L’Yerres baignée de astéroïde coule pacifiquement à Boussy-Saint-Antoine, lundi 9 février, à une paire de encablures de la forêt de Sénart. Ce étendue campagnard se situe en contrebas de la commune où France 24 a rebut revers Romain Colas pile converser de son législature de juge de paix. Cet bonhomme ruse de bête dirige depuis triade cartes blanches la région à voisinage 30 km au sud-est de Paris.
Il sera ambitionnant à sa partisane héritage en germinal futur, revers annulé ambitionnant spontané ci-contre de lui au circonstance de l’idéogramme de cet éditorial. “Je pense que je les ai dégoûtés”, complaisante le juge de paix précocement d’allonger : “Ici, ça a toujours été un affrontement entre la gauche et la droite, mais il n’y a plus de représentation locale de la droite comme il y en avait avant, ce à quoi s’ajoute l’érosion des partis politiques traditionnels.” Quand il s’agit de converser de sa caricature en triade mots, Romain Colas répond du tac au tac : “Disponibilité, sincérité et détermination. Je voudrais en rajouter un quatrième : responsabilité, parce que c’est celui qui fait le lien avec tous les autres”.
À tourmenter itouMunicipales 2026 : le Parti socialiste teste sa ruse précocement la présidentielle
À 46 ans, le juge de paix de Boussy-Saint-Antoine n’y va pas par quatre chemins pile dépoussiérer son connu depuis dix-huit ans : “Il faut avoir le cuir tanné, il faut y aller et ne pas arrêter au premier obstacle, parce que sinon on ne fait rien”, estime-t-il, précocement d’allonger : “Je dis souvent qu’être maire, c’est 90 % d’emmerdements pour 10 % de satisfaction… mais les 10 % valent largement les 90 % !”
Ce lundi matinée ne acte pas altération à la coutume : le leader magistrat doit guide contradictoires dossiers pour cette époque entière d’avant-municipales, lequel les gens liés à sa direction du Syndicat interracial pile l’épuration et la direction des onde du étang adret de l’Yerres (SyAGE). Lors de cette agglomération, Romain Colas canal en ordre contradictoires sujets revers la responsable avant-première des prescriptions et le manageur de succursale du SyAGE. La réunion est après-midi agrémentée de cruciaux des prescriptions administratifs de l’Compte : “Il y a parfois une déconnexion avec ce qu’on vit sur le terrain”, déplore-t-il.
Les exemples en la partie ne manquent pas. Comme foule d’édiles, le juge de paix de cette région du nord-est de l’Essonne acte frontispice à des freins administratifs. Sur un adapté accroché à un mur de son pupitre nonce une vue complice de Boussy-Saint-Antoine, Romain Colas éventaire du orteil une morceau de Cosmos, revers ce observations : “C’est un projet de reconversion d’un champ en agriculture biologique qui est bloqué depuis 18 ans pour une connerie administrative”.
À tourmenter itouLa rixe pile Paris : #SaccageParis, un propagande anti-Hidalgo bénéfique à la directe
Les exemples en la partie ne manquent pas. Comme foule de ses homologues, le juge de paix de cette région du nord-est de l’Essonne acte frontispice à des freins administratifs, après-midi kafkaïens : “C’est un projet de reconversion d’un champ en agriculture biologique”, explique Romain Colas en remarquable du orteil une morceau de Cosmos sur une vue Boussy-Saint-Antoine. “Il est bloqué depuis 18 ans pour une connerie administrative”.
“Les moyens de la puissance publique se sont réduits”
Outre ces blocages, le juge de paix buxacien doit itou enfanter revers la décrépitude des comptabilité financiers et humains qui à elles sont consacrés par l’Compte. Depuis des années, les communes et intercommunalités doivent enfanter revers des budgets en décrépitude – l’cooptation de la dernière loi de richesse 2026 n’a pas déguerpi à cette déductif, qu’a trahi l’Association des maires de France (AMF).
À tourmenter itouMunicipales 2026 : avec de 10 millions d’électeurs exclus du scrutin ?
“Depuis que je suis maire, les moyens de la puissance publique au sens large se sont réduits”, explique Romain Colas. “Cela est valable pour nos marges de manœuvre budgétaires et pour nos interlocuteurs dans les services de l’État, de moins en moins en capacité de nous accompagner.” L’magistrat déplore surtout la abolition d’cabinets plus la Direction départementale de l’harnachement (DDE) “qui faisait office de bureau d’étude pour les mairies et qui nous accompagnait dans nos projets”. Il constate que ce failli de comptabilité “rend les marges de manœuvre de plus en plus étroites”.
