendra un moteur du renouveau économique et culturel de Frontignan. J’y créerai un pôle de divertissement et de culture à vocation intercommunale : une salle de spectacle de 1 500 places, une salle d’exposition en tiers-lieu, une scène extérieure, des loisirs familiaux et un parc de jeux intégré à un espace renaturé. Le projet n’occupera qu’une partie du site. Il créera de l’emploi, de l’attractivité et donnera à Frontignan une ambition à la hauteur de son potentiel.”

Cédric Delapierre : “La friche Mobil ne doit pas devenir un énième projet public hors-sol qui serait surtout un centre de dépenses publiques, sans création d’activité productive. Mon choix est clair : faire de ce site un levier d’emplois privés et de développement économique local tourné vers l’économie du futur. Je veux une reconversion orientée vers l’innovation et la valeur ajoutée : PME, services aux entreprises, numérique, logistique légère, activités compatibles avec un territoire littoral. La commune doit piloter : maîtrise foncière, règles d’urbanisme claires, calendrier ferme, recherche d’investisseurs et mobilisation des financements “reconversion de friches”. Objectif : transformer cette friche en moteur d’emplois et de recettes au service des habitants de Frontignan-la-Peyrade et de notre territoire.”

Quelle est votre rêve de la calme ?

Michel Arrouy : “La sécurité est une des missions essentielles du Maire qui ne se délègue pas. Il ne suffit pas d’en parler. Il faut œuvrer de manière préventive et répressive, en traitant avant tout les causes pour ne pas avoir à subir les conséquences. Il faut défendre la présence de la Police nationale, collaborer avec elle, la Préfecture et la Justice. Nous le faisons depuis 6 ans. Nous avons mis en place le rappel à l’ordre du maire et des médiateurs en prévention sont sur le terrain. Nous rendrons plus accessible le poste de Police municipale et renforcerons encore le nombre de caméras pour lutter contre les incivilités qui peuvent nourrir un sentiment d’insécurité. Nous défendons la création d’un Centre de Supervision Urbain intercommunal. La sécurité, c’est aussi être solidaire des plus fragiles et permettre de vivre sereinement, en sécurisant les parcours de vie.”

Thibaut Cléret : “La sécurité n’est pas un slogan. C’est un droit fondamental. Elle conditionne la liberté, la tranquillité et la qualité de vie au quotidien. À Frontignan, je mettrai fin à l’angélisme et au déni. Je mettrai en place une sécurité de proximité, visible et dissuasive : l’augmentation nécessaire des effectifs de la police municipale, présence 24h/24 et 7j/7, mieux équipés et pleinement déployés sur le terrain, en lien étroit avec les forces de l’État. La vidéoprotection sera développée là où elle est réellement utile, sans dogmatisme. La sécurité passe aussi par la prévention : éclairage public nocturne, aménagement urbain adapté et présence humaine. Je serai ferme. La réalité des faits dans notre société impose la tolérance zéro (rodéos, drogues, violences). Protéger les victimes et faire respecter les règles républicaines n’est pas négociable. C’est ma ligne.”

Cédric Delapierre : “Je ne commenterai pas l’insécurité, je la combattrai. Ma vision : une sécurité globale, pour que tous les habitants vivent paisiblement. Présence humaine, dissuasion, technologie, réactivité et coopération avec l’État. Car la sécurité est la première des libertés. Je mettrai en place une police municipale armée, visible et opérationnelle 24h/24 – 7j/7, avec 20 nouveaux agents. Je créerai un poste de police municipale à Frontignan-Plage, une unité deux-roues d’intervention rapide et une brigade canine nocturne. Je renforcerai massivement la vidéoprotection : extension, modernisation jour/nuit, suppression des angles morts, et un Centre de Surveillance Urbain (CSU) renforcé. Je déploierai des boutons d’alerte pour les commerçants et des caméras-piétons pour garantir les droits de tous et sécuriser les interventions. L’éclairage public sera rétabli la nuit.”

Quelles ambitions dans le ludisme ?

