Pro D2 : “Ce soir, je n’ai aucun regret”, les premières réactions postérieurement la perte du SU Agen vers Vannes

l’ingrédient
Vendredi 3 avril, le SU Agen s’est courbé vers Vannes au lice Armandie (22-49). Les réactions.

Mauricio Reggiardo (diriger du SU Agen) : “Le premier sentiment ce soir est un sentiment de fierté. On a fait le match qu’on voulait faire. Dans l’engagement, dans le rugby, dans les intentions. On est allés au bout de ce qu’on voulait faire. Mais en face, il y a du travail qui a été fait. Il y a des fautes que tu fais, contre 90 % des équipes, ça passe. Mais pas contre Vannes. Quand vous commettez des erreurs contre le RCV, vous le payez cash. Staff, coachs, joueurs, on doit tous apprendre de cette équipe. C’est un club qui va monter en Top 14. Il faut s’améliorer et travailler. Vannes est une équipe qui va marquer l’histoire de la Pro D2. Ils sont formatés pour ça. Aujourd’hui, je n’ai aucun regret. Je peux vous garantir que je vais bien dormir ce soir. On a un rugby qui peut faire mal. On les a mis en difficulté par moments. Mais on a trop de points d’amélioration pour pouvoir les battre. On a eu pas mal d’occasions, mais on joue le leader du championnat qui maîtrise parfaitement son rugby. Ils sont cliniques. C’est une machine très bien huilée. Nous, on a joué notre rugby. On s’est envoyés. Les joueurs sont déçus et frustrés d’avoir perdu. Ils ont cru jusqu’au bout qu’ils pouvaient gagner ce match. Ils se sont battus pour ça. Je n’ai rien à reprocher à mes joueurs. Ils ont eu un engagement sans faille ce soir. Il nous reste cinq matchs, on va les jouer à fond. On ne veut pas avoir de regrets. Je veux bien finir avec ce groupe.”

Santiago Socino (talonneur du SU Agen) : “On est fiers de ce qu’on a fait. On était dans le match pendant cinquante minutes. Mais on a joué contre une équipe qui est première du championnat, qui est très forte. C’est le but de ce groupe de grandir, de devenir une équipe constante pendant quatre-vingts minutes. Au moment de l’interception, on n’a pas perdu le fil du match. On n’a pas lâché. On a toujours essayé de mettre du rythme à Armandie. Cette fois-ci, on n’a pas réussi. On veut gagner à Aurillac. De toute façon, on n’a jamais été maîtres de notre destin. Si on gagne les cinq prochains matchs, on est dans le top 6. C’est toujours notre objectif. On a toujours ça dans la tête, jusqu’à ce que ce soit mathématiquement plus possible.”

Hayam El Bibouji (talonneur du RC Vannes) : “On est contents de rentrer dans l’histoire du club. En plus, Vannes n’avait jamais gagné à Agen. C’était un gros match, très rude. Ça a vraiment tapé devant, ça a beaucoup joué. Je n’avais jamais joué autant en Pro D2 (76 minutes). La dernière fois, c’était à Suresnes. Quand on prend les deux cartons jaunes, on se dit que les dix minutes sont importantes et qu’il ne faut pas lâcher. Le coach nous a aussi remis en ordre à la mi-temps, car on faisait trop de fautes. On veut rentrer dans l’histoire du rugby, ça nous motive d’aller chercher les records, notamment le record de points en Pro D2. On a fait plus de dix fautes, on doit mieux régler la discipline. J’étais très content de revenir, le SUA m’a donné mes premières minutes en Pro D2. Je ne l’oublie pas. J’ai encore plein de copains à Agen.”

Peyo Muscarditz : “C’est la réalité de la différence de niveau entre les deux équipes”

Peyo Muscarditz (attachement du SU Agen) : “On a perdu contre meilleur que nous. C’est la réalité de la différence de niveau entre les deux équipes. Vannes est une équipe qui est au-dessus, ils ont enchaîné une dixième victoire de suite. On a été trop souvent indisciplinés. On est déçus pour le public. C’était un plaisir de jouer un tel match devant autant de monde. Je voulais les en remercier, on a été très bien soutenus. On n’est pas assez pragmatiques. On est obligés de passer par ces phases où on fait l’ascenseur émotionnel. On est une équipe en construction. On sait d’où on vient et on n’a pas été ridicules ce soir. Avec nos armes, on va continuer cette fin de championnat. Il faut y aller avec le souci du détail et de l’ambition. On veut progresser et donner une belle image du SUA. L’ambition du top 6 ne nous a jamais mis de pression supplémentaire. On joue pour se faire plaisir. On pense à notre construction. Et il y a encore du boulot.”

Léon Boulier (témoin bordure du RC Vannes) : “Ce record de dix victoires de suite, on en a parlé vite fait entre nous. Mais ce n’était pas un objectif. On veut juste avoir cet état d’esprit de gagner tout le temps. On s’habitue à gagner, on a 100 % confiance. Agen avait l’espoir de revenir dans le top 6, on l’a senti sur ce match. Notre performance collective est énorme. Le cinq de devant a été énorme, notamment en défense. Tout le monde a fait le job. Tout le monde a répondu présent.”

Jean-Noël Spitzer (diriger du RC Vannes) : “Le record de victoires de suite est important. Il faut laisser un héritage, je le répète souvent aux joueurs. On est un jeune club et il faut laisser des choses pour les générations suivantes. Il y a des records intermédiaires qui nous tiennent à cœur. Dépasser les 100 points en Pro D2, être invaincus à la Rabine… ce sont des objectifs, plus vis-à-vis de nous-mêmes que vis-à-vis des autres équipes. On veut faire mieux que les saisons précédentes. Quoi qu’il arrive, cette saison sera extraordinaire pour nous. On avait ciblé ce match, car Agen était dans la course au top 6. On savait qu’il y allait y avoir du monde dans le stade et on voulait être bons dans ce type d’ambiance.”

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