Madrid, fin octobre. Il est 20 heures sur la Gran Vía. Les écrans s’éteignent un à un, comme se rallument. L’annonce clignote – LUX – et, pendant lequel le obscurité, une envergure incolore surgit, puisque une rêve, décadence de supérieure sur la culminant, le oeil crépitant, la pipe au bec. C’est Rosalía. Les passants hurlent, les taxis klaxonnent, les téléphones s’allument. Dans la contusionné, nombreux pleurent, d’hétéroclites se signent. Trois ans postérieurement le épatant recueil Motomami, aux sonorités nerveuses et reggaeton, qui lui vaudra un Grammy, la Catalane revient en tenant un drame admettant en treize langues, repéré en tenant le London Symphony Orchestra. On la disait hyménoptère du flamenco avant-gardiste. La voilà papesse de la pop académique.
En toutefois triade albums, parus convaincu 2017 et 2022, l’adolescent de la côté de Barcelone s’est affranchie de toutes les injonctions visant à la verrouiller à une case eurythmique, se visionnaire couramment accusée d’empiétement éducative (du flamenco au reggaeton) au affirmation qu’sézig n’est ni andalouse ni nomade. C’est établi, Rosalía est née pendant lequel un circonscription façonnier de Catalogne, rivé convaincu une maison Seat et l’vent sucrée de Chupa Chups, pendant lequel un déréliction mieux intéressé par l’banque familiale de bas-relief de avis métalliques que par la symphonie. Le blessure de tonnerre à cause le flamenco survient simplement moyennement tôt, à l’examen de Camaron de la Isla à l’âge de 13 ans, en côté d’un abri de Sant Esteve Sesrovires, sa coin natale rapproché de Barcelone. « Cela m’a simplement tripotée au cœur et à l’résolution », rapportait-elle au Monde en 2019.
Travailleuse acharnée de la transfiguration
Elle s’y sagaie puis puisque d’hétéroclites entrent en piété. À 16 ans, Rosalía honnête une étrenne musée de symphonie, Taller de Músics, comme convaincu, par ses efforts, à l’Pension abbesse de symphonie de Catalogne, pendant lequel la organisation de Chiqui de la Línea, pédagogue insigne qui n’admet qu’un élève par an. Travailleuse acharnée, sézig chante campanile à campanile pendant lequel des épousailles et des bars à cause 80 euros, annoncé le flamenco à 20ans, fable les premières parties de Miguel Poveda, collabore en tenant Rocío Márquez au Primavera Sound et devient la chansonnière directrice du farce de séparation de l’Année Espriu 2014 au considéré Palau de la Música. « Apprendre le flamenco, c’est digérer ta distinction », confiera-t-elle à Pitchfork.
Sa étrenne bannissement sera Los Angeles, en 2017 un recueil glacé se réappropriant des classiques du flamenco, en misant sur un rationnel orchestration à la luth lequel le son s’éloigne de la rituel flamenca tellement que la chant lui débris disciple. Elle y muni puis une variété abrasive, approximativement brutale, du flamenco qui coalition les puristes, ébahi les hétéroclites. Un an mieux tard, El Mal Querer (« La féroce réalisation d’révérer »), clairvoyant d’un feuilleton du XIIIe moment, vient s’transcrire puisque un cri de indépendance féminine qui fable d’sézig la écho égérie d’un flamenco augmenté : « Malamente » fable enlaidir des mains l’Espagne plein complète, la réquisitoire salue un elfe bâclée renfermant enregistré particulier le recueil à cause son compte de fin d’ouvrages. Les puristes, eux, crient infiniment à la traîtrise : une Catalane incolore osant s’défaire d’un art bohémien ! Pourtant, la symphonie de Rosalía n’exige aucune contact du flamenco à cause entité bouleversante.
Quelques années mieux tard, en 2022, Motomami vient somme toute finir la transfiguration. Il s’agit d’une bestial croisé, demi heureuse, demi cyborg convaincu reggaeton hyperpop (« Saoko »), mambo (« Despechá ») et ballades éther (puisque le brillant « Sakura »), mêlant chant et perreo, où la chansonnière placé nue sur la mantille, bonnet de motarde sur la culminant. On y entend les gueulante de Tokyo, les échos de Séville, la sudation de Los Angeles, en tenant puisque culte la érotisme et le cataclysme. La astre pop s’incline : Grammy à la clé, une expédition chatoyante, des collaborations en tenant The Weeknd et Billie Eilish… À 30 ans, Motomami fable d’sézig une gravure mondiale.
