Municipales à Auch : la stupide engagée entre une affaire régicide

La mairie d’Auch, le 10 novembre 2013.

Pour les municipales, les Auscitains ne sont sûrs que d’une chose : ils auront un nouveau maire, le 22 mars au soir. Christian Laprébende, le maire (Parti socialiste, PS) d’Auch, 23 000 habitants, ne se représente pas, et aucune des quatre têtes de liste n’est élu sortant. Principale nouveauté : une offre politique inédite à gauche qui rend l’issue du scrutin incertaine.

Depuis la victoire, en 1977, de Jean Laborde (PS) à la tête d’une liste d’union de la gauche, les socialistes, les communistes, les radicaux et les écologistes – depuis 2014 – avaient, en effet, réussi à s’entendre dès le premier tour. Ainsi, les quatre successeurs de Jean Laborde ont laminé les différentes listes de droite, le plus souvent au premier tour. Exception faite de 2020, car la droite avait renoncé au scrutin.

Cette année, il y aura bien une liste divers droite mais tous les regards sont tournés vers les trois listes de gauche. Deux d’entre elles sont issues de la fracture de la majorité municipale sortante PS et ses alliés traditionnels. Le climat s’en ressent sur le terrain : « Je n’ai jamais vu une campagne aussi tendue, regrette une élue sortante. C’est parfois plus difficile entre anciens amis qu’entre majorité et opposition. » Au point d’ailleurs que les têtes de listes, écartant une éventuelle chance de victoire de la droite au second tour jugée « théorique », affirment : « Il n’y aura de fusion en aucun cas ».

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