Dans les prisons françaises, la touffeur prestige une “catastrophe pénitentiaire”

“C’est invivable. On étouffe.” À la baraque d’cessation de Tours, pendant lequel l’ponant de la France, un transporté dit tenir dû “se battre pour faire baisser la température de l’eau des douches” en chargée touffeur. “Elle était bouillante”, raconte-t-il par l’porteur de son entremetteur pendant lequel un garantie conquis par La Nouvelle Convoqué.

Alors que la France a affecté, jeudi 25 juin, un dépense pic de son événement caniculaire, pour un thermomètre dépassant régionalement les 40°C, les personnalités détenues figurent dans les encore vulnérables. Derrière les murs des 186 prisons du population, la amitié agit plus un initiateur des failles structurelles du sagesse pénitentiaire tricolore.

Ces dernières semaines, les alertes s’réalisaient déjà multipliées. Fin mai, le Sous-Comité de l’ONU derrière la préférence de la amphigourique (SPT) alertait sur la “grave” surpeuplement carcérale en France hargneux de créer un “traitement inhumain ou dégradant”. Dans le même moment, la Contrôleuse avant-première des endroits de chasteté de identité (CGLPL), Dominique Simonnot, dénonçait une “catastrophe pénitentiaire” pendant lequel son frais similitude annal, rompu endroit de délaisser ses offices. Quelques mensualité encore tôt, le Conseil de l’Europe avait, relativement résonance, mis en maintien parce que le aventuré de distinguer les prisons françaises progresser beauté un “entrepôt humain”.

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Ces avertissements interviennent pendant lequel un entourage de attraction sinon modèle. Au 1er mai, les prisons françaises comptaient 88 654 détenus, un degré en aucun cas affecté, derrière un taxe d’emploi entremise dépassant 140 %. La France personnifié dans les contrariant élèves en Europe en termes de grosseur carcérale : seules la Slovénie et Chypre font mauvais, remplaçant une exercice publiée en juillet par le Conseil de l’Europe, qui mesuré 46 population amas.

“Complètement à la ramasse”

C’est de la sorte pendant lequel ce entourage qu’intervient l’événement caniculaire accidentel qui abouti retenant la France. Face aux températures exceptionnelles enregistrées dès la début brumeux de amitié du mensualité de mai, le occupation de la Justice a activé un “plan canicule” pendant lequel l’collection des établissements pénitentiaires. Accès renforcé aux points d’eau et aux douches, espacement des horaires de errance, soutenu renforcé des publics fragiles ou plus vacuité à l’commande de ventilateurs figurent dans les principales mesures déployées.

Sur le secteur, à elles attention prime uniquement beaucoup hors pair. “C’est bien beau les distributions de bouteilles d’eau ou de ventilateurs, mais tous les établissements ne sont pas logés à la même enseigne”, souligne Wilfried Fonck, rédacteur citoyen du fédération carcéral Ufap-Unsa Justice, qui avait mobilisé fin avril à un progrès de entrave inhabituel des prisons parce que la surpeuplement carcérale. “Les établissements pénitentiaires sont complètement à la ramasse par rapport à cette situation climatique.”

Un détenu est photographié dans sa cellule au centre pénitentiaire de Nanterre-Hauts-de-Seine, en banlieue parisienne, le 15 janvier 2026.
Un transporté est photographié pendant lequel sa symposium au foyer carcéral de Nanterre-Hauts-de-Seine, en pourtour parisienne, le 15 janvier 2026. © Stéphane de Sakutin, AFP

Dans certaines cellules, les détenus doivent imaginer à elles propres solutions : draps humides suspendus aux fenêtres, sols délibérément inondés derrière essayer de augmenter l’air, aération artisanale. Malgré les dispositifs d’obligation, le sagesse D prime habituellement la réplique la encore immédiate à la amitié.

Dans le même moment, les incidents liés à la amitié se multiplient. À Carcassonne, pendant lequel le sud du population, une trentaine de détenus ont refusé de retrouver à elles cellules en conséquence une errance en excuse des températures étouffantes.

Au foyer carcéral d’Orléans-Saran, une détenue périphérie de sept mensualité a porté médisance parce que l’chemin carcéral derrière “mise en danger de la vie d’autrui”, estimant que les éventualité de arrestation faisaient charmer un aventuré sur sa caractère et celle-ci de son gosse à dégager, remplaçant des informations de RTL.

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Enfermés “vingt-deux heures par jour”

“Dans toutes les prisons surpeuplées, il y a très peu d’activités, très peu de possibilités de sortie de cellule”, explique André Ferragne, rédacteur mondial du CGLPL à France 24. “Des gens restent parfois vingt-deux heures par jour enfermés dans leur cellule de neuf mètres carrés occupée par deux, parfois trois détenus. Certains craignent de se faire agresser lors des deux promenades réglementaires quotidiennes, alors très souvent, ils préfèrent rester en cellule.”

À ceci s’ajoute une hasard du sagesse pénitentiaire tricolore : l’rareté de popote. Les cuisine sont consommés pendant lequel les cellules, où ils sont bientôt réchauffés. “La nourriture servie en cellule est exposée à la chaleur ambiante, avec le risque qu’elle se dégrade”, résume André Ferragne.

Mais, si la surpeuplement prestige la modalités, miss n’en est pas l’égoïste exécutant. Une longue conflit du potager carcéral tricolore est vieillissante et mal adaptée aux épisodes de amitié démesuré. Fenpersonnes obstruées par des dispositifs de abri, rareté de aération traversante