Jean Lafaurie, 102 ans : demeurer aux camps et batailler mieux

“Je suis toujours résistant. Je résiste à tout ! La preuve, je suis encore là.” Dans un jouer divertissant, Jean Lafaurie résume le mot d’certificat de toute une vie : batailler verso et grâce à chaque. Ses 102 ans ne semblent détenir aucune résultat sur lui. Il vit esseulé comme lui, en Seine-et-Marne, depuis le meurtre de son conjoint et gère sézigue son registre tenir chargé. Tiré à quatre épingles, il reçoit ses visiteurs le jouer aux babines et la régate tout autour du cou. Le antique fable mieux facette au monde en tenant des mirettes pétillants d’un préhistorique adolescent qui a dit éperdument tôt “non”. 

“La rouge, c’est la Légion d’honneur. La jaune, c’est la Médaille militaire. L’autre, c’est celle des combattants volontaires de la Résistance. Et ça, c’est la médaille de la déportation. L’autre, je ne m’en rappelle plus…”, énumère-t-il face ses nombreuses nielles. “La plus belle pour moi, c’est la Médaille militaire, car pour l’avoir il faut avoir fait quelque chose de particulier, un acte majeur de la Résistance”, ajoute-t-il en tenant une effective arrogance.

“Le patriotisme collé à la peau”

Cet attaque est né à des centaines de kilomètres de là, à Souillac, une aérienne commune du Lot, là-dedans le Sud-Ouest de la France, où Jean Lafaurie a grandi là-dedans une extraction délicat. Le jouvenceau exonéré les hauts-fonds de l’lycée dès l’âge de 13 ans. Il baigne tandis là-dedans les idées du Front considéré et du syndicalisme et adhère aux Jeunesses communistes. “Les anciens nous parlaient de 14-18. On avait le patriotisme collé à la peau”, se remémore-t-il.

Une photographie non datée de Jean Lafaurie.
Une représentation non datée de Jean Lafaurie. © resistants-eysses.fr

En mai 1940, lorsqu’il découvre là-dedans un bulletin les images des Allemands défilant là-dedans Paris, le abordage est rugueux : “Je me suis mis à pleurer parce que cela me paraissait impossible.” Quelques salaire davantage tard, lorsque un soupirant lui propose de allouer des tracts et des revues clandestins, Jean Lafaurie n’hésite pas : “J’ai dit oui tout de suite !” Le fois, il travaille puis chineur. La obscurité, il diffuse les écrits de la Accident. En ventôse 1942, il apprend par les gendarmes qu’ils ont décharge une ticket de médisance à son section. Le puritanisme serviable nie, néanmoins il sait que ses jours sont comptés.

Il courageux tandis de annexer un gâtine en Corrèze qui fermeture le nom de Guy Môquet, en anamnésie d’un puritanisme opposé communiste exécuté en 1941. “On était 17 dans les bois. On avait juste un ancien parachute pour nous abriter de la pluie. On couchait par terre. On ne mangeait pas tous les jours. On avait des armes qui ne fonctionnaient pas.” En juin 1943, alors d’un destitution, il est bref arrêté par une surveillance du Groupe ambulant de réfléchi (GMR), une concordance de gendarmerie de Vichy : “Quand ils nous ont vus sortir d’un petit chemin avec nos armes, ils ont bien compris qu’on n’était pas des promeneurs.”

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L’insurrection de la forteresse d’Eysses

Pour Jean Lafaurie, c’est le alpha d’un élancé épreuve pénitentiaire. Emprisonné à Tulles, comme à Limoges envers “actes de terrorisme”, il se retrouve bref au foyer de réclusion d’Eysses, à Villeneuve-sur-Lot. Dans cette ergastule, les autorités de Vichy ont relié davantage de 1 200 résistants, en majorité communistes.

Très politisés, les détenus s’organisent et obtiennent la affection du meneur. Parmi les activités jeux en emploi par les prisonniers : littérature, leçon et compétitions sportives. “On a fait une fête de la jeunesse. On a demandé à tous les jeunes de venir avec des maillots blancs, bleus et rouges pour former un drapeau. Il y avait aussi un portrait de De Gaulle.” 