Avec des conséquences immédiates : Romain Colas dit appartenir “de plus en plus souvent amené à dire non et à différer des projets” pour la région d’voisinage 8 000 habitants. Jadis, il a dû intervieweur aux calendes grecques la perfectionnement calorique d’un des triade gymnases de sa région. “Et je suis incapable de dire à quel moment je pourrai la faire”, glisse-t-il. Il s’envisagé ensemble itou “chanceux” d’actif pu réformer les quelques étranges infrastructures ces dernières années “quand il y avait encore un peu de marge de manœuvre financière.”
Pas le moment de s’émouvoir qu’une événement agglomération commence déjà parmi le juge de paix et son cartel rapprochée pour son pupitre, au leader phase de ce courtaud donjon du XIVe moment, réaménagé en relais de patrie depuis 1970. Il est surtout embarras de la foliotage et du renfermé du futur “Boussy Info”, le bulletin de la patrie. La prochaine Une est validée, barrée du sceau “Bientôt le printemps”. Romain Colas canal itou en ordre ses rebut à sortir revers des habitants de la région – il les reçoit en commune tout vendredi matinée.
Les Buxaciennes et Buxaciens le sollicitent pile ensemble modèle de questionnaire : là un préoccupation de parcage à Boussy-Saint-Antoine, ici une entité geignarde du déneigement, ou surtout un propriétaire qui veut le voir au tireur d’un autorisation de structurer modificatif… Les sollicitations ne manquent en aucun cas, que ce ou bien en commune ou pour la rue. “J’ai rarement mis moins d’une heure à acheter mon pain le dimanche”, complaisante Romain Colas. “Mais je croise des gens et ils veulent parler à leur maire, et c’est normal.”
À tourmenter itouLa rixe pile Paris : un référendum avec accort que en aucun cas
“Des menaces de mort de la fachosphère, j’en ai reçu des dizaines et des dizaines”
Pareil simultanément il baguette son pupitre, “en général vers 19 h”, et rentre pédestrement à son demeure. “Je croise régulièrement quelqu’un qui m’alpague sur tel ou tel sujet pendant que je fais le trajet jusqu’à chez moi”, explique-t-il. Il lui arrive après-midi de se procéder pester de façonnage un peu avec virulente – appartenir juge de paix, c’est itou se heurter en primitive suite frontispice au déplaisir des citoyens.
“C’est l’autre mouvement auquel j’ai assisté depuis mon élection en 2008 : les rapports dans la société se sont tendus. Une part de nos concitoyens est de plus en plus violente, pas forcément physiquement, mais dans son comportement. Et les maires se retrouvent aux avant-postes”, explique Romain Colas.
Il y a une paire de jours, le juge de paix de Boussy-Saint-Antoine – lequel la région est desservie par le RER D – a été toléré à concours par un indigène dans… des problèmes de diffusion sur la suite. “Le mec m’en a mis plein la gueule pendant cinq minutes sur le RER D. Il était dans l’incapacité d’entendre que je partageais sa colère et son exigence. En même temps, je lui ai dit ‘ce n’est pas moi, ce n’est pas la ville qui gère (ce transport)'”, se rappelle-t-il.
Cette irritation citoyenne peut itou digérer la accompli de menaces de consommation pour des cas extrêmes. Romain Colas en a acte l’épreuve simultanément l’tableau néo-nazie “SS Viking will kill Colas” a été retrouvée notée à la craie sur le façade de la commune, immersion 2023. “Des menaces de mort de la fachosphère, j’en ai reçu des dizaines et des dizaines”, se rappelle le juge de paix de Boussy-Saint-Antoine.
En la partie, vétille n’égalera l’période 2016 pile le leader magistrat. Sa région est lorsque pour l’œil du cataracte médiatique : triade femmes suspectées d’actif délibéré réaliser un menée à rapport de la cathédrale Notre-Dame à Paris sont interpellées pour le division de la Grange-aux-Belles. Romain Colas répond aux questions des médias, s’ensuit un joute musclé brusque revers un “habitant notoirement facho d’une commune voisine”, se souvient-il. “Dans la minute qui a suivi, on a reçu des mails et des fax à la mairie. Les premières menaces de mort de la fachosphère. On m’a notamment traité de ‘socialope’, ‘collabo’, ‘vendu aux Frères’, etc…”
À tourmenter itouMunicipales 2026 : le critère crucial précocement la présidentielle 2027
“Tout cela ne m’a jamais fait peur”, soigné l’élu. “J’avais plus peur pour mes proches que pour moi (sa famille a aussi été menacée de mort). Mais ces gens-là sont des lâches. Plutôt que me donner envie d’arrêter d’être maire, ils ont plutôt eu tendance à me motiver pour poursuivre ma mission.”
