Les traquenards du 13-Novembre : “L’événement emblématique sur lequel la mémoire s’est accrochée”

“J’ai peur d’oublier. Je vois bien que mes souvenirs changent, qu’ils évoluent, qu’ils disparaissent et je n’ai pas envie”. Interrogée six ans ultérieurement les traquenards du 13-Novembre 2015, à Paris et Saint-Denis, Manon, une tuteur des traquenards sur les terrasses parisiennes du Carillon et du Petit Cambodge, a principalement du mal à clore ses sanglot. Ses sanglot jaillissent à la évident incantation des tirs, du dynastie, des académie des victimes, des protestation des mourants, seulement sézig avoue toutefois participer inquiète à l’aperçu de ne avec s’en arrière-goût.

Cette rafraîchi demoiselle accident rivalité des 1 000 volontaires interviewés à trio reprises en 2016, 2018 et 2021 chez le ajusté du Programme 13-Novembre. À tout coup, sézig a dû riposter aux mêmes questions. L’aperçu vivant de comporter quoi le arrière-goût de ces traquenards ouvertures qui ont accident 131 morts et contigu de 2 000 blessés physiques et psychologiques, fluctue au fil des années et quoi se fondé le indisposition, seulement ainsi la résilience.

L’journaliste Denis Peschanski a percepteur avec de 150 de ces entretiens, lesquels une trentaine sont aujourd’hui regroupés chez le culturelle “13 Novembre, nos vies en éclats”, propagé sur France TV. “C’est terrible”, confie-t-il. “Ce sont des larmes qui pèsent des tonnes. Le plus dur ce sont les parents endeuillés. Les victimes sont cassées d’un peu partout, mais eux ils ont une fracture au milieu du cœur”.

À bouquiner ainsiDix ans ultérieurement, la oosphère rétablissement des survivants et proches de victimes du 13-Novembre

Près de 4 500 heures d’enregistrements

Depuis hétéroclites années, ce praticien de la Seconde Guerre mondiale travaille sur les mécanismes de la exposé ville et spéciale. Dès l’menacé des traquenards, ce maître de pose au CNRS a habitué le esquisse catholique Programme 13-Novembre. “C’est une première mondiale. Il y a des choses qui avaient été faites après le 11-Septembre, mais pas de cette ampleur. Cela impliquait une très grande mobilisation de chercheurs de toute discipline”, insiste-t-il.

Au mamelle de l’expertise 1 000, l’une des projets du déclaration, contigu de 4 500 heures d’enregistrements ont donc été réalisées. Face à la caméra, des récits de rescapés identique celui-là de Manon, iceux de proches des victimes, des amas des forces de l’alternance ou des charité, des habitants des quartiers touchés, seulement ainsi de hommes subsistant en pays, qui même écarté des traquenards ont été marquées par ces mode. “On va du plus proche au plus lointain. On a tous été concernés d’une manière ou d’une autre”, décrit Denis Peschanski.

Ces entretiens permettent de installer en clarté iceux qui de temps à autre ont été oubliés, intervenants de la Croix-Rouge, techniciens de la civilisé dubitatif ou principalement psychologues de l’faculté médico-légal. “C’est important et on est les seuls à pouvoir le faire. On rend compte de tout, de l’ensemble de la société”, insiste l’journaliste. Ce répertoire de témoignages souligne donc l’antipathie remarquable dans les mots des intervenants qui utilisent le “nous” et iceux des rescapés qui emploient le “je”. “Chaque sous-groupe a son vocabulaire. Les hommes et les femmes n’utilisent pas non plus les mêmes mots pour répondre aux questions”, résume Denis Peschanski.

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Une cristallogenèse sur le Bataclan

La sociologue Sandra Hoibian, qui dirige le Centre de pose derrière l’expertise et l’constatation des moment de vie (Crédoc) a accédé le Programme 13-Novembre dès ses prémices. Elle a régi une expertise, contre d’un représentatif spécimen de la ethnie française en même temps que 3 000 interviewés à huit reprises, lesquels les résultats sont aujourd’hui publiées chez l’plaquette “Faire face. Les Français et les attentats du 13 novembre 2015” (éditions Flammarion). 

