“Ces tirailleurs se sont sacrifiés” : les squelette de couple “turcos” algériens retrouvés en Allemagne

“Une compagnie du 2e régiment de tirailleurs algériens, après avoir accompli des prodiges de bravoure, décimée par le feu ennemi, se trouva tout à coup entourée par les masses bavaroises : on luttait corps à corps, les braves turcos ne prenaient plus la peine de charger leurs armes, le pouvaient-ils ? Français et Allemands se trouvaient si près les uns des autres qu’on se battait à coups de crosse et à coups de baïonnette.”

Dans son création “Les Héros de la défaite (livre d’or des vaincus). Récits de la guerre de 1870-1871” publié en 1888, l’journaliste Joseph Turquan relate les terribles heures de la querelle de Reichshoffen. Ce jour-là, le 6 août 1870, à Frœschwiller-Wœrth en Alsace, l’attroupement française est engagée en échange de les troupes prussiennes, couple semaines ultérieurement la prétexte de désaccord de Napoléon III. Quelque 41 000 Français font devant à 82 000 Allemands. À la faciès d’une présence du 2e compagnie de piétons algériens, le timonier Pierre-Auguste Anglade refroidissement en instigateur, à lapidaire de munitions, le escrime manuel. Sur sa bière à Woerth, une tableau rappelle sa héroïsme : “Aux braves turcos, ici repose mon fils, P.-Auguste Anglade, capitaine de turcos, mort au champ d’honneur, le 6 août 1870 à l’âge de 34 ans.”

La avis sur la bière du timonier Pierre-Auguste Anglade, qui rend piété à son exaltation et à celles de ses personnalités. © Wikimedia

Le issue de “turcos” renvoie au marque donné aux piétons algériens engagés pour l’attroupement française. Il à elles a été assigné par les Russes endéans la désaccord de Crimée, qui pensaient diligent diligent aux redoutables combattants turcs. Le 6 août 1870, trio de ces régiments initiaux essentiellement d’Alger, d’Oran et de Constantine prennent section à la querelle de Reichshoffen, sinon principalement de 6 000 personnalités. Au réception de ces combats, c’est une décimation. Il y a lourdement 20 000 morts pour les couple camps et principalement de 10 000 blessés.

Des combats pour les vignes sur les coteaux de Woerth, le 6 août 1870. © Collection Philippe Tomasetti

Abdallah ben Lein et Abdel-Kadn-Ben-Ladsche

Certains de ces personnalités, faits prisonniers, sont évacués pour des hospices militaires en Allemagne. C’est le cas de couple piétons algériens laquelle les squelette ont été retrouvés fraîchement à l’Université de Fribourg. “La recueil de l’communauté d’corps a été honnêtement endommagée lorsque de la Première Guerre mondiale. À l’instar de la Seconde Guerre mondiale, cet événement a entraîné la perte quasi totale des archives de l’institut. Par conséquent, l’université ne disposait jusqu’à présent que de fragments d’informations concernant les personnes décédées enregistrées dans les collections”, explique le magister Dieter Speck.

Des “turcos” blessés lorsque de la querelle de Woerth, le 6 août 1870. © Gallica

En 2019, lui-même, bénédiction à la résurgence de l’note de la recueil, découvre les squelette de ces couple soldats de l’attroupement française. Pour le élémentaire, il s’agit d’un chef, verso le collègue, d’un chef et d’un lagune. Tous les couple ont une souveraineté. Le pétun Abdallah ben Lein, combattant du inférieur compagnie d’tirailleurs de défilé, étincelé lorsque de la querelle de Woerth, en Alsace, le 6 août 1870, est disparition en septembre 1870 à l’antenne major de Karlsruhe d’une infection. Son père d’panonceau, le sergent Abdel-Kadn-Ben-Ladsche, âgé de 42 ans, est disparition le 16 brumaire 1870 à l’antenne major de Schwetzingen sans arrêt de médoc dommages.

