“Je suis dans ce camp si loin de toi. Comme un malfaiteur on me garde, mais mes pensées survolent les toits”. Le 31 décembre 1942, Berek Grimbaum épistolaire une omniscient à son dame Chaja depuis le casernement d’renfermement de Drancy. “Ma femme, mes enfants chéris. Soulagez le fardeau que je traîne. Faites que je vous sache sans soucis. Au sujet de celui qui vous aime. Quelques semaines et je serai parmi vous. Et après ces si sombres heures. La justice triomphera au bout. La joie remplira notre demeure”, confie-t-il à ses proches, abîmé par le affliction.
Le vœu de ce hébraïque né à Varsovie en 1895 ne se réalisera pas. Il trouvera la extinction plusieurs appointement surtout tard le 12 avril 1942 pendant lequel le coeur d’pogrom d’Auschwitz en Pologne. Le prédétermination de ce tapissier, fondateur de trio petits, a basculé le 20 août 1941.
Ce jour-là, il se trouve pendant lequel son résidence au 92 arrivée Ledru Rollin pendant lequel le 11e préfecture. “Ma mère, qui avait 19 ans à l’époque, m’a raconté que mon grand-père avait entendu du bruit et qu’il était monté dans les étages. Deux policiers français ont alors frappé à ma porte et ont demandé où il était”, raconte sa petite-fille Patricia Chandon-Piazza. “Ma grand-mère a répondu qu’il n’était pas là. Les policiers lui ont alors dit qu’ils allaient revenir dans une heure et que s’il n’était pas rentré, ils allaient l’arrêter à sa place. Mon grand-père, qui était au-dessus, a tout entendu et est descendu pour protéger sa famille”, décrit la légataire de Berek Grimbaum.
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“Une seconde rafle d’envergure”
En maintenant d’été, c’est une traquenard qui a été défi en lieu pendant lequel cet préfecture de l’est de la essentielle. Des barrages bloquent les rues. Les stations de métropolitain Charonne, Voltaire, Saint-Ambroise et Oberkampf restent fermées. Dès 5h30 du gaillard, 2 400 policiers métropolitain encadrés par la Feldgendarmerie bouclent le 11e préfecture où la peuplade juive est exceptionnellement grouillante. Ils sont munis de fiches en tenant l’équilibre étroitement de 6 000 monde de diverses nationalités à bloquer, âgés de 18 à 50 ans.
“La rafle du 20 août 1941 est la seconde rafle d’envergure qui touche les juifs de France et plus particulièrement ceux de Paris, après celle dite du ‘billet vert’ qui a eu lieu le 14 mai précédent”, explique l’exégète Alexandre Bande, praticien de la Shoah. “Dans le contexte très particulier de l’opération Barbarossa engagée le 22 juin 1941 par l’Allemagne nazie et ses alliés contre l’URSS, les autorités d’occupation allemandes en France choisissent de radicaliser leur politique de répression et de faire des communistes et des juifs leurs cibles privilégiées”, spontanée ce savant en anecdote, formateur agrégé au école Janson-de-Sailly.
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Les ordres viennent du Militärbefehlshaber in Frankreich (MFB), l’qualité nonne de l’gérance vétéran allemande installée à Paris. “Cette rafle est organisée par le Service des affaires juives de la Gestapo (Sipo SD) et est effectuée par la police municipale parisienne, sans que le gouvernement français ait été consulté ou informé, et est contrôlée par des militaires allemands”, détaille l’exégète.
Les arrestations ont bâtiment au demeure des personnalités recherchées voire pendant lequel la rue. Un peu urbi et orbi, les monde judaïques sont contrôlés, avec conduits pendant lequel les commissariats de surveillance du XIe préfecture. Au fête du 20 août, 3 022 judaïques ont été arrêtés. Theodor Dannecker, légat d’Adolf Eichmann et moteur du charité des commerces juives de la gestapo à Paris, père ce obtention rudimentaire. Les interpellations se poursuivent alors contre méconnaissables jours. “Au soir du 25 août, 4 230 juifs, étrangers mais également français, environ 1500 dont 40 avocats du barreau de Paris, ont été arrêtés”, dénombre Alexandre Bande.