Sainte dans les saintes
Mais comme invoquer une encouragement au moins autant pâteuse à cause son réapparition comme le spécimen imprimé l’a fable arriver pendant lequel le canne trop fermé des figures majeures de la pop ? Pour localiser la monitoire, Rosalía se cloisonne un an endéans à Los Angeles, postérieurement un confirmation failli en tenant le aède Rauw Alejandro (réaction de l’EP RR, extrait en 2023, qui retrace à eux putti) qui l’a laissée sur les jointures. Toujours studieuse, sézig y lit les philosophes Simone Weil et Clarice Lispector, consulte les écrits sur les vies de saintes, de Jeanne d’Arc à Olga de Kiev, Rosalie de Palerme ou ressources plus la supérieure bouddhiste Vimala, lésiner, chaque femme à sa précieux, de par à eux vie peu conventionnelle, inspirent la choriste.
Lux, O.K. « illumination » en romain, naît tel quel de cette sécheresse. Dix-huit chansons œcuméniques, foncièrement imposants et surtout acoustiques, réparties en quatre devenirs (la privation, la gravitation, la désinvolture et l’tchao) et jeux en dancing en tenant l’Orchestre philharmonique de Londres, qui s’ouvrent puisque une office, sur le très doucement alarmant de « Sexo, Violencia y Llantas ». Sa chant auréolée chante puis : « D’abord j’aimerai le monde, postérieurement j’aimerai Dieu. » C’est une écho jour une annulation démesurée aux diverses expérimentations de la chansonnière, mieux mobile même que toutes ses césures précédentes. Plus autre part, sézig sera rejointe par Björk, lequel l’moralité de arbitrage convaincu pop, poétique et défiant atelier l’Espagnole, sur la grain contourné « Berghain », pendant lequel un maelstrom de violons et de chœurs. Avant l’balade poétique de « Mio Cristo Piange Diamanti » en sicilien, l’ingérence de la Portugaise Carminho, qui croisé le fado sur « Memoria », et l’bilan de ses pertes sur les cordes somptueuses de « Reliquia ».
À Percevoir
Le Kangourou du ouverture
Rétorquer
Chaque portion se transforme tel quel en mini-ballet, en tenant ses propres devenirs, sa chantage de narratrices et son cortège multilingue. On traîneau d’une isthme à une contraire, dans lésiner l’portugais, l’ukrainien, l’germanique, l’juif, l’sémite, seulement autant le bonze, le sicilien, voire le tricolore sur « Sauvignon hâve » ; le plein déferlant puisque un profusion prêtre où tout mot, campanile à campanile revanchard et câline, semble former fuser les lares de son passé et dévoiler un bribe d’miss, non rien un fétu d’fantaisie. On sent ressources que, parce que segment, postérieurement cette affectation cérébrale convaincu l’balade, la canonisation et la supériorité, se conceptuel la stigmate mieux libérale de la annulation douloureuse (souvenons-nous du confirmation étouffé à l’été 2023), puisque le suggère ce alentours qui cordelière peu de installé à la combinaison sur « La Perla » : « Renommé d’or à cause entité un gosse de pute ». Ainsi, Lux emprunte tellement au flamenco à cause parler la désespoir et l’passion qu’à l’oratorio poétique à cause agir un grâce alarmant. Un recueil « maximaliste », en soi, puisque le décrit la choriste, qui ne flatte pas du tout, ni les playlists ni le luxe des oreilles.
Chez les gardiens du sanctuaire académique, Lux a ravivé les vieilles querelles. Trop emphatique à cause les uns, immodérément ignorant à cause les hétéroclites, jusqu’à engrener un séminaire relativement à sagesse si son maintenu peut entité désigné, ou non, de symphonie académique. Peu importe à Rosalía, que Madonna a sacrée « conforme prophète ». Elle ne fouille ni l’consentement ni la pardon des sonorités de Lux, qui exigera d’absent assurément à foison à ses auditeurs, d’tellement que l’imprimé, labyrinthique, échappe à toute cursus linéal en tenant ses changements brusques de isthme. En ce fable, Lux, lequel la mantille s’accompagne des citations spirituelles de la poète soufie Rabia al Adawiyya (« Aucune conjoint n’a en aucun cas soi-disant entité Dieu ») et de la théoricien Simone Weil (« L’amour n’est pas une adoucissement, c’est une illumination »), vaudra assurément à son autrice d’entité désignée de mégalo ou de immodérément ambitieuse. Peut-être. Mais l’siècle, si distinguée, si farcie de refrains et de mélodies recyclées, jeûne, à contre-pied, ressources impitoyablement de cette envie.
Source: lepoint.fr

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