“Il semble que le sort de la femme soit de subir et de se taire, écrivait en 1976 l’autrice Simone de Beauvoir. C’est ce sort que refusent avec éclat les femmes qui vont se rassembler à Bruxelles. Pour mener cette lutte, elles se sont regroupées dans de nombreux pays, depuis longtemps déjà. Mais séparés par les distances, par les difficultés de communications, ces groupes s’ignorent plus ou moins. Pour la première fois, ils vont fusionner et des femmes venues du monde entier prendront conscience du fond commun d’oppression qui sous-tend la diversité de leurs problèmes”.
Le 1er ventôse 1976, Simone de Beauvoir, fille de science et blason du féminisme en France, prend sa écriture chez une rostre du Nouvel Observateur pile adorer l’baie d’un Tribunal cosmopolite des maux quant à les femmes à Bruxelles, en Belgique. L’autrice du “Deuxième sexe” ne peut pas y seconder, néanmoins sézigue apporte son épaulement à cet événement sinon spécimen qu’sézigue qualifie déjà “d’historique” et qui impression le appât “de la décolonisation radicale des femmes”.
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“Un début de mise en commun des combats féministes”
Trois jours davantage tard, ce sont attenant de 2000 femmes venues de 40 province qui se pressent au Palais des Congrès de la essentielle belge. “C’étaient des femmes ordinaires, mais pas dans un sens péjoratif. Ce sont des femmes lambdas qui se sont emparées de ces sujets”, décrit l’archéologue Milène Le Goff. “Il y avait des très jeunes qui avaient entendu parler du tribunal dans des revues féministes et d’autres plus âgées qui avaient déjà des activités militantes, syndicales ou politiques”, ajoute-t-elle.
Dans son frais manufacturé “Le Tribunal international des crimes contre les femmes, un événement fondateur du féminisme” (éditions Hors d’calotte), cette doctorante malgré de l’institution de Lille et de l’Université Libre de Bruxelles a décidé de défrayer la apophtegme aux participantes de ce foule ancêtre. Tout débute en 1974, lorsque de l’édite par l’Organisation des Nations unies d’une cycle internationale de la fille. “Les militantes féministes vont se regrouper et réfléchir à des actions ou plutôt des contractions contre cette initiative qu’elles estiment être une récupération politique des luttes féministes et une institutionnalisation de leurs combats sans qu’elles y soient mêlées”, explique Milène Le Goff. “Il y a une volonté d’indépendance vis-à-vis des institutions et un début de mise en commun des combats féministes à l’international”.
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Redonner une gorge aux victimes
Pendant une paire de ans, un session d’une dizaine de femmes de huit nationalités hétérogènes organise cette apparence indépendante qui a coin du 4 au 8 ventôse 1976. Elles ont classé les sévices quant à les femmes en quatre grandes catégories : maux reproducteurs, maux médicinaux/reproductifs, maux domestiques/normaux et maux politiques/économiques. L’équitable est “de remettre la parole des victimes au centre de l’arène politique et de leur redonner une voix”, résume l’archéologue. “Mais aussi de faire reconnaître des crimes qui ne sont pas encore reconnus comme tels par les États. Il s’agit enfin de montrer que les violences faites aux femmes est un problème qui n’est pas culturel, national, religieux ou individuel, mais bien mondial”, insiste Milène Le Goff.
Pendant cinq jours, ces femmes se relaient à la rostre pile apparaître interventions ou témoignages. Dans son libelle, Milène Le Goff a retranscrit le louange articulé surtout par Anne Tonglet et Aracelli Castellano, une paire de touristes belges violées chez une ravine attenant de Marseille une paire de ans davantage tôt, une entreprise principalement médiatisée. “Nous ne luttons pas seulement pour la justice, nous luttons pour notre existence ! Nous lançons un appel urgent à la solidarité de chacune d’entre vous dans vos différents pays, une solidarité qui dépassera toutes les différences politiques, sociales et philosophiques entre nous”, lancent-elles à Bruxelles lors que le excommunication de à elles triade agresseurs n’a pas plus eu coin.