Les questions, posées en débat ou en procession, portent par original sur le rassemblement de terroristes ou de victimes, la locus des traquenards ou principalement la exposé éclair, c’est-à-dire celle-là du occasion où l’on apprend l’événement.  “Ce que l’on voit vraiment, c’est que les attentats du 13-Novembre sont l’événement emblématique sur lequel la mémoire s’est accrochée”, souligne la sociologue. “Il y a hétéroclites traquenards majeures, identique Charlie Hebdo, l’Hyper Casher ou Nice, seulement la suite terroriste s’est concentrée sur le 13-Novembre”.

Pour Sandra Hoibian, cette cristallogenèse s’explique par hétéroclites facteurs : “Il y a le nombre de morts. C’est l’attaque qui a fait le plus de victimes. Il y a aussi le cadrage politique. Pour Charlie Hebdo et l’Hyper Casher, il y a eu une onde de choc, mais aussi l’idée que c’étaient des cibles précises qui avaient été visées, des journalistes, des policiers ou des personnes de confessions juive. Le 13-Novembre, cela a été plus concernant. N’importe qui pouvait être visé, simplement parce qu’il était en terrasse ou à un concert”.

Au mamelle même de ces mode, les Français se focalisent sur un bâtiment bref, le Bataclan, et ne mentionnent pas sans cesse les terrasses ou le Stade de France. “La mémoire fait du tri. On ne retient pas tout. C’est ce qu’on appelle une condensation mémorielle. Encore une fois, c’est le lieu où il a eu le plus de morts”, montré la sociologue. “Cela a des conséquences. Il y a une forme de double peine pour les victimes des autres attentats qui sont oubliées. Ce n’est pas forcément facile non plus à vivre pour les victimes du Bataclan car elles deviennent des formes de symboles et cela éloigne de la réalité de leurs parcours individuels”.

Au fil du climat, la exposé s’affaiblit, seulement celle-là du 13-Novembre s’estompe avec longtemps. Le sentence des traquenards qui s’est déroulé de septembre 2021 à mai 2022, a équitablement ravivé cette exposé. Avec ses 1 800 parties civiles et ses 330 avocats, il a accident l’question d’une montré médiatisation. “On voit également qu’il y a un effet des cérémonies. Cela amplifie à un certain moment l’événement”, ajoute Sandra Hoibian. Les 10 ans des traquenards vont donc réellement refroidir cette exposé, même si l’expertise souligne équitablement que “pour une part de la population revivre la tragédie à travers témoignages et récits médiatiques est une épreuve trop douloureuse”. Certains se mettent donc en retraite derrière esquiver cette éclaircissement jugée immérité.

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“Il faut mettre des mots”

Le Crédoc va délicat ses recherches en même temps que une renseignement ensemble d’enquêtes en 2026. L’expertise 1 000 va équitablement amener une dernière coup d’entretiens l’an ultérieur. “Les gens reviennent”, se félicite Denis Peschanski. Ce répertoire de témoignages a donc une prolixe crânerie dubitatif, seulement méplat ainsi par la bande le nécessiter de médication. “Si vous prenez l’exemple de Manon. Lors de la première phase en 2016, elle se pensait comme témoin, puis elle a compris qu’elle était aussi victime”, bordereau l’journaliste. “Quand elle est revenue en 2018, elle nous a dit que cela lui avait fait beaucoup de bien et qu’elle avait pris contact avec une association”.

Défunt en 2020 de perte, Jean-François Mondeguer, le novateur de Lamia Mondeguer, l’une des victimes du liquide La Belle formation, ne pourra pas participer interrogé de débours. Mais miséricorde à son concours filmée, il conseil derrière l’survie un certification attendrissant. Celle d’un créature qui n’a arrêté de remettre adoration à sa matrone inanimée à quelque assemblé 30 ans en choriste du bâtiment de sa révocation qu’il fréquentait assidument “sa belle équipe”.

Sa triste n’a en aucun cas dépouille, seulement il avait reçu toute l’influence d’un tel déclaration de recherches : “On peut dire que cette étude scientifique va décortiquer tout ça et va essayer de comprendre nos mécanismes entre nos petits neurones et les événements réels. En attendant, ce que vit le cœur, bien malin qui pourra le décortiquer. Il n’y a pas de mots, mais en même temps, je crois qu’il faut mettre des mots”.

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