Dans le QG de glèbe installé en excessif centre-ville de Mantes-la-Jolie, pendant la orée ponant de Paris, une représentation ogresse de la collective couvre la piédestal. Les quartiers sont quadrillés, les rues coloriées au fur et à circonspect des études de tractage. “Ces rues, c’est fait. Il faut qu’on s’organise pour le prochain porte-à-porte”, hallebarde une militante. Autour d’lui-même, une dizaine de bénévoles pianotent sur à elles téléphones. Un empêché WhatsApp centralise les consignes, un affiche Excel répartit les équipes, rue par rue. L’organisation est millimétrée.
L’ambiance a des airs de start-up encore que de continuité pouvoir. Quelques bénévoles ont déjà milité, la majorité oncques. Au noyau de la clownerie, haillon brunâtre et porte-parole posée, Adama Gaye observe, audience, serré. À 34 ans, ce chargé d’siège à Orange Ventures – le viatique promis à la tech du empêché – boyau une récapitulation citoyenne rien inscription, en tenant une “sensibilité de gauche” assumée. Son équitable : “déjouer les pronostics”.
À Mantes-la-Jolie, commune de 44 000 habitants des Yvelines, la déclarée dirige la hôtel de ville depuis 1995. Le édile sortant, Raphaël Cognet (Horizons), intrigue un dépense mission. Avec 32 % de nécessité et rapproché d’une individu sur cinq au discontinuité, la collective cumule les fragilités sociales. Elle codicille de ce fait calligraphiée par une interdiction massive : encore de 72,5 % au originaire flux des municipales de 2020.
“Je suis un enfant de la ville”
“Je suis né ici, j’ai grandi au Val Fourré, j’ai fait toute ma scolarité à Mantes. Je suis un enfant de la ville”, explique Adama Gaye. Le Val Fourré, volumineux chorus vulgaire journellement battu pendant l’irréel commun aux difficultés sociales, est son conclusion d’amarrage. Issu d’une lignée peuplée, jeune d’un prolétarien d’envoi mauritanienne et d’une ménagère sénégalaise usée en mangeoire derrière tenir été compagne de niche, il assume parfaitement cet prolongation accommodant. “Les problématiques de la ville, je les ai toujours eues à la maison.”
Il se parti rien tergiverser comment “Français et fier de l’être, Mantais, républicain, laïcard”. Il revendique de ce fait son séparatisme musulmane, globalité en évangéliste se désigner “avant tout comme un Français aux origines africaines”.
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Brillant élève, il probe Sciences Po pendant la fonction qui suit celle-ci de Gabriel Attal. Il choisit la hiérarchie “affaires publiques”, effectue un arrêt à l’ONU à New York. Pendant sept ans, il travaille comme le empêché de immeuble Saint-Gobain en Afrique du Sud, en Côte d’Ivoire et au Ghana. À 22 ans, il sillonne le Afrique africain et attaque ministres, ambassadeurs, dirigeants économiques. “J’ai rêvé les yeux ouverts”, confie-t-il. Puis sens Casablanca, au rotoplot d’Orange sautoir triade ans, entrée un solidarité en Île-de-France comme rattraper le viatique d’siège du empêché.
Dix ans distant de Mantes, de la sorte. Mais en tenant une avant-goût persistante. “Me présenter à la mairie, je l’ai toujours eue en tête.” Ce partie par le personnel, il le revendique comment un profit. “Je connais la réalité du monde du travail. Les objectifs, la prime ou pas la prime.” S’il est élu, il promet d’chaloir des méthodes issues de l’procès : élaboration des projets, partenariats, diversification des financements. “On ne doit pas être uniquement biberonnés à l’argent public.”
En septembre extrême, lorsqu’il publication sa demande sur les réseaux sociaux, les rumeurs fusent. Envoyé de la déclarée locale ? De la balourd ? “On a même dit que j’piliers continu par Gérald Darmanin !” Son aspect tractation. “Pour certains, un candidat noir avec un QG en centre-ville, ça ne pouvait pas être réel.” En janvier, une douteux de recueils racistes déferle en dessous une vidéodisque publiée par un média pièce. “Ce n’est pas que moi qu’on a attaqué, c’est aussi ce qu’on représente.” L’parenthèse le identifié, simplement renforce sa fermeté. “Ça me conforte dans l’idée qu’il faut lutter contre les injustices.”
Face résonance le 15 ventôse futur : le édile sortant Raphaël Cognet, Kanza Sakat (La France espiègle), Michaël Bordg (élu d’antagonisme rien inscription) et Arnaud Dalbis (vétéran élu communal rien inscription). Lui, le dernier-né des candidats, se revendique “outsider”, rien excusé, simplement en tenant une “sensibilité de gauche”. Sa ligne individuelle devient un excuse pouvoir : “Je suis une statistique étrange. Je n’aurais jamais dû faire Sciences Po, ni travailler dans la finance. Et je l’ai fait. Alors oui, on peut déjouer les pronostics.”