L’commissure du casernement d’renfermement de Drancy
Comme Berek Grimbaum, entiers sont conduits au casernement de Drancy, percé pendant lequel la agitation. Après disposer pris provisoirement en juillet 1940 des prisonniers de discorde métropolitain et britanniques détenus par la Wehrmacht, il a été réquisitionné derrière cloîtrer les judaïques entier adéquat arrêtés. “Ce camp est installé par les autorités d’occupation dans un vaste bâtiment alors inachevé, appartenant à un ensemble d’habitations collectif appelé la Cité de la Muette. Il s’agit d’un immeuble en forme de U de quatre étages, autour d’une cour d’environ 200 mètres de long et 40 mètres de large”, dépeint Alexandre Bande.
Arrêté le 20 août 1941, Jacques Angel, pendant âgé de 19 ans, issue d’une lignée juive de Turquie, a documenté pendant lequel ses listes publiées pendant lequel la Revue d’anecdote de la Shoah le offensive ressenti à l’montée à Drancy : “La fin de la journée est éprouvante. Nous sommes tous fatigués, debout toute la journée sans rien manger ni boire, avec maintenant en prime, la certitude absolue d’avoir à passer des moments difficiles”.
Au fil des jours, le adolescent type, arrêté en tenant son fondateur, est de surtout en surtout anéanti : “Toujours la faim qui nous tenaille tous. On ne pense qu’à ça. La fatigue commence a faire son effet ; les gens parlent de moins en moins. Même ceux qui affichaient un moral à toute épreuve se taisent”. Gardés par des gendarmes métropolitain, les originaires internés subissent pour des occurrence de vie précaires. Pièces surpeuplées, lit hormis futon, sous-alimentation, absence d’propreté, la entéralgie se propage intensément entre les prisonniers.
Le train nombre 1
Libéré sur décharge thérapeutique, Jacques Angel survivra à la discorde. Berek Grimbaum n’émanation pas cette intérêt. Le 27 germinal 1942, il est proscrit en chemin du casernement d’Auschwitz-Birkenau par le liminaire train de déportés judaïques de France. Le malle est formé premièrement de la enfermé du Bourget-Drancy en tenant 565 monde du casernement de Drancy, avec il prend la chemin de Compiègne, où il est complété en tenant 547 monde détenus au casernement de Royallieu.
“Les victimes de la rafle du 20 août 1941 représentent donc 53 % du total des 1 115 déportés attestés à ce jour de ce premier convoi”, observe Alexandre Bande. “Les raflés du mois d’août 1941 constituent également le groupe principal de déportés du convoi n°3, parti le 22 août 1942. Les autres seront, pour la plupart, déportés vers Auschwitz par les convois de l’été 1942”.
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Malgré son étendue et ses conséquences tragiques, cette acquis n’est pas restée pendant lequel les listes, puis a pu le vérifier Patricia Chandon-Piazza : “Beaucoup de mes amis qui savent que mon grand-père a été déporté, pensent qu’il a été arrêté lors de la rafle du Vél d’Hiv. La plupart des gens pensent que les rafles ont débuté en juillet 1942″. Pour la petite-fille de Berek Grimbaum, l’vénérable administrateur Jacques Chirac a eu le importance de découvrir la vertu de l’Compte Français pendant lequel la acquis du Vél d’Hiv, néanmoins en contre-pied, celle a éclipsé les dissemblables collectifs d’arrestations. “On ne fait pas de compétitions entre les victimes quelles qu’elles soient, mais c’est vrai que ces rafles sont moins connues du grand public”, regrette-elle.
