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La France insoumise et les écologistes rattrapés par deux affaires #metoo

L’histoire bégaie pour Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et La France insoumise (LFI). Dix-huit mois après les affaires ayant porté sur le député « insoumis » du Nord Adrien Quatennens, condamné pour violences conjugales, et sur son collègue écologiste de Paris Julien Bayou, accusé de violences psychologiques par son ex-compagne, les deux partis de gauche se trouvent à nouveau face à la vague #metoo.

Mardi 5 mars, Le Parisien a révélé que la députée LFI de Seine-et-Marne Ersilia Soudais avait porté plainte pour viol contre son compagnon, Damien Cassé, conseiller municipal « insoumis » de Noisiel (Seine-et-Marne). Dans la foulée, le premier parti de gauche a publié un communiqué s’insurgeant contre la publication du nom de l’élue, « sans le consentement de la victime ». « Comment les femmes victimes de violence pourront-elles encore porter plainte ? », s’interroge la missive.

Avant Le Parisien, c’est Alice Cordier, directrice du collectif identitaire Némésis, qui avait commencé à éventer l’affaire. Lundi 4 mars, la militante évoquait sur le réseau social X une plainte pour « viol » déposée par « une députée bien médiatisée de LFI (…) contre son conjoint, lui aussi élu LFI ». « Par discrétion, je ne donnerai pas de nom », ajoutait-elle. De quoi semer le trouble au sein de la gauche.

« On ne commente pas »

« C’est hallucinant de voir que, quand un élu de gauche dépose plainte, cela sort d’abord dans les réseaux d’extrême droite », s’émeut la députée écologiste de Paris Sandrine Rousseau auprès du Monde. Cette dernière espère qu’une « enquête administrative » s’ouvrira et invite le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, à se saisir de cette fuite. Mercredi 6 mars, le procureur de la République de Meaux a, lui, confirmé la tenue d’une enquête préliminaire pour des chefs de « viol par conjoint », d’« appels téléphoniques malveillants », de « harcèlement moral » et de « violences psychologiques » à la suite d’une plainte déposée le 2 mars.

Mais, ce mercredi, c’est un autre passage du communiqué de LFI, appelant « au respect de l’intimité » et à « la vie privée d’Ersilia Soudais » qui a fait sursauter plusieurs élus, en particulier les femmes. Cette rhétorique leur a rappelé l’affaire Quatennens. En septembre 2022, après avoir reconnu une « gifle » infligée à son ex-compagne, le député avait lui aussi invoqué le respect de « sa vie privée ». Il avait été conforté par le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon, qui avait réduit les accusations à un « divorce conflictuel ». L’élu du Nord avait finalement été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour violences conjugales.

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