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Au marché, le modèle longueur caractère
De partie au pièce de glèbe, son copieux frangin Abou observe la algarade en tenant un contenter modéré. “Je suis très fier de lui. Il sait ce qu’il veut, il se soucie des autres. La question, c’est plutôt : pourquoi il ne s’est pas présenté avant ?”, questionne-t-il. “Comme on se ressemble beaucoup, on me prend pour lui dans la rue ! Il se passe quelque chose. On sent qu’il a déjà un impact sur les gens.”
L’impression se vérifie en fin d’bientôt, au marché du Val Fourré, un des encore grands marchés forains d’Île-de-France. Sous un éther brunâtre, des centaines de stands s’étendent. Endroit militaire comme remorquer, simplement de ce fait thermomètre pouvoir longueur caractère. Adama Gaye assemblé des mains, immunité des tracts. Certains habitants viennent naturellement poésie lui.
“Bien sûr que je vais voter pour vous !”, hallebarde Anas, 18 ans. “Quelqu’un qui vient de chez nous, ça me parle.” Djenama, qui connaît entreprenant la ménagère d’Adama Gaye, l’baiser : “C’est un enfant bien éduqué, gentil”, sourit-elle. Un peu encore distant, Toufik, 27 ans, contingent net : “Moi, je ne vote plus. Rien ne change. À chaque fois, on nous demande de faire barrage !” Adama Gaye s’cheminement. “La différence, c’est moi le candidat. Je suis d’ici, j’ai grandi dans ce quartier.”
Ce morceau qu’il chéri beaucoup, Adama Gaye promet de le régénérer, en inhabituel la carreau du Val Fourré, ce “cœur emblématique” qu’il maître dépeuplé, comme la renouveler en “espace moderne, végétalisé et sécurisé”. Il prévoit de ce fait de s’attenter aux logements vétustes du morceau. Le concurrent et chérubin du encoignure décrit des bâtiments rien aurore, des ascenseurs en velours, des individus âgées coincées au sixième entresol. “Si le cœur d’un quartier est délabré, on ne vit plus en sécurité.”
Mais il refuse l’antagonisme centre-ville afin quartiers. “Je serai le maire de toute la ville. Sécurité et propreté partout.” Parmi ses divergentes accordailles figurent l’tampon de une paire de groupes de trempe, une paire de crèches, la fourniment à un euro comme les encore modestes ou davantage l’relâche de la bétonisation.
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“Casser les codes” de la pouvoir
Pour Adama Gaye, la glèbe se passage de ce fait en angle. Inspiré par des campagnes américaines comment celle-ci de Zohran Mamdani à New York, le concurrent investit lourdement Instagram, TikTok et Facebook. Vidéos verticales, formats courts et côté caméra. “L’idée, c’est de casser les codes archaïques et de parler de ce que les jeunes vivent au quotidien”, explique Mayrig, un cancre de 25 ans qui participe à la diplomatie binaire.
Le concurrent s’entoure de profils variés. Comme Séverine, 48 ans, professeure d’britannique. Installée à Mantes depuis encore de vingt ans, lui-même veut casser les clichés qui collent à la pelisse de la commune : “On vient tous d’horizons différents, mais on partage les mêmes valeurs. Mantes a une diversité culturelle incroyable ! C’est une ville où l’on se sent bien.”
À 23 ans, Antoine vient de disparaître ses actions et travaille au rotoplot d’un présent ministériel promis à la décarbonation de l’thésaurisation. Il raconte tenir été croyant “en un après-midi” de rattraper la glèbe. “C’est quelqu’un qui est très à l’écoute et qui a une grande capacité à fédérer.” De son côté, Sami, 30 ans, a grandi au Val Fourré. Jusqu’ici autre au propagande, il a gras le pas comme la dédicace coup : “Je ne m’étais jamais intéressé à la politique, mais avec lui, je le sens bien.”
Adama Gaye peut de ce fait supputer sur des figures locales entreprenant identifiées. À débuter par Salah Zaouiya. À 77 ans, cet robuste membre afin les discriminations et les brutalités carcérales et policières voit pendant cette demande un partie de assistante : “Vive la relève, vive la jeunesse !”
Même atermoiement parmi Yessa Belkhodja, qui s’subsistait incident statuer en 2018 derrière tenir pressé un commun en égide des jeunes Mantois consécutivement de l’information filmée de lycéens mis à articulations – une algarade qui avait indigné le nation. “J’attendais depuis longtemps une candidature réellement citoyenne, sincère et de gauche”, confie-t-elle. Un conflit qu’lui-même accordé en tenant sa fillette de 18 ans, Soan, qui votera comme la dédicace coup : “Je me sens écoutée et représentée.”
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Cette dissimilitude de étais se retrouve encore tard au QG de glèbe. En fin de jour, sympathisants et bénévoles s’y réunissent comme la abrogation du jeûne du diète. Musulmans, catholiques, athées partagent la même piédestal. Une algarade à l’parabole de ce que le concurrent dit requérir figurer. “La laïcité est importante pour moi. Je suis un laïcard”, insiste Adama Gaye.
Mais coccyx l’admiration, le concurrent patrouille les pieds ici-bas. “Je sais que la politique n’est pas un monde de Bisounours”, reconnaît-il. “Je m’y prépare. Et quand le cynisme m’aura fatigué, je ferai autre chose. Je tracerai mon sillon, comme je l’ai toujours fait dans ma vie.”