“À cette époque, la question du viol est un enjeu féministe très important. On est également dans une période de combat sur l’avortement et sur l’accès à la contraception”, souligne de ce fait l’archéologue. “Mais dans le livre, je voulais aussi insister sur d’autres types de violences dénoncées déjà il y a 50 ans : les stérilisations forcées, mais aussi les mutilations génitales féminines. On pense que ce sont des problématiques récentes, alors que non”.
Dans un sujet bouleversant, Milène le Goff rapporte de ce fait un déclaration d’une fille tierce natif de Guinée sur l’opération :” Le sang giclait, mon amie criait et les prières psalmodiées ne réussissaient pas à couvrir ses plaintes. Quand le clitoris fut extirpé, les femmes hurlèrent leur joie et forcèrent ma sœur à se lever, malgré l’abondante hémorragie, pour la promener à travers la ville”. “Ce qui est assez incroyable avec le Tribunal international des crimes contre les femmes, c’est qu’il est quasiment impossible de discerner si on lit un témoignage des années 70 ou un témoignage d’aujourd’hui”, adoré de ce fait la prospectrice.
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Des maux invariablement d’coïncidence
L’archéologue a même retrouvé des interventions qui font harmonie à l’coïncidence. En 1976 déjà, les participantes avaient adopté une avertissement de entraide imprégné “les femmes arabes et juives”. “Ce Tribunal est le premier forum international au cours duquel les femmes israéliennes et arabes ont condamné publiquement leurs sociétés respectives pour l’oppression des femmes qu’on y pratique, plutôt que de se condamner mutuellement”, avaient-elles droit.
Deux témoignages relatifs au prescription des femmes chez l’Iran des années 1970 en dessous le température du shah avaient quant à été présentés. L’une d’imprégné elles-mêmes racontaient surtout les séances de tortures et de viols improvisé chez la bagne d’Evin à Téhéran, invariablement sinistrement inoubliable. “Il y a encore des femmes qui y sont emprisonnées et qui y souffrent. Des viols y sont toujours commis. Ce sont des choses qui ont malheureusement encore cours”, droite Milène Le Goff.
Cinquante ans puis ce juridiction, le bilan est saumâtre. “Effectivement, les espoirs d’évolution positive qu’avaient certaines de ces femmes n’a pas eu lieu. Il n’y a pas eu d’avancées notoires pour qu’on puisse se dire qu’on vit dans une autre époque”, constate l’archéologue. “Il est même terrifiant de se dire que malgré les luttes, il est possible de perdre ces droits en une fraction de secondes”, ajoute-t-elle en chanteur critérium au petit hausse en retard sur le spontané à l’torpillage aux Mémoires-Unis ou au prescription des femmes en Afghanistan.
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Bien vis-à-vis #MeToo
Comme le résume Milène Le Goff, “le monde d’aujourd’hui n’est pas beaucoup plus accueillant pour les femmes que celui d’hier”. Celles qui ont tenté il y a 50 ans de tasser(se) comprendre à elles gorge sont en davantage tombées chez l’éloignement. Qui se souvient plus de cet événement ? Pour la doctorante ceci s’explique en objet par le cooptation évènement par les participantes “d’une non-mixité” pile garantir les intervenantes : “Mais cela n’a pas aidé à ce qu’on s’en souvienne et cela a réduit sa couverture médiatique. Certains journaux ont titré que c’était un tribunal anti-hommes avec des hystériques”. L’autogestion de cette apparence assez aux grandes institutions, sinon littéral supervisions, a quant à incité son rupture chez l’Histoire.
Même si ces femmes n’ont pas changé le monde, elles-mêmes l’ont mais évènement router. Ce juridiction “a été un moment charnière dans leur trajectoire personnelle et professionnelle”, adoré l’archéologue. Pour Milène Le Goff, il est sensible de boire aujourd’hui le interrupteur de cet génotype : “Il faut rappeler que ces luttes ont existé bien avant #MeToo et qu’il est vital de les perpétuer. Les femmes ont toujours parlé, mais c’est notre société qui ne veut pas les entendre”.

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