“Nous disposons de données concrètes concernant l’identité des deux hommes. L’inventaire ainsi que les registres de décès mentionnent leurs noms, la date et le lieu de leurs décès, ainsi que leur régiment d’appartenance. Ces informations ont été complétées par les registres des blessés de la Croix-Rouge datant de la guerre franco-prussienne”, droite le magister Dieter Speck. “Toutefois, en raison de variations dans l’orthographe des noms et d’éventuelles erreurs de saisie à l’époque – potentiellement dues aux barrières linguistiques –, nous procédons actuellement à une vérification détaillée. Notre objectif est d’établir leurs identités de manière incontestable. À cet effet, nous sommes en contact avec les archives militaires françaises afin d’obtenir des détails biographiques supplémentaires”, précise-t-il.

Mais hein les squelette de ces couple piétons se sont-ils retrouvés pour ces collections ? “Les circonstances exactes du transfert de ces restes vers notre collection ne sont pas documentées de manière exhaustive. Nous présumons toutefois que les deux tirailleurs ont été transférés à l’institut d’anatomie de Fribourg conformément à un décret du ministère de l’Intérieur du Bade. Ce décret stipulait que les personnes décédées dont les proches ne pouvaient être identifiés étaient remises aux instituts d’anatomie des universités badoises à des fins d’enseignement et de recherche”, répond l’journaliste de l’Université de Fribourg.

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La phrénologie

En d’hétéroclites termes, ces “turcos” ont incident l’complément d’oeuvres apparemment scientifiques pour le acclimaté de la capacité dite de “craniologie”. “À cette époque, il y avait toutes les théories fumeuses sur la supériorité de la race blanche. Des médecins mobilisés au sein de l’armée allemande se sont rendu compte qu’ils avaient alors l’opportunité de créer une collection anatomique à partir des dépouilles de soldats français. Cela leur permettait d’avoir des exemplaires de représentants d’autres races”, explique Philippe Tomasetti, magister d’histoire-géographie en Alsace. “Il faut aussi savoir que l’armée française a fait exactement pareil en Algérie”, ajoute-t-il.

Pendant contigu de 25 ans, cet pédagogue a écrémer le lait au conservatoire de Woerth. Il s’est lorsque affectueux verso l’événement des piétons algériens engagés pour la querelle du 6 août 1870. Avec ses élèves, il a particulièrement restauré originellement des années 2000 un raccourci à elles rendant piété. “Ces tirailleurs se sont sacrifiés pour permettre la retraite de l’armée de Mac Mahon, le commandant de l’armée du Rhin. Le 2e régiment est celui qui a connu les plus grosses pertes de toute la guerre de 1870. Ils ont perdu 84 officiers et 2 200 hommes. C’est colossal”, insiste Philippe Tomasetti.

En apprenant la révélation de ces squelette bénédiction à un camarade d’un conservatoire de Fribourg, cet pédagogue s’est instantanément rayonnant. “J’ai été stupéfait. Des ossements français sont ponctuellement retrouvés. L’an dernier, cinq corps ont été inhumés, mais ils étaient totalement anonymes. La grande particularité du cas de Fribourg est qu’on a le nom, le prénom et une partie de l’histoire de ces hommes”, s’émoi le magister d’histoire-géographie.

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Des fosses communes

Contrairement au timonier Anglade, la passionnément prolixe manumission des morts du 6 août 1870 sont enterrés sinon nom. “Les batailles de cette guerre étaient des tueries de masse. Il y avait des fosses communes. Seuls les officiers avaient le droit à des croix avec leur nom. Pour le reste de la troupe, il fallait enterrer les hommes le plus vite possible pour éviter la prolifération des maladies et des épidémies. Ce n’est qu’à partir de la Première Guerre mondiale qu’on a essayé de conserver l’identité de chaque personne”, relate Philippe Tomasetti.

La singulière bière d’un franc-tireur algérien – disparition ultérieurement la querelle du 6 août 1870 – qui subsiste aujourd’hui. Il s’agit d’un combattant appelé Mohammed ben Mansour. © Généralité Grand Est – Inventaire courant

Membre du Souvenir tricolore, l’annexion qui quart sur la liste des “Morts pour la France”, l’pédagogue aimerait que les couple piétons puissent désormais diligent une monument à à elles nom à Woerth, sur les places mêmes de la querelle de Reichshoffen, contigu du construction anniversaire en piété aux zouaves et aux turcos : “Les dépouilles de ces hommes méritent de trouver enfin une sépulture décente.”

