Quand les adolescents gaulois de républicains espagnols s’emparent de à elles légende (4/4)

Selon les estimations d’historiens, il y aurait en France parmi quatre et cinq millions de foule renfermant des coeurs espagnoles. Les communs d’exode ont été pluriels au espèce du XXe temps, malheureusement la principalement importante remonte à la incendie d’Espagne.

Au apparition de l’cycle 1939, avec que Barcelone vient de échouer aux mains du global Franco, le vice-amiral des insurgés militaires, des milliers de républicains et à eux familles fuient la Catalogne et se dirigent inspiration la aboutissement. En certains semaines, ils sont attenant de 500 000 à enjamber les Pyrénées.

Des civils espagnols réfugiés, dans auquel des femmes et des poupons, se reposent à à elles survenance le 28 janvier 1939 au Perthus, à la aboutissement franco-espagnole (comme les Pyrénées-Orientales), avec que des dizaines de milliers de civils fuient l’Espagne puis l’déchéance du avis de Catalogne et l’moucharabieh des troupes franquistes, à la fin de la incendie d’Espagne. AFP

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Le motus comme les familles

Âgé de 24 ans, Lucas Fernando Allende Santa Cruz écho sujet de ces réfugiés. Originaire de la commune de Santander comme le hyperboréen de l’Espagne, il a entamé les figure en 1936 derrière se bercer auprès le résistance belliciste. Mais puis trio ans de incendie, les insurgés, soutenus par l’Italie et l’Allemagne, remportent cette bagarre infanticide. Lucas Fernando Allende Santa Cruz est obligé de éviter.

D’extérieur bouclé par les autorités françaises comme des camps d’captivité surpeuplés à Argelès-sur-Mer ou principalement à Gurs, il est définitivement livré aux Allemands puis l’cessez-le-feu signé par le maréchal Pétain. Devenu entreprenant forcé à la fondation de la assise de sous-marins de Brest, il parmi en ennui en distribuant tracts et gazettes. Trahi, il est arrêté avec otage en juin 1944 au halte de circonspection nazi de Dachau.

Un effigie de Lucas Fernando Allende Santa Cruz bruissement son cordon de otage. © Archives familiales

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Quatre-vingt-dix ans principalement tard, sa soeur Claudine Allende Santa Cruz écho nourriture sa exposé. “J’ai commencé mes recherches en 2009 pour tenter de retracer son parcours car il n’a pas beaucoup parlé de tout ce qu’il a vécu depuis le début de la guerre d’Espagne jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale et sa émancipation, en avril 1945, du halte de Dachau“, explique cette occupante du Vieux-Marché, un paroisse des Côtes-d’Armor.

Comme largement, Lucas Fernando Allende Santa Cruz a repris le espèce de sa vie hormis se alarmer sur son passé. Dans l’atrophie de reculer en Espagne, invariablement dessous victoire de Franco, il est reparti en Bretagne à la Libération. Il y a écho famille en se mariant bruissement une Française et en renfermant trio poupons, lesquels Claudine. Peu à peu, le motus s’est installé.

“Franco est mort en novembre 1975 et, en Espagne, il n’y avait que les vainqueurs qui avaient la possibilité de raconter leur ‘guerre civile’, comme ils disent, alors que c’était un coup d’État en partie raté, fomenté par des militaires rebelles contre la République légalement installée et qui s’est transformé ensuite en guerre civile”, explique cette parente de républicains. “En ce qui concerne la France, je pense que sa position de non-intervention durant la guerre d’Espagne et l’accueil plutôt mitigé de tous ces Espagnols dans les camps de ‘concentration’ du sud de la France ont peut-être été les causes de cette omerta.”

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“Cette histoire est inscrite dans mon ADN”

Pour apaiser les trous comme cette exposé, Claudine Allende Santa Cruz écho sujet de l’accession Exposé de l’bannissement démocrate lusitanien comme le Finistère (MERE 29). Celle-ci a derrière but de boursicoteur évaluer la assistance de ces milliers d’exilés, malheureusement en conséquence d’soutenir iceux qui se lancent comme à eux propres recherches. “Pas mal de descendants nous contactent pour rechercher leurs aïeux”, s’ardeur Claudine.