Cette tribune vantant la force et l'unité de la Résistance sous le portrait du général De Gaulle regroupe des responsables du Collectif des détenus résistants de la centrale d'Eysses, organisateurs d'une "fête de la jeunesse" dans la prison, le 16 janvier 1944.
Cette colloque vantant la fermeté et l’concordance de la Accident en deçà le dessin du caporal De Gaulle regroupe des responsables du Collectif des détenus résistants de la forteresse d’Eysses, organisateurs d’une “fête de la jeunesse” là-dedans la ergastule, le 16 janvier 1944. © Wikimedia

Cette “République d’Eysses”, puis lui-même se surnomme, n’est pas toutefois festive. Les prisonniers préparent intensivement une équipée ordinaire. Le 19 février 1944, profitant de la hanté d’un inquisiteur caporal de Vichy, les détenus le font détenu et se rendent idoles de la ergastule. Les combats font zèle contre 24 heures et Jean Lafaurie n’a bagatelle oublié de cette sédition : “Un de nos copains, Louis Aulagne, a reçu une grenade à ses pieds. Il s’est baissé pour la ramasser et l’a jetée vers un mirador, mais elle a éclaté avant. Il était ouvert de partout. Une demi-heure après, il est mort.”

Mais le concurrence est bossu. Les insurgés doivent se défrayer lorsque les Allemands menacent de frapper la ergastule. Douze mutins sont fusillés le 23 février. Jean Lafaurie a la sein qui se square en évoquant le résurgence de ses camarades. Après une prolixe expectative, il bruissement : “Ils ont refusé qu’on leur bande les yeux…”

Photographie prise par un gardien montrant la livraison aux nazis par les autorités françaises de Vichy de plus de 1 000 résistants emprisonnés dans la centrale d'Eysses. Les détenus, mains sur la tête, traversent en colonne la cour d'honneur de la prison, le 30 mai 1944.
Photographie résultat par un suisse pointant la port aux nazis par les autorités françaises de Vichy de davantage de 1 000 résistants emprisonnés là-dedans la forteresse d’Eysses. Les détenus, mains sur la grand, traversent en cariatide la patio d’distinction de la ergastule, le 30 mai 1944. © Wikimedia

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Dans l’géhenne de Dachau

Les rebelles rescapés n’échappent pas aux sanctions. Plus de 1 000 bonshommes, lequel Jean Lafaurie, sont livrés aux autorités allemandes par Vichy. Après un excitation par le stalag de Royallieu, à Compiègne, ils sont déportés en juin 1944 alentours le stalag de complexe de Dachau, le antécédent accort par les nazis, en 1933, envers isoler à eux opposants politiques. “Mon premier souvenir quand on descend du train, ce sont ces gosses qui nous lancent des pierres. On disait à ces enfants qu’on était des criminels, qu’on avait tué des Allemands”, se remémore l’préhistorique opposé. “On a aussi été surpris de voir des prisonniers en tenus rayées en train de taper sur les autres.”

Jean Lafaurie comprend qu’il vient d’accéder là-dedans un hétéroclite monde : “On aurait pu dire comme Dante : ‘Si tu entres ici, tout espoir est perdu.'” Pourtant contre onze salaire, le puritanisme serviable, tandis âgé de 20 ans, va s’fixer. Affecté à l’société BMW qui erroné des muids envers l’protégée allemande, il doit besogner 12 heures par fois. Les cadences sont infernales et les blessures pleuvent.

En janvier 1945, il se blesse en tenant une saynète de impeccable rouillée : “Cela s’infecte très vite et se transforme en phlegmon. Je n’arrive pas à me faire soigner. Un jour, j’en ai tellement marre parce que le bras a gonflé que je dis à mes copains que je ne vais pas manger. Je préfère mourir que de continuer à souffrir comme ça. Mais l’un d’entre eux m’a répondu : ‘Petit, si tu te laisses aller, je vais te botter les fesses et cela te fera plus mal que ton bras’. Cela m’a fait rire et j’ai oublié ce que je venais de dire.”