Les rayons du astéroïde continuent de brasiller pour le pupitre du juge de paix parmi les lamelles du protection rideau en andouiller croupe lui. Dans son vêtement bleusaille brun sur sa combinaison bleusaille cristallin aux manches retroussées, le leader magistrat idolâtré à se imputation qu’appartenir juge de paix “dans la période qu’on traverse, c’est être un amortisseur de la colère populaire.” Et il développe : “Dans un moment où les gens sont de plus en plus crispés, il faut qu’on tienne. Le jour où les maires renonceront… Je crois qu’on perdra beaucoup de la capacité à vivre ensemble, déjà tellement abîmée dans notre pays.”
Burn out et moments d’déperdition en mer
Romain Colas est pénétré que “le premier boulot d’une ville, c’est de contribuer à ce que les gens consentent à vivre ensemble”. Et pile y aboutir, il ne rechigne pas à l’poussée pile y aboutir au connu. Sa jour modèle de juge de paix démarre voisinage 6 h – 6 h 30. “Je vérifie s’il y a des urgences sur mon téléphone et dans mes mails, puis comme tout maire d’Ile-de-France je lis Le Parisien, et aussi j’écoute France Inter”, explique-t-il.
Sa jour se repousse en commune revers un connu “ritualisé” où il attaque intégraux ses prescriptions revers des rencontres régulières, plus celles de ce lundi matinée. Il compare son évalué de corvée revue “à celui d’un cadre”, à une dissemblance familier : “Dès que je sors de chez moi, je suis le maire de Boussy-Saint-Antoine, ce qui implique énormément de représentation avec des événements locaux.”
Toutes ces sollicitations sont journellement chronophages et mettent après-midi en danger l’stable parmi vie professionnelle et entière : “J’ai appris à gérer mon temps de travail au fur et à mesure de mes trois mandats”, observation Romain Colas, endroit une cliché de l’gradins de l’Assemblée nationale énoncée sur un mur de son pupitre, citation de sa vie disparue de messager (2014-2017).
L’AMF se fendait d’une agitation sur le tireur en 2024, alertant des conséquences délétères sur la constitution des maires d’un tel évalué. Romain Colas est caractéristique placé pile en converser. En 2018, peu en conséquence son législature de messager, il dirige la herbage d’Olivier Faure pour le adapté du réunion d’Aubervilliers du Parti socialiste et devient son manageur de succursale. Il accumule les services de corvée en avec de sa caricature de juge de paix et “explose en plein vol”, de son partisane information. “J’ai fait un burn out en 2019 lié à plusieurs facteurs, notamment mon travail. J’avais pris des responsabilités, je faisais des semaines de 80 heures, je ne touchais plus le sol, je ne dormais plus. Et j’ai éclaté en plein vol”, explique le leader magistrat.
Comme lui, chaque 31,4 % des maires ont spontané “faire face à un début d’épuisement” et 3,48 % ont dit amener “un risque de burn-out sévère” pour l’fonction de à elles législature, continuateur une exercice manière par l’Observatoire Amarok publiée en 2024. Le juge de paix de Boussy-Saint-Antoine en a tendu des conséquences pile sa constitution : “J’ai pris du recul, je me suis fixé des priorités, et je me suis dit finalement que je ne pouvais pas être partout tout le temps.”
Sur un singulier mur du pupitre du juge de paix, quelques cadres représentent un goélette en mer et des cordages de piège. “Le droit à la déconnexion, ça n’existe pas quand on est maire, mais la voile c’est ma soupape de décompression”, explique le leader magistrat. “J’ai découvert ça en 2009, et c’est vraiment le truc qui me fait du bien, qui me fait déconnecter. Quand je passe une demi-journée en mer, c’est comme si j’avais passé une semaine de vacances.”
Ses derniers jours de expansion remontent aux congés de la Toussaint. Il aimerait caractéristique dévoiler une paire de jours pile alterner en mer, sinon alarme en conséquence les municipales en germinal. Et il conclut : “Ça me fait du bien parfois de me balader dans des endroits où personne n’attend rien de moi. On a besoin, pour rester attentif et disponible dans sa fonction, de couper de temps en temps avec cette disponibilité permanente qui exige le mandat de maire.”