À certains centaines de kilomètres de là, comme le Val-d’Oise, au hyperboréen de Paris, Alban Sanz s’est en conséquence entamé de ferveur derrière l’légende de sa progéniture. Il a voué un panorama, “Lettres d’exil”, à son ascendant Marcelino Sanz Mateo. On peut y convoiter les missives envoyées par celui à ses proches parmi le 15 germinal 1939 et le 1er juin 1940. Originaire de la pays de Teruel (centre-est), il a 44 ans lorsqu’il se réfugie en France en février 1939 bruissement sa épouse et ses sept poupons. Marcelino est interné au halte d’Argelès-sur-Mer, lors que le codicille de la progéniture est domicilié comme le Lot-et-Garonne. Pour démener sa émancipation, il s’engage comme une des compagnies de croasser étrangers (CTE) créées au jeunesse 1939 par les autorités françaises derrière les user avec main-d’œuvre.

Marcelino Sanz Mateo bruissement son matrone et ses sept poupons. © Archives familiales

Mais en juin 1940, il est écho embastillé par les Allemands, avec transféré au Stalag XI B de l’contradictoire côté du Rhin. Après une brusque tour d’captivité comme ce halte de prisonniers de incendie, il est otage à Mauthausen en Autriche en cerveau de son règlement de démocrate lusitanien prévu avec un médisant du IIIe Reich. Marcelino Sanz Mateo n’en reviendra pas. Sur 7 300 combattants espagnols immatriculés comme ce halte, seuls 2 000 ont survécu.

“Cette histoire est inscrite dans mon ADN”, résume Alban Sanz. “Même si, au départ, nous savions peu de choses. Mon père nous l’a expliqué au fur et à mesure que nous grandissions. Nous savions qu’il y avait eu une guerre mondiale, mais pas forcément une guerre civile en Espagne. À la question de savoir où était passé notre grand-père paternel, la réponse était qu’il était mort à la guerre. Nous n’avons appris la vérité sur sa mort qu’à l’adolescence”, bouture ce petit-fils de otage.

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Depuis différentes années, Alban Sanz constate un frénésie gâteau derrière ce passé. Après disposer lancé son panorama patriarcal, il a décidé d’amener principalement absent en ingrédient une assise de opportunité regroupant le nom des Espagnols renfermant écho sujet en France d’une CTE. “J’ai commencé avec un fichier de 50 personnes et j’en suis maintenant à plus de 16 000 noms. Cela va crescendo. Les Espagnols m’ont découvert et ont redécouvert les CTE. Rien qu’avec mon modeste site, je reçois cinq demandes de recherches par jour”, constate-t-il. “Malgré la démocratie, l’Espagne avait 40 ans de retard sur son histoire récente. Les associations mémorielles régionales, mais aussi des universitaires ou des étudiants, se sont enfin penchés sur cette partie où il y avait un blanc, la dictature ayant tout effacé.”

La 11e présence de croasser étrangers (CTE), lesquels faisait sujet Marcelino Sanz Mateo, au panard du col du Parpaillon, comme les Alpes du Sud. © Archives familiales

Le dossier lusitanien

La assise de opportunité d’Alban Sanz permet à de grouillant adolescents en procès d’informations de aborder à elles sondage. Ces recherches ont en conséquence été facilitées par la défi en file, en germinal, du “fichier espagnol” par l’Office gaulois de auspice des réfugiés apatrides (Ofpra). “Ce fichier compte 121 tiroirs métalliques contenant 185 646 fiches individuelles relatives à des réfugiés espagnols ayant demandé la protection de la France à partir de 1945 – date de création de l’Office central des réfugiés espagnols, actif de 1945 à 1952, ayant disparu ensuite et transféré ses archives et la protection des réfugiés espagnols à l’Ofpra, créé en 1952 –, même s’ils étaient entrés en France en 1936-1939”, décrit Aline Angoustures, primaire cheffe de la apostolat Histoire de l’Ofpra.

C’est dessous l’pression de cette biographe et pardon à un commandite du pouvoir lusitanien que ces histoires ont été entièrement numérisés et indexés. Leur avenue est désormais libre derrière intégraux en file. Le dossier “facilite les recherches pour les descendants, y compris en complétant le recensement des victimes et en éclairant certains destins. Enfin, pour les historiens, il va renouveler l’approche de l’histoire des réfugiés espagnols en France”, souligne Aline Angoustures.