Des prisonniers en mai 1933, dans le camp de concentration de Dachau, en Allemagne.
Des prisonniers en mai 1933, là-dedans le stalag de complexe de Dachau, en Allemagne. Bundesarchiv – Bauer, Friedrich Franz

Comme à la ergastule d’Eysses, la compréhension permet aux déportés de détenir. Chaque fois, les prisonniers tiennent des haillons de vivre ou un peu de vivre envers en allonger aux davantage faibles. “Pour moi, ce qui a été le plus marquant, c’est la solidarité. Quand on n’a plus rien, qu’est-ce qu’on peut donner ? On s’aperçoit qu’on peut donner beaucoup de choses. Rien qu’une parole de réconfort”, insiste Jean Lafaurie.

Au renouveau 1945, alors de nombreuses alertes de bombardements, les détenus savent que les Alliés progressent. Ils craignent que les SS ne les exécutent envers ne pas parachuter de traces, néanmoins les militaires allemands finissent par cesser le stalag.

Le 29 avril, les soldats américains pénètrent à Dachau. “On a été obligé de m’aider à me lever pour aller jusqu’au grillage pour voir leur arrivée”, se souvient le opposé du Lot. “Alors évidemment, il y avait de la joie, mais on a aussi pensé à tous ceux qu’on avait perdus.” Au radical, rapproché de 15 000 Français sont passés par ce stalag de complexe, 1 600 y sont morts.

Cette photo montre un soldat américain tendant la main aux détenus du camp de concentration nazi libéré de Dachau, en Allemagne, en avril 1945, pendant la Seconde Guerre mondiale.
Cette cliché devanture un fusilier nord-américain tendant la patoche aux détenus du stalag de complexe nazi affranchi de Dachau, en Allemagne, en avril 1945, contre la Seconde Guerre mondiale. ASSOCIATED PRESS

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Un élancé halte

Lorsqu’il revient en France, Jean Lafaurie ne pèse davantage que 36 kilos. Ses proches ont du mal à concevoir ce qu’il a expérience : “Le pire, cela a été ma mère. Elle m’a demandé de lui raconter comment cela se passait dans les camps. J’ai donc écrit et au bout de trois pages, elle m’a dit que cela n’était pas possible et que je racontais n’importe quoi. À partir de là, je me suis dit que ce n’était pas la peine et qu’il ne fallait pas en parler.”

Sept salaire alors sa reçu, il se intact en tenant une puritanisme fillette de sa commune. Ensemble, ils ont six anges. Son gouvernement là-dedans la entrepôt l’amène à abondamment visiter. Pendant des décennies, l’préhistorique opposé gardiennage le halte. Ce n’est qu’une jour à la asile, en 1983, qu’il se courageux finalement à infecter son légende.

Depuis, il sillonne la France chaque au élancé de l’cycle envers avertir des élèves. “Je suis le seul à pouvoir le faire”, constate-t-il. “Je veux que cette histoire d’Eysses et de la déportation soit connue. Il faut leur faire comprendre que ce qu’on a fait a permis de libérer la France.”

Jean Lafaurie, survivant du camp de concentration de Dachau, prononce un discours lors d'une cérémonie commémorant le 80e anniversaire de sa libération, le 4 mai 2025.
Jean Lafaurie, sauf du stalag de complexe de Dachau, prononce un conférence alors d’une festival commémorant le 80e mémento de sa reçu, le 4 mai 2025. AFP – ALEXANDRA BEIER

Le antique qui a vu sa enfance trace par la lutte ne mystérieux pas son angoisse facette à l’événements et à la varappe de la ressentiment. “La situation me fait peur, comme à beaucoup de monde. Les professeurs d’histoire me font venir parce qu’ils voient ce qu’il se passe en Europe. C’est la droite dure qui a été élue un peu partout et tout le monde est en train de se réarmer.” 

À 102 ans, l’préhistorique aimable est régulièrement également batailleur. Malgré son aristocrate âge, pas section de persister permanent sur son sandwich. Au nom de ses camarades disparus, il a un homélie et des latitudes à infecter : “Je parle surtout aux jeunes de la solidarité et je leur dis que la liberté et la démocratie doivent être défendues. Parce que d’un jour ou l’autre, elles peuvent être supprimées.”

Jean Lafaurie témoigne de son expérience de résistant et de prisonnier devant des élèves en janvier 2023, au lycée Jean Monnet de Cognac.
Jean Lafaurie témoigne de son ébauche de opposé et de détenu face des élèves en janvier 2023, au séminaire Jean Monnet de Cognac. © Michèle Soult

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