Après la sans-faute de Béziers vers Narbonne (34-24) ce vendredi 25 septembre lorsque de la cinquième jour de Pro D2, joueurs et staffs des double équipes sont venus en discussion de abondance.
Béziers
Charly Malié, conducteur de Béziers : “Avant de se féliciter, un grand bravo aux supporters biterrois et narbonnais, il y avait une ambiance fabuleuse. Il faut aussi souligner le travail des avants : ils sont critiqués depuis quelques semaines et, ce soir, ils nous ont mis dans l’avancée, notamment en mêlée. Ça fait trois ou quatre semaines qu’ils en chient, donc je suis très content pour eux. On a joué les coups, parfois un peu surjoué, mais on a les joueurs pour pratiquer ce rugby de mouvement. On a peut-être gagné en maturité. Après le retour de Narbonne, on n’a pas paniqué. Je ne nous ai pas sentis inquiets. Il faut maintenant rester très humbles : on n’a encore rien fait dans ce championnat.”
William Van Bost, tiers angle de Béziers : “Il y a beaucoup de fierté ce soir. Pas beaucoup de monde nous voyait sortir vainqueurs de ce match, donc on peut savourer notre réaction. Il y a eu des moments où on était friables, avec deux ou trois essais encaissés rapidement, mais dès qu’on a eu des temps faibles, on a réussi à remettre la marche avant. Tout le monde a fait en sorte de donner. S’il n’y a pas un supplément d’âme sur ce genre de match, on ne peut pas en avoir ailleurs. Jouer Narbonne devant 11 000 personnes, pour un vrai derby, ça donne forcément quelque chose en plus. C’est une très bonne équipe, capable de tuer le match sur un ballon.”
Gurthrö Steenkamp, régenter de Béziers : “Je suis très content pour les joueurs, ça valide notre travail. J’ai vu des qualités depuis le début et, là, on construit un bel effectif. Ce n’est que deux victoires sur cinq, donc on ne peut pas se contenter de ça, mais terminer le bloc par une victoire est positif. On est présents dans l’intensité, l’envie et le combat. Il faut maintenant partager la même culture, la culture biterroise. Le derby ? Cette performance rend fier notre public. Avec ce maillot, il y a un privilège et le besoin de le rendre dans une meilleure place.”
Narbonne
Jacques Delmas, régenter de Narbonne : “D’abord, il faut féliciter les Biterrois. Mais le sentiment que j’ai, c’est de la déception. On n’a pas joué notre rugby, on ne s’est pas donné les moyens de gagner. On leur a donné tous les points, c’était Noël aujourd’hui. On a été petit bras, partout on a manqué d’ambition. On avait les moyens de faire la différence en première mi-temps, mais quand il ne faut pas jouer, on joue, et quand il faut jouer, on ne joue pas. Ce n’est pas possible, sur un derby, de prendre deux cartons jaunes. On pouvait prendre un point de bonus, il faut vite prendre les choses quand elles nous tendent les bras. C’est un coup d’arrêt. Je pars en vacances, mais je pars agacé. Il faut qu’on grandisse.”
Hugo Navizet, ailier de Narbonne : “On a été petit bras. Un match, c’est 80 minutes et on leur donne des ballons trop facilement. On aime jouer au rugby, au ballon, et on n’a pas réussi à mettre notre jeu en place. Toutes ces maladresses, on les paie cash. En Pro D2, les équipes ne lâchent pas, on l’a encore vu ce soir : ils n’ont pas lâché. C’était aussi le problème sur les matches précédents : si on veut gagner, il faut qu’on tue les matches plus rapidement. On arrive à être devant et, finalement, on leur donne tout. C’est un manque de concentration et on n’a pas assez cru en notre potentiel.”
Thomas Vernet, contrefort de Narbonne : “On n’était pas venus pour ça, on était venus avec des ambitions. On arrive à être devant et, finalement, on leur donne tout, donc ça va être compliqué. On a été petit bras. C’est un manque de concentration, on n’a pas cru en notre potentiel. C’était aussi le cas sur les matches précédents : si on veut gagner les matches, il faut qu’on les tue plus rapidement. On le paie cash.”