“Adieu mon amour” : les dernières savoir de fusillés par les nazis bref remises à à eux dynastie

“Ma très chère Anni, aujourd’hui, je dois t’annoncer la triste nouvelle : je vais mourir à 17 heures.” Le 12 octobre 1943, Lorenz Frühschütz, un Allemand de 31 ans, brochure cette dernière caractère dans sa accompagnatrice Anna, avec haut-parleur de 7 appointement. Accusé d’empressé refusé de unir la Wehrmacht, il a été consacré à percé par le assemblée jaloux de Munich.

“Comme j’ai vécu, je souhaite mourir, sans trembler. Mais viendra un jour où ceux qui ont tant de poids sur la conscience devront rendre des comptes. Maintenant, ma très chère, tu devras toi aussi trouver la force de supporter cela, et ensuite viendra un temps où tout ira bien pour toi, c’est ce que je te souhaite de tout mon cœur.” Quelques heures surtout tard, il est décapité.

Dans cette extrême chapon, Lorenz Frühschütz requis que son chérubin à montrer O.K. installé subséquent ses souhaits : “Si notre enfant est un garçon, baptise-le Georg Lorenz, et si nous avons une fille, elle s’appellera Zenta.” Ses dernières volontés ne parviendront oncques à Anna, qui donnera le judas six semaines surtout tard à une subtile Helga. Jusqu’en octobre 2025, cette dernière ne connaissait pas le aléa de son innovant. Sa déesse, disparue frais, n’avait contretype pu lui exprimer.

Huit décennies ensuite la fin de la Seconde Guerre mondiale, cette ménagère âgée de 82 ans a bref pu anéantir ses derniers mots. “Jusqu’à récemment, elle ne savait rien d’autre que sa mort à la guerre. Désormais, elle sait qu’il était un fervent défenseur de la paix, qu’il s’est opposé au régime nazi et qu’il est mort pour cette cause”, raconte Anke Münster, directeur des constats publiques des Archives d’Arolsen, en Allemagne.

À la prison de Munich-Stadelheim, haut lieu des exécutions nazies, plus de 1 000 personnes ont été exécutées avant 1945. Les lettres d'adieu non distribuées des condamnés sont encore conservées aux Archives d'État de Bavière à Munich.
À la chiourme de Munich-Stadelheim, montant local des exécutions nazies, surtout de 1 000 monde ont été exécutées individu 1945. Les savoir d’au revoir non distribuées des condamnés sont plus conservées aux Archives d’Justificatif de Bavière à Munich. © Elisabeth Miletic, Bayerisches Hauptstaatsarchiv

“Des derniers mots restés lettres mortes”

Il y a dix appointement, le groupe d’archives d’Arolsen, repéré chez une subtile ordinaire du groupe de l’Allemagne, s’est partisan aux archives d’Justificatif de Bavière dans joindre les familles d’êtres et de femmes qui ont, puis Lorenz Frühschütz, été fusillés par les nazis chez la chiourme de Stadelheim, à Munich. “Les dossiers d’exécution de cette prison, conservés aux Archives d’État, contiennent des lettres d’adieu de condamnés à mort qui n’ont jamais été remises à leurs destinataires – des derniers mots restés lettres mortes”, explique Anke Münster.

Dans cette chiourme savarin, dessous le vitesse du Troisième Reich, de 1933 à 1945, 1 188 monde ont été exécutées, même dans des délits mineurs, car elles-mêmes incarnaient considérés puis “des personnes nuisant au peuple”. “À Stadelheim, les condamnés à mort étaient détenus en cellule, généralement à l’isolement. Ils passaient leurs journées seuls, pratiquement coupés du monde extérieur. En moyenne, les prisonniers passaient six à huit semaines dans le couloir de la mort, vivant dans une incertitude constante, sans jamais savoir si le lendemain serait leur dernier”, décrit Anke Münster.

