Prix du livraison Albert-Londres : Arthur Sarradin préserve la récapitulation des rescapés des prisons syriennes

Le 8 décembre 2024, croisée de la éboulement du diminution de Bachar al-Assad, lors qu’il est chez les initiaux journalistes à comprendre en Syrie, Arthur Sarradin se rend préalablement la bagne de Saydnaya, tour de l’Galaxie concentrationnaire du diminution, surnommé “l’abattoir humain de Bachar al-Assad”.

Les grilles s’ouvrent dessous ses mirettes, laissant venir les prisonniers. Ce conjoncture buriné le nullement de éradication de son livraison “Le nom des ombres – Sortir de l’enfer concentrationnaire syrien” (Éditions du Seuil), récompensé, mardi 27 octobre, par le montant Albert Londres. Un montant estimable qu’il reçoit à 26 ans, et qui, continuateur lui “honore la mémoire des survivants de l’univers concentrationnaire syrien”.

En avril jeune, son imprimé avait déjà conservé le montant du livraison de presse aux Assises du presse de Tours.

“Des rapports d’ONG avaient déjà raconté cette prison, mais aucun n’était à la hauteur pour décrire ce qu’on avait vu ce jour-là”, explique Arthur Sarradin jeudi sur France inter, évoquant “la sensorialité, des odeurs très violentes, pénétrantes, ces corps décharnés, des prisonniers hagards qui sortaient parfois après des années de torture.”

Correspondant au Proche-Orient revers méconnaissables médias francophones, il est basé à Beyrouth, au Liban, où il a calculé et où il a inauguré sa palissade de biographe. D’abord fixeur (une mortel repue d’favoriser les journalistes sur le situation à l’autre, NDLR), il réalise subséquemment ses propres reportages, enrobant surtout les conflits au Liban et à eux conséquences sur la nation.

On le voit lors à la tube, sur LCI, se filmant au biotope d’une Beyrouth dévastée par les bombardements, après découvrons à défaut sa tour, au périphrase d’un enquête graphisme revers Libération, la adage de ceux-là qui les subissent de empilé percussionniste.

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Rendre à elles unité aux individus

La pauvreté de réécrire la adage des victimes – qu’il abordait quant à en avril jeune pendant un reprise à Télérama, évoquant, à pic du Liban, l’influence de placer ceux-là qui subissent les bombardements au épicentre du événement rédactionnel –, l’a poussé, en Syrie, à acquiescer revers la démarche du livraison, quelque de fructifier des témoignages bien longs revers personne réduits au dimension d’un enquête.

Auprès de L’Orient inventé, mensuel du additionné libanais L’Orient-Le Jour, Arthur Sarradin décrivait, en janvier 2026, une convenance fondée sur des entretiens libres, laissant les survivants des geôles communiquer à eux commentaires, sinon forcément découler de annales amené.

Son imprimé s’multitude surtout sur les récits d’vieux détenus, tel quel que sur des recherches consacrées aux endroits de prison et aux traces de la pénitence exercée endéans un demi-siècle par le tribu Assad.

“C’était, dans la joie qui avait été celle de la libération du 8 décembre, le versant de la révélation de toute l’horreur du régime qui se mettait à déborder sur toute la Syrie, parce qu’elle était jusqu’ici cloitrée dans l’univers concentrationnaire pendant des décennies”, explique-t-il davantage sur France inter.

Dans “Le Nom des ombres”, Arthur Sarradin description quant à privilège la complexité de répartir l’étude de l’écrou, que celle-ci de remettre à elles unité aux individus que le formule pénitentiaire a tenté de disloquer.

À défaut ce boulot sur la récapitulation des survivants syriens, Arthur Sarradin aventure affleurer une tourment surtout ouvert : la contourné lequel les médias racontent – ou échouent à communiquer – certaines vies, en personnel les vies arabes.

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Une adage engagée sur “les vies arabes”

En brumaire 2025, il préavis un rédaction action “Un Arabe est mort” pendant les colonnes de L’Orient-Le Jour. Il y raconte quelques années de toile de la rivalité au Proche-Orient, et la “faillite morale” ville des médias. “Nos récits se brisent sur la vie arabe”, écrit-il surtout.

“Des choses m’étaient devenues insupportables”, expliquait-t-il à France 24, une paire de jours puis la tirage de son rédaction.

“Il m’est insupportable de n’avoir que des discours humanitaires ou stratégiques pour parler de la guerre. J’en ai marre qu’on ait mélangé les genres pendant deux ans en ayant invité sans cesse des représentants de l’armée israélienne qui allaient jusqu’à nous insulter et nous menacer sur nos propres plateaux de télévision au moment où il fallait parler des événements à Gaza et de la guerre au Sud-Liban”.

Arthur Sarradin, le 2 brumaire 2025 sur France 24

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 “J’ai été dévasté par l’incapacité de mettre les vies arabes en récit, de donner corps à ces vies qui étaient effacées par les bombes jusqu’à entendre des éditorialistes qui parlaient de ‘bombes libératrices’, et de cette guerre seulement prise par le prisme stratégique”, disait-il davantage, ajoutant exiger aller un pupille introspectif sur ce qui a contribué à “invisibiliser de nombreuses vies, et marqué notre incapacité à mettre des mots juridiques sur ce qui s’est passé”.

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“Raconter l’autre devient une bataille”

Ce concurrence revers rétrocéder une représentant aux oubliés des guerres du Proche-Orient se obscure d’un divers rixe, surtout retenu exclusivement total quant à orthogonal : celui-ci revers la ambition matérielle et clausule de ceux-là qui racontent ces revues, les journalistes de situation.

À la admission de son montant, Arthur Sarrandin a livré un attiédissant panégyrique, remerciant les “défenseurs du reportage”, et dénonçant les “conditions indignes” pendant de laquelle les correspondants doivent fermenter revers perpétuer à le employer ondulé.

“J’ai une pensée évidente pour ceux qui produisent ces reportages, les correspondants à l’étranger – en zone de guerre, ou non – et qui vivent aujourd’hui dans des conditions indignes, dans des reportages où il faut tout financer soi-même”, lance-t-il, énumérant les coût non couverts, y admis par les médias du bienfait évident, chez de laquelle hôtels, allégresse, dîner, assurances, logiciels, positif, ou davantage gilets par balles, “alors qu’un reportage, lui, est rémunéré 100 euros brut”.

“La valeur de ces voix que nous rapportons est pourtant incomparable”, insiste le dominateur, estimant que “raconter l’autre devient une bataille.”

Pour Arthur Sarradin, ce qui est en jeu, postérieur quelque enquête, n’est pas toutefois la avantage de l’interpellation, exclusivement la tradition même des récits et des représentant qu’ils portent. Au hasard, sans, de omettre “des journaux sans mots, et des radios sans voix”.