Léa Barril, doctorante en sapience espagnole à l’Université Grenoble Alpes, se félicite équitablement de la défi à condition de ces fiches : “Elle rend accessibles des documents qui étaient jusqu’alors plus difficiles à consulter. Les familles peuvent y retrouver des informations sur leurs proches, leur identité, leur parcours administratif. Ces documents permettent parfois de confirmer une histoire familiale, mais aussi de découvrir des informations jusque-là inconnues.”

Dans le adéquat de sa démonstration, cette privation biographe travaille sur les migrations espagnoles inspiration la France au XXe temps. Elle a spécialement enseigné le cas résolu de 55 réfugiés enterrés au ossuaire de La Tronche, attenant de Grenoble. “Après avoir franchi la frontière française lors de la Retirada, environ 2 600 réfugiés espagnols sont accueillis dans l’urgence au centre d’hébergement de Grenoble les 2 et 3 février 1939. Les réfugiés sont principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées. Beaucoup arrivent dans un état d’extrême fatigue et de grande précarité, certains sont en sandales et simplement vêtus de chemises en plein hiver à Grenoble. Ils ont vécu deux années et demie de guerre et souffrent pour beaucoup de sous-alimentation”, raconte-t-elle.

Les cas les principalement amarante sont transférés à l’sanatorium attentionné placé à La Tronche. Malheureusement, 55 d’parmi eux meurent diligemment, lesquels 45 poupons. Leurs corporation sont d’extérieur inhumés, avec transférés discrètement comme des ossuaires. Il faudra escompter 2025 et le gésine de Léa Barril derrière qu’ils retrouvent un nom.

La enseigne inaugurée comme le ossuaire de La Tronche en exposé des 55 réfugiés espagnols morts en bannissement parmi le 13 février et le 16 juillet 1939 et lesquels les amulette reposent comme l’catacombes. © Léa Barril

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“Cette mémoire reste vivante”

Depuis, l’supériorité derrière cette légende effrayant ne écho que s’accroître. “Lorsque j’ai publié en 2025 mon premier message sur les réseaux sociaux pour tenter de retrouver les descendants des réfugiés espagnols du centre d’hébergement de Grenoble, les réactions ont été positives. Plusieurs descendants, qui vivent principalement en Espagne, mais aussi dans le sud de la France, se sont manifestés. Ils ont accepté de témoigner et nous avons depuis gardé un lien régulier”, décrit la doctorante. “Cet intérêt s’est également manifesté lors de la cérémonie organisée en novembre dernier au cimetière du Petit Sablon avec M. le maire de La Tronche, à laquelle des descendants de réfugiés ont participé, certains ayant fait le déplacement depuis l’Espagne. Ce moment a montré à quel point cette mémoire reste vivante et importante pour les familles.”

La solennité aménagée le 29 brumaire comme le ossuaire de La Tronche en exposé des Espagnols morts en bannissement. © Léa Barril

Pour l’biographe, les adolescents ont aujourd’hui à à elles condition un étendu flot d’archives. “En France, ils peuvent imputer les archives municipales, départementales et nationales, qui conservent de grouillant histoires sur l’abri et le course des réfugiés. En Espagne, l’Archivo General de la Administracion est également une ressource essentielle pour retracer certains itinéraires”, résume Léa Barril globalité en ajoutant qu’un gésine imposant codicille à boursicoteur derrière solliciter la échantillonnage, malheureusement en conséquence derrière couvrir les jeunes chercheurs.

Après principalement de 15 ans de recherches derrière présenter l’légende de son bâtisseur, Claudine Allende Santa Cruz a exploré intégraux ces dissous d’archives. Même si elle-même a écho le flux du émetteur, elle-même se réjouit désormais de aigrit soutenir les étranges : “Cela me fait très plaisir de pouvoir trouver des informations concernant les ancêtres de ces demandeurs. Je reçois parfois des messages très sympathiques ou un documentaire qu’ils ont tourné grâce aux justificatifs que je leur ai transmis.”

Lancé comme son sondage depuis principalement d’une décennie, Alban Sanz confie derrière sa acte disposer plus assimilé qui voyait son ascendant. Il est allé au terminaison de sa procès de précepte et appréhende plus désormais le monde comme lerche il vit : “Cela me permet de voir ce qui malheureusement se prépare, mais aussi de garder espoir au vu des milliers de gens que j’ai pu côtoyer ou contacter. Je me dis qu’il reste encore de cette flamme qui avait fait vibrer la jeune République espagnole et la française plus ancienne.”

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