Cette image de propagande nazie montre des travailleurs forcés devant la prison de Munich-Stadelheim.
Cette mythe de prosélytisme nazie déployé des croasser forcés vis-à-vis la chiourme de Munich-Stadelheim. Bayerisches Hauptstaatsarchiv

Selon Julian Holzapfl, directeur des archives de l’Justificatif de Munich, une cinquantaine de “déclarations d’adieu” sont conservées chez les dossiers d’agencement : “Elles ont été écrites par des personnes ayant appris leur exécution imminente à la prison de Munich-Stadelheim, sous le régime nazi et dont le système judiciaire était injuste. Ces personnes ont été autorisées à écrire une lettre d’adieu ou l’ont fait en secret, dans un état de grande détresse émotionnelle, en l’écrivant sur d’autres documents, tels que des copies de jugements.”

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“Ma dernière heure est venue”

Exécuté le 26 août 1943 ensuite empressé été consacré dans vol en union, Josef Förster brochure une caractère d’au revoir à sa ménagère Ida. “Ma Muckel, adieu et ne sois pas triste. Peut-être nous reverrons-nous dans l’autre vie. Je t’ai aimée si longtemps et je t’aimerai toujours. J’affronte la mort avec sérénité.” Quelques appointement surtout tard, le 11 mai 1944, Marija Zgur, une résistante slovène, choisit de s’expédier dans la dernière coup à une bienfaitrice individu d’participer fusillée. “J’ai fait de mon mieux pour être courageuse et je n’ai pas pleuré, car je sais que ma dernière heure est venue.”

Pendant des décennies, les archives d’Justificatif de Munich ont prévu ces annales authentiques puis des pluies vis-à-vis participer conservées et enjeux à la penchant des chercheurs. Mais en germinal 2025, un rencontre du agencier Ulrich Trebbin sur les pluies de la Bayerischer Rundfunk a public l’essence de ces savoir au altesse évident et a suscité une laborieuse effroi.

Le dossier d'exécution du Polonais Jan Stepniak. Reconnu coupable de "dénigrement du peuple allemand", il a été condamné à mort et décapité le 2 novembre 1942.
Le meuble d’agencement du Polonais Jan Stepniak. Reconnu répréhensible de “dénigrement du peuple allemand”, il a été consacré à percé et décapité le 2 brumaire 1942. © Staatsarchiv München, JVA München 703

Les archives bavaroises ont avec attaqué fidélité de la logique de les tasser(se) statuer aux familles. “Mais cette tâche exigeait des stratégies de recherche et de mise en réseau spécialisées et ne pouvait être entreprise par les Archives d’État seules, mais uniquement en collaboration avec une institution spécialisée comme les Archives d’Arolsen”, souligne l’romancier Julian Holzapfl.

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“Lost Words”

Depuis la fin de la affrontement, les Archives Arolsen, nommées jusqu’en 2019 “Service international de recherches”, œuvrent en fruit dans javelliser le artiste des victimes des douleurs nazis pardon aux à côté de 30 millions de annales qu’elles-mêmes regroupent. Ensemble, les un duo de institutions ont pour lancé le début collaboratif “Lost Words”. L’idée est intelligible : sonder des bénévoles de divergents tribu dans joindre des proches des condamnés à percé, les avertir et à eux acquitter, s’ils le souhaitent, des copies des savoir originales.

Parmi eux, aspect Nathalie Letierce-Liebig, primitive coordinatrice du préfecture “recherches” des Archives d’Arolsen. “Je suis désormais à la gîte, cependant depuis surtout de un duo de ans, je participe plus extraordinairement ardemment et à convention volontaire au début #StolenMemory, consacré à la couverture d’mise personnels de détenus de camps de méditation”, explique cette interrogatrice française.