Michel Arrouy : “Le sport est essentiel à la santé et à l’épanouissement de chacun. Outre la construction de la piscine intercommunale et du gymnase du département aux Hierles, nous favoriserons les pratiques dans l’espace public (street workout). Le sport doit aussi être égalitaire. Les discriminations n’y ont pas leur place et le sport féminin doit avoir la sienne. Nous l’avons co-inscrit avec les associations dans notre charte de la vie associative. Nos champions participent à l’image de la ville. Avec Nikola Karabatic, nous travaillons à un projet qui partage ces valeurs.”

Thibaut Cléret : “Le sport est un pilier du lien social, de la santé et de l’éducation. Mon rôle sera de donner aux clubs et aux bénévoles les moyens d’agir, pas de leur compliquer la vie. Je soutiendrai le sport pour tous, à tous les âges, en développant des équipements accessibles et en accompagnant les clubs. Je créerai un Pass Sport local pour aider les jeunes à accéder à une activité sportive, sans frein financier. Le sport est un investissement dans la jeunesse et la cohésion.”

Cédric Delapierre : “Ma priorité : un maximum de sport pour tous, tout le temps. Le sport est un pilier de la santé, de l’éducation et du lien social. Je renforcerai le soutien aux clubs et développerai des équipements sportifs de proximité en libre accès. Je créerai un pass sport pour aider les jeunes à pratiquer. Je soutiendrai un projet structurant : un boulodrome couvert. Et je développerai les sports nautiques à Frontignan-Plage, utiles aussi à l’économie locale.”

Urbanisme : faut-il surtout ériger et remplaçant quelles menstruations ?

Michel Arrouy : “L’urbanisme c’est définir comment on vit ensemble en garantissant des équilibres. L’heure des maires bétonneurs est révolue. Réparer les espaces publics pour créer des espaces de rencontre, relier les habitants, c’est cela faire la ville aujourd’hui : ménager et non plus aménager. Pour répondre aux besoins des familles, des jeunes et des plus âgés, nous développerons de nouvelles formes de logements : grands appartements, habitat participatif et intergénérationnel, espaces partagés et de coworking, offres adaptées aux jeunes. Tout en préservant nos espaces naturels et agricoles et en optimisant nos fonctionnements, dont les réseaux. Nous avons anticipé avec des études prospectives à la hauteur des enjeux : nous travaillons déjà à la ville de demain avec les habitants.”

Thibaut Cléret : “Oui, il faut encore construire, mais pas n’importe où ni n’importe comment. Le temps de l’urbanisme subi doit prendre fin. Je mettrai en œuvre un urbanisme maîtrisé, fondé sur la densification raisonnée, la réhabilitation de l’existant et la limitation stricte de l’étalement urbain. Les nouvelles constructions se concentreront dans les secteurs déjà urbanisés, dans le respect des équilibres paysagers et environnementaux. Les règles seront claires, stables et équitables. J’imposerai une exigence forte sur la qualité architecturale, les espaces verts, le stationnement et la gestion de l’eau. Je refuserai la construction de collectifs au cœur des lotissements ou à proximité immédiate des maisons. Frontignan-La Peyrade doit rester une ville à taille humaine, un grand village avec une âme.”

Cédric Delapierre : “Je veux un urbanisme cohérent, pensé pour installer des familles durablement, pas pour fabriquer une ville dortoir. Je refuse les grands programmes de 300 ou 400 logements décidés dans une logique électoraliste, qui saturent les écoles, la circulation, le stationnement et les réseaux. Oui, il faut construire. Mais à la bonne échelle : des programmes plus petits, adaptés à la démographie réelle, intégrés au tissu urbain et respectueux de l’identité de notre commune. Ma priorité sera la qualité de vie et la responsabilité environnementale : réhabiliter plutôt que densifier, embellir plutôt que bétonner, et surtout rénover un système d’évacuation des eaux usées aujourd’hui défaillant. Je lancerai un plan d’embellissement visible et concret : façades, éclairage patrimonial, espaces publics.”