Finale Top 14 : “mon premier sentiment, de la frustration”, “dégoûtés de passer à côté”… les réactions postérieurement la glas du MHR

Déçus postérieurement à elles glas en conclusion du Top 14 (28-20) pour Toulouse, chahut 27 juin, les Montpelliérains sont lorsque même passés préalablement la vivacité verso s’décrire.

Lenni Nouchi, timonier du MHR : “Mon premier sentiment, je dirais de la frustration. Mais c’est compliqué de trouver le premier sentiment, parce que je suis fier de l’équipe, du groupe qu’on a réussi à construire. C’est très dur de perdre une finale, c’est la première qu’on perd. Après, c’est la première que je joue, mais j’ai envie de retenir la fierté du groupe qu’on a réussi à construire depuis deux ans, les mecs n’ont rien lâché. À la mi-temps, à 25-6, je pense que 100 % des journalistes, des supporters, du public pensaient qu’on allait en prendre 80. Mais on s’est regardé, droit dans les yeux, on s’est dit qu’on était un groupe qui ne lâchait rien. C’est ce qu’on a montré depuis le début de saison, et on échoue à 8 points. Bien sûr qu’il y a de la frustration, parce que je pense que quand on va regarder le match à froid, on va voir qu’on a les opportunités pour marquer, on a les opportunités pour les mettre un peu plus en danger. Aujourd’hui, on est tombé sur une équipe qui était de niveau égal, je pense, devant. Et de ne pas concrétiser, ça nous a coûté cher.”

Auguste Cadot, foyer du MHR : “On est dégoûtés de passer à côté. On fait preuve de beaucoup plus d’efficacité d’habitude dans les zones de marque. Et aujourd’hui, on n’a pas su le faire. On perd le match là-dessus, parce qu’on court derrière le score et ils marquent trop facilement. C’est ça qui fait la grande différence. On ne sait pas quand on pourra revenir ici. C’est une finale de Top 14. Quand on voit la difficulté et la longueur d’une saison, évidemment que ça va être un vecteur de motivation pour l’année prochaine, mais ça fait chier de passer à côté aujourd’hui. Parce qu’on avait largement la place, je pense. Nous, on y croyait. D’ailleurs, il n’y avait bien que notre groupe qui y croyait. On a prouvé qu’on pouvait rivaliser, mais on voulait montrer un peu à tout le monde qu’on était largement capable de gagner.”

Baptiste Erdocio, pylône du MHR : “On s’attendait à un gros combat. Je pense qu’on a répondu plus que présent. Je pense qu’on a même dominé, notamment en conquête. Après, je pense qu’il y a des décisions de l’arbitre qui ne sont pas forcément en notre faveur, ou qui ne nous accompagnent pas. On ne va pas se cacher derrière ça, parce que Stade Toulousain a livré une magnifique bataille. Ils ont été poison dans les rucks, ils nous ont mis à mal. Mais si on prend la conquête, la mêlée, les mauls… On n’est pas forcément d’accord avec les décisions de M. Ramos ce soir.”

“On ne réalise pas trop”

Paul Graou, moitié de incohérence du Stade Toulousain : “On ne réalise pas trop, je pense qu’on vit des saisons compliquées et que du coup se payer sur ce match-là, ça fait du bien. C’est un soulagement, mais je pense qu’on réalisera surtout dans quelques jours, quelques semaines, et de se dire qu’on a fait quatre Brennus d’affilée, c’est incroyable. On va savourer et on va réaliser petit à petit. C’était un match hyper engagé, avec des conditions vraiment particulières, le ballon était très glissant, il y a eu de l’orage, c’était vraiment compliqué pour jouer. Mais on a mis beaucoup de combats en premier mi-temps, on prend quand même le score. On paye un mauvais début de deuxième mi-temps, qui les remet dans le match, ils commencent à y croire, et voilà, ce qui fait que la fin du match est un peu poussive, mais on garde l’écart au score.”