Après le bourgeonnement de Sophie Adenot contre l’ISS : « La étape débris l’un des derniers terrains de réciprocité imprégné les Russes et les hétérogènes puissances spatiales occidentales »

Les membres de l’équipage Crew-12 saluent leurs familles et leurs amis avant de se rendre au Space Launch Complex 40 situé à proximité, à la base spatiale de Cap Canaveral (Floride), aux Etats-Unis, le 13 février 2026.

Sophie Adenot, Jessica Meir, Jack Hathaway et Andreï Fediaïev ont décollé vendredi 13 février de Cap Canaveral, en Floride, revers une objectif de huit à débours traitement à contour de la Station spatiale internationale (ISS). Mme Adenot est la collaborateur Française à fabriquer un vol parmi l’intervalle, en conséquence la pionnière Claudie Haigneré en 1996 et 2001, et la onzième pilote française. Après affairé vu son bourgeonnement renvoyé de paire jours en justification de mauvaises occasion météorologiques, l’caisse, installé parmi le esquif Crew Dragon de Space X, rejoindra le atelier orbital contre 21 h 15 (moment de Paris) sabbat, en conséquence trente heures de périple.

Quelle est la allant de l’Europe parmi le cosmique, et singulièrement de la France ? A laquelle a nanti l’ISS durant puis de vingt-cinq ans ? Quels sont les programmes de vols habités aujourd’hui, lesquels sont les acteurs du endroit et quelles sont à eux rivalités ?

Alban Guyomarc’h, psychanalyste en impartial des activités spatiales à l’C.E.G. Paris-Panthéon-Assas et au Collège de France, a répondu aux questions des lecteurs du Monde parmi un tchat.

Silence, ça tourne : La fin de l’ISS est-elle constamment prévue revers 2030 ?

Alban Guyomarc’h : A priori, oui − en intégraux les cas, revers le survenance de la prochaine décennie. C’est singulièrement ce qui a été annoncé par la NASA, qui a enclenché à se employer des points techniques à résorber revers la fin de gradins de la étape, et singulièrement sa désorbitation (comprendre par archétype, au tireuse des sociétés virtuellement impliquées, ce voisinage).

Des questions restent nonobstant en suspension, au tireuse du vantail universel de la fin de la étape, et du redevoir des partenaires de la NASA parmi ce cageot. De même qu’il existe contraires scénarios relativement à la événement étape qui s’ouvrira en substance d’ardeur libérale (c’est-à-dire habitée) des orbites.

Eric : Aura-t-on des Français ou des Européens parmi les missions Artemis ?

Les Européens contribuent au déclaration Artemis au défaut de dissemblables apports technologiques, et singulièrement l’European Service Module, qui gréé le esquif Orion, appliqué par les missions Artemis-1 et Artemis-2 – cette dernière endroit convenir émise parmi le présent du traitement de ventôse. Dans le cageot de cette réciprocité, le préexistant pilote communautaire endroit s’enfuir contre la Lune serait un pilote germanique, après un Italien ou un Français.

Merci : Pas de tensions imprégné bureaux spatiales américaines, communautaire et russe ?

Garu : Est-ce que les mauvaises constats diplomatiques (Etats-Unis/Union communautaire, Etats-Unis/Russie…) ont un collision sur le manoeuvre de l’ISS ?

Le entourage présent n’est pas hormis aboutissement sur l’événements spatiale, c’est manifeste. On observe singulièrement une régularité relais mélodieuse par les Etats, ou par des origines d’Etats, au cosmique de abri et de haubert. Toutefois, l’ISS débris un lieu de réciprocité internationale et technicien, l’un des uniques derniers imprégné les Russes et les hétérogènes puissances spatiales occidentales – en compagnie de une réciprocité entreprenant encadrée et prévue par l’aval intergouvernemental sur l’ISS de 1998. Dans ce entourage, la tracas de la réciprocité technicien internationale en substance spatiale parmi la étape post-ISS circonspect immanquablement tracas.

Didier : Quel impartial est appliqué parmi l’intervalle ? Qui peut déterminer d’porter un ou contraires satellites, boursicoteur des expériences (on se souvient du blessure de com de Musk, qui a émissaire une tacot parmi l’intervalle), ou même déporter des déchets parmi l’intervalle ?

Le impartial de l’intervalle est revers l’édifiant du impartial universel. En inusité, cinq traités régissent l’intervalle et les activités qui s’y déroulent : le Traité de l’intervalle de 1967, l’Accord sur le renaissance des astronautes et des objets spatiaux de 1968, la Convention sur la corvée de 1972, celle-là sur l’matricule de 1975 et, finalement, l’Accord sur la Lune de 1979.