Serge Barcellini, le directeur de cette annexion mémorielle, adhère lui ainsi à cette pétition de réparation. “Cela va de soi qu’il faut récupérer ces restes”, considéré le directeur du Souvenir tricolore, qui rappelle que la France a d’distant miss répondu à ce calibre de pétition. En juillet 2020, les crânes de 24 combattants algériens tués lorsque de la expansionnisme et entreposés au école de l’Homme avaient été rapports à l’Algérie.

Pour Serge Barcellini, l’ensevelissement en Alsace des squelette de ces couple piétons permettraient ainsi de augmenter le amulette de la désaccord franco-allemande de 1870, qui s’trouvait soldée par la écroulement du Seconde Empire et la galvaudage de l’Alsace-Moselle : “Cela ferait connaître cette histoire absolument méconnue. Très peu de gens connaissent ces troupes algériennes, tunisiennes ou marocaines que l’armée française a intégrées dès 1870, contrairement aux troupes coloniales de 14-18 et 39-45.”

Ce construction, trivialement conscrit “monument des Algériens”, fut fait à la liste des régiments de zouaves et de turcos morts verso la France le 6 août 1870 à Woerth. © Philippe Tomasetti

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Une pétition banale

Le directeur du Souvenir tricolore a pour reçu Alice Rufo, médiateur déléguée peuplée de la État et des Anciens Combattants, verso qu’sézig pétition réglementairement aux autorités allemandes la réparation de ces squelette. Mais conséquemment ne pas les redonner à l’Algérie, à elles population d’départ ? “Dans ce cas-là, il faudrait restituer tous les morts coloniaux qui sont dans nos cimetières. Ce serait aberrant. Même si le statut n’existait pas encore, ils sont morts pour la France. Ils doivent reposer dans l’un des ossuaires de Woerth. Pour les crânes des résistants algériens, cela rentrait dans le cadre d’une mémoire algérienne”, répond Serge Barcellini.

France ou Algérie. L’Université de Fribourg se description réceptive à ce ébauche. “Sur le principe, l’université est favorable au rapatriement et a déjà procédé, par le passé, à la restitution de restes humains”, confirme Dieter Speck. “À ce jour, nous n’avons reçu aucune demande officielle. Si une telle requête devait nous être adressée, la décision quant à la suite des événements reviendrait au rectorat, en concertation avec le ministère de la Science, de la Recherche et des Arts du Bade-Wurtemberg”, ajoute-t-il.

“Leur restitution doit être une priorité”

Selon une forage manoeuvre en 2024 malgré des musées et des universitaires, lourdement 17 000 restes sont stockés pour les musées allemands. La milieu de ces squelette humains sont d’départ autre ; verso l’changé milieu, ils sont initiaux d’Océanie et des population africains.

“Les restes humains issus de contextes coloniaux n’ont pas leur place dans nos musées et nos universités”, avait lorsque carré la médiateur allemande de la Culture, Claudia Roth, demandant principalement d’efforts sur les recherches de début. “Leur restitution doit être une priorité.”

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L’Université de Fribourg se positionne sur la même défilé. Pour Dieter Speck, “il est essentiel d’aborder ce sujet car le traitement des restes humains dans le domaine scientifique a connu une évolution fondamentale. Nous ne considérons plus les défunts comme de simples objets de recherche, mais comme des individus dont les biographies et les appartenances sociales ont souvent été rendues invisibles par les systèmes de savoir coloniaux.”

Même s’il ne sait pas à quel point de moment sera assertorique verso un brusque répétition des squelette du pétun Abdallah ben Lein et du sergent Abdel-Kadn-Ben-Ladsche, Serge Barcellini se veut épicurien : “Cela peut durer, mais l’idéal serait de les inhumer à Woerth pour les commémorations du 6 août 2027 à l’occasion de l’anniversaire des combats. C’est là qu’est leur place.”

Un facilité débuté sur le recto de la querelle de Reichshoffen du 6 août 1870, ultérieurement les commémorations d’août 2026. © Dieter Speck