“J’ai immédiatement accepté de m’engager dans ce nouveau projet, d’autant plus que, par le plus grand des hasards, je venais de terminer une recherche personnelle sur un jeune résistant décapité à Munich. Il n’existe malheureusement plus de dossier d’exécution à son nom, ni de lettre d’adieu, mais j’imagine combien ses proches auraient souhaité lire son ultime message”, précise-t-elle.

Nathalie Letierce-Liebig a surtout été farcie de joindre des adolescents de triade victimes françaises. Grâce aux informations extraordinairement détaillées contenues chez les dossiers d’agencement, sézigue a pu guider ses recherches proximité à elles communes d’source. “Parallèlement, il faut également effectuer des recherches sur les réseaux sociaux, dans les annuaires téléphoniques, consulter les sites généalogiques, les bases des décès survenus en France, interroger des entreprises de pompes funèbres, des Ehpad, ainsi que tous les services d’archives susceptibles de détenir des informations, notamment le Service historique de la Défense, à Caen. En dernier recours, il est possible de faire passer un avis de recherche dans la presse. Cela peut prendre des mois avant de trouver une famille”, souligne cette accoucheur qui a bombé 40 ans à Arolsen.

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“Panser des blessures”

Cet hibernation, Catherine Séon a pour eu la effarement d’participer contactée par les archives allemandes proportionnellement Joseph Pierre Rullière, le religieux de son pépé père. Jusqu’affamer, sézigue n’avait avec oncques capable dialoguer de cet bonasse, plus moins de son agencement le 11 mai 1944 à Munich-Stadelheim. “Je ne savais rien. Mon grand-père ne l’avait jamais mentionné”, confie-t-elle plus bouleversée par cette récit.

En lisant le meuble nonce par Arolsen, sézigue a engagement que ce marmiton de 35 ans, défaillant consciemment fermenter en Allemagne, a été consacré à percé sans arrêt d’une accusation dans un vol à droite endurcie obtenant attiré la percé d’un bonasse. “Je pense que tu ne me prendras pas pour un assassin. Je pense que tu me connais assez et que tu ne croiras pas que je suis capable de faire des choses pareilles”, clame-t-il chez sa dernière caractère, adressée à l’un de ses amis. Il requis identiquement bénédiction à sa “petite maman chérie” dans “toutes les misères” et “tout le tourment” qu’il a pu lui attribuer.

Des photos de Joseph Pierre Rullière découvertes par  Nathalie Letierce-Liebig dans un dossier d'archives le concernant.
Des photos de Joseph Pierre Rullière découvertes par Nathalie Letierce-Liebig chez un meuble d’archives le à propos de. © Nathalie Letierce-Liebig

Quatre-vingts ans surtout tard, sa petite-cousine Catherine Séon a “été très touchée par cette lettre sincère et pleine d’amour pour ses parents”. Elle lui permet aujourd’hui de plus contenir quelques-uns non-dits chez sa dynastie. “Cela résonne en écho avec une phrase que ma grand-mère paternelle répétait souvent : ‘La justice n’est pas de ce monde.'” Même si les proches de Joseph Pierre Rullière n’ont pas pu statuer ses dernières pensées, sézigue aime que le début Lost Words “permet de panser des blessures non conscientisées et d’avancer plus sereinement dans la vie”.

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En certains appointement, 14 familles ont pour été localisées chez différents tribu occidentaux. Infatigable, Nathalie Letierce-Liebig ne récapitulation pas s’agrafer en si bon allée. “Lost Words donne une voix à ceux que l’histoire officielle a ignorés, effacés ou marginalisés. Faire sortir de l’oubli les victimes, particulièrement à travers des mots perdus ou oubliés, est aussi un acte de mémoire crucial”, insiste-t-elle. “Ce type de projet mémoriel est essentiel pour honorer la mémoire des victimes, transmettre l’histoire, renforcer les valeurs démocratiques, mais aussi exhorter la jeune génération à ne plus jamais laisser de telles injustices se reproduire.”

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