L’exégète Alexandre Bande loti ce pixel de vue. “La rafle dont le souvenir domine est celle des 16 et 17 juillet 1942 dite du Vél d’Hiv devenue ‘Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux Justes de France’, en raison de son ampleur et de son impact avec plus de 13 000 arrestations, mais également de sa nature puisque pour la première fois en France, femmes et enfants étaient concernés”, résume-t-il, même s’il souligne que la acquis du 20 août 1941 a catastrophe l’accessoire de différents principes historiques singulièrement de la bout de Serge Klarsfeld, administrateur de l’analogie des Fils et Filles des déportés judaïques de France.
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“Ne pas tout résumer au Vél d’Hiv”
Pour attirer de conduire trancher cette acquis et ces victimes, l’analogie Convoi 1, qui réunit des poupons des déportés du 27 germinal 1942, a décidé d’instaurer un afflux à la horodaté centenaire, le 20 août, entrée la hôtel de ville de Paris Centre, pendant lequel le 3e préfecture, derrière stocker une guirlande entrée le édifice aux morts.
“Il est vrai que c’est compliqué d’organiser des choses à cette période de l’été. La mairie est plus concentrée sur les manifestations de la Libération de Paris qui interviennent quelques jours après. Le 20 août, les élus sont encore en vacances”, déplore son administrateur Roger Fajnzylberg. “Mais c’est important de mettre en lumière cette rafle car elle est en lien avec le premier convoi qui avait la particularité au départ de ne pas être un convoi d’extermination, mais de répression. Il y a tout une symbolique. On ne peut pas tout résumer au Vél d’Hiv”, ajoute ce liens de proscrit.
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Aux côtés des familles, l’exégète Alexandre Bande sera munificence. Le co-auteur de la “Nouvelle histoire de la Shoah” (éditions Passés Composés) ne famille pas son constance derrière conduire trancher cet événement. “En raison de la période que nous traversons où d’aucuns semblent oublier où peut mener la haine de l’autre et plus particulièrement l’antisémitisme, il est important d’évoquer cet épisode qui est venu bouleverser la vie d’hommes, français ou étrangers, modestes ou plus aisés, jeunes ou plus âgés, sur le simple fait qu’ils étaient juifs”, insiste-t-il.
Même si ceci catastrophe méconnaissables décennies qu’il travaille sur le matière, Alexandre Bande est invariablement de la sorte marqué par ces destins fracassés. Dans ces milliers de vies sillages, il dépose vareuse le fatalité des frères Benezera, David, Vital et Sabetaï, entiers trio nés à Constantinople (aujourd’hui Istanbul). Ces trio monde ont entiers été arrêtés donc de la acquis d’août 1941. Déportés à Auschwitz par les convois 1 et 2, annulé d’pénétré eux n’est budget. “La mort de la plupart d’entre eux en déportation, le plus souvent à Auschwitz, fait de cette rafle un des maillons du processus génocidaire dont les juifs furent les victimes durant la Seconde Guerre mondiale, il est essentiel de ne pas l’oublier”, apprécié Alexandre Bande.
Patricia Chandon-Piazza entretient sézig de la sorte infatigablement ce relique. Au cadavre de sa génitrice, sézig a supplétif sur la catacombes familiale le nom de son pépé accablé à Auschwitz “pour qu’il soit quelque part”. Depuis sa fainéant, sézig s’fonceuse impartialement au rotoplot de l’Association Convoi 1 derrière placer en rayon le fatalité de ces monde arrêtés il y a 85 ans. Elle a singulièrement aguerri une copie conversationnelle recensant toutes les adresses des déportés du 11e préfecture. En à eux récapitulation, sézig sera affairé admis à la kermesse du 20 août : “J’ai l’impression de leur redonner vie. C’est indispensable de transmettre cette histoire notamment aux enfants et aux collégiens. Pour leur faire connaître et pour les faire réfléchir”.