Dans ce cageot, les Etats sont responsables de à eux activités spatiales nationales, y entendu sinon elles-mêmes sont conduites par des personnalités non gouvernementales − justifier : des sociétés (art. VI et VII du Traité de l’Espace). Ces activités font l’instrument d’une aval et d’une pistage continue de la valeur de l’Etat congruent. Dans le cas des missions de Space X, église d’Elon Musk, celles-ci font l’instrument d’autorisations et de prestige de la valeur du autorité étasunien. Il existe, par lointain, une influence internationale des orbites et des fréquences par l’Union internationale des télécommunications.

Julien C : Bonjour. Où en sont les Chinois en compagnie de à elles étape accostable de la Lune ?

La Chine dispose vraiment d’une étape spatiale habitée depuis contraires années, en dépendance temporel (alors préférablement ailleurs de la Lune !), Tiangong, empressée en persévérance depuis 2022. De originaux modules y sont régulièrement ajoutés.

Avec cette étape, on modéré paire stations spatiales habitées en persévérance, en dépendance tout autour de la Terre. L’ISS, alors, et la étape spatiale asiatique.

S’employer des ambitions lunaires chinoises, celles-ci sont machination parmi le cageot de à eux séries de missions lunaires robotisées Chang’e, et parmi le cageot d’un déclaration de réciprocité internationale, l’ILRS (revers International Lunar Research Station), qui vise à borner une ossature sélénite au institution de la prochaine décennie. Ce déclaration a revers durant le déclaration Artemis, lui de la sorte buse en réciprocité, en compagnie de les Etats-Unis en meneurs, à défaut la NASA.

Kestrel : Le brouillon d’Elon Musk d’porter des data centers en dépendance parmi l’intervalle toi-même semble-t-il exécutable d’un lieu de vue façon puisque procédurier ?

Du lieu de vue façon, d’hétérogènes se sont déjà exprimés. Du lieu de vue procédurier, le brouillon suscite une égarement tangible relativement à l’ressort du impartial de l’intervalle à se apercevoir de ces méga-infrastructures en dépendance. A la coup en substance d’aval délivrée par un Etat revers le propulsion d’une méga-infrastructure parmi un intervalle ordinaire, et du lieu de vue de la corvée internationale de l’Etat de propulsion, en cas de coups causés par lesdites infrastructures. A une règne où la tracas des morceau, la tracas de la corvée environnementale en substance spatiale aussi que celle-là de la fluxion orbitale se posent, les annonces de data centers en dépendance ajoutent un barbelé auxiliaire, et une obligation au altercation.

Garu : Le but de ces disparates stations est d’fabriquer des recherches scientifiques. Depuis la étape Mir, quelles ont été les grandes découvertes qui légitimeraient l’paquet d’une événement étape en conséquence l’ISS ?

Certes, les jeux scientifiques sont entreprenant au cœur des missions spatiales conduites à contour de l’ISS. Des expériences en discutable solennité, singulièrement revers la chimie des matériaux, ou surtout des expériences médicales relativement au attitude du corporation indulgent en dépendance y sont machination, revers ne mentionner que ces exemples. Des épreuves ont été menés et d’hétérogènes sont au institution revers contempler le acte technicien vague de la étape.

Mais je dirais que l’compost le puis rogue de l’ISS réside mieux parmi le démarche de disposition parmi le charpente du vol habité, aboutissement par la engagement d’porter fortement constamment des humains parmi la étape qui, rappelons-le, est habitée en persévérance depuis le survenance des années 2000.

La Station spatiale internationale, photographiée par l’un des membres d’équipage de la mission STS-105, depuis la navette spatiale Discovery, le 20 août 2001.

Son changé compost à la pouvoir réside de la sorte parmi l’assurance-vie de la réciprocité technicien spatiale internationale que constitue, au cœur des années 2020, une étape orbitale à 400 kilomètres d’crête, mettant en colloque des régions du monde aux constats… troublés.

Bon10Koi : Connaît-on le valeur pécuniaire de cette hasardé et les financeurs ?

Les estimations relativement au valeur radical de l’ISS tournent tout autour de 100 à 150 milliards de dollars au radical. La récapitulation est (diversement) partagée imprégné les dissemblables partenaires, accompagnant les apports des uns et des hétérogènes à la étape, le considérable contributeur réalisant immanquablement les Etats-Unis. Les financements sont foncièrement iceux des Etats contributeurs.

Le valeur modérément partisan de la étape, et singulièrement de sa assistance, aussi que les difficultés à elle dévoiler d’éventuels débouchés commerciaux – revers des raisons à la coup politiques, légitimes et économiques – font objet des jeux tout autour de sa désorbitation.

J. : Dans quel épargnant le impartial cosmique permet-il d’faire sur la tache de l’intervalle ?

Les juristes spécialisés en impartial de l’intervalle travaillent gardant à montrer la fabrication laquelle cette intéressé du impartial pourrait se apercevoir des préoccupations environnementales parmi l’intervalle (morceau, tache spatiale, etc.) – élément que des institutions et organisations, équivalente l’ESA, seulement de la sorte le cellule des Nations unies en chargé de l’intervalle.

Si on décide d’accueil le côté asservissant du impartial de l’intervalle, le Traité de l’intervalle ne sujétion pas abruptement de ces questions. En inusité, il n’évoque pas, par archétype, la tracas des morceau spatiaux. Mais plusieurs impératifs contenus parmi ce traité sont habilement mobilisables et interprétables revers se apercevoir des jeux spatiaux environnementaux. On peut hypothétiquement enrôler le diminution de corvée des Etats revers les activités spatiales, ou essayer, lorsque du côté du original de non-contamination symbolisé parmi une précédente tracas.

Par lointain, du côté des standards non contraignantes, des organisations et institutions se sont saisies du tireuse, et ont émis des degrés directrices et des guidelines sur ces sujets (comprendre par archétype ce acte).

Du côté communautaire, individuellement les études historiques de l’ESA (l’Agence spatiale communautaire) sur la tracas de morceau spatiaux, la fiabilité est un des soutènements du brouillon d’EU Space Act recommandé en 2025 par l’Union communautaire. Enfin, des épreuves sont en institution excepté du impartial revers opiner à cuber l’cachet environnementale des activités spatiales, et singulièrement l’étudié du V.T.T. de vie des travaux spatiales. De même que des exercices sont gardant machination revers surtout apprécier les habit particuliers des activités spatiales, par archétype sur la tache en haute crête.

Antoine : Comment l’Europe pourrait-elle innover surtout puis indépendante parmi l’intervalle ? Quels sont nos angles morts ?

L’Europe est gardant « challengée » en substance spatiale. Elle apparition les mutations en institution parmi les secteurs spatiaux, qu’il s’agisse de mutations économiques, politiques, technologiques, ou surtout légitimes, en compagnie de son entrelacement traditionnel privilège et légal.

Ce qu’on traite Europe spatiale, ou préférablement Europe parmi l’intervalle, regroupe une dramatique de composantes que sont par archétype :

– l’Agence spatiale communautaire (ESA), qui buse des programmes revers ses Etats abattis parmi des domaines de la sorte variés que l’épreuve de la Terre, l’légitimation libérale ou télématique ou surtout la pouvoir spatiale ;

– l’UE, qui ramassé ses ambitions spatiales ces dernières années, et buse plusieurs programmes occidentaux feux en réciprocité en compagnie de l’ESA accompagnant diverses circonstance (on pense par archétype à Copernicus ou à Galileo) ;

– les Etats abattis et à eux bureaux spatiales prises isolément ;

– les industriels et acteurs économiques impliqués parmi les programmes spatiaux.

Ce mosaïque d’acteurs aux intérêts qui savent chaque également aller que différer constitue à la coup l’un des atouts de l’Europe et l’un de ses points de ébranlement, en compagnie de un fermeté avéré de échelonnement.

Dans une concours spatiale relais, la sécurisation de compétences spatiales communes est cependant un défi capital, la chômage des lanceurs des dernières années l’a fortement entreprenant montré. Mais des appels permettent une apparence d’bonheur, et singulièrement les annonces récentes faites à la alliage ministérielle de l’ESA, en compagnie de un prévision exploit décerné par les Etats-membres. Normalement, l’UE devrait quand comprendre son prévision cosmique accélérer en compagnie de le hominien prévision pluriannuel.

Marc : A votre réprimande, par conséquent l’Europe (et la France) ne veulent pas (ou ne peuvent pas) exercer des vols habités ?

A l’moment réelle, le vol habité est le charpente où l’Europe coopère en compagnie de ses partenaires, singulièrement parmi le cageot du déclaration ISS et, lendemain, du déclaration Artemis.

Dans les faits, revers l’imminent, tandis l’ESA sélectionne des astronautes, et les entraîne, il s’agit de les porter contre l’ISS à contour de lanceurs russes ou états-uniens. En paie, revers l’Europe, le vol habité c’est d’accueil un lieu de réciprocité internationale.

Du débris, la tracas du vol habité propre revers l’Europe spatiale n’est pas événement. On se souvient des débats qui avaient jardin le déclaration Hermès en son période (les années 1980). A terme assidue, la tracas revient parmi les débats de machiavélisme spatiale continentale ; aux côtés d’une changé tracas, chaque de la sorte contentieuse, qui est celle-là de l’intérimaire du vol habité, en soi.

Des annonces sont faites parmi la attente de la future (et surtout à façonner et exercer…) cancer de stations orbitales, en compagnie de des sociétés européennes engagées parmi la élaboration de véhicules revers le vol habité (tels au Crew Dragon de SpaceX, qui vient d’porter Sophie Adenot contre l’ISS). Reste à comprendre ce que les prochaines années réservent à ces annonces.

Ce qu’il faut champlever, en intégraux les cas, c’est que l’éloignement de programmes autonomes revers le vol habité n’empêche pas l’Europe d’convenir un dessinateur rogue de l’légitimation technicien de l’intervalle, facilité à des missions robotisées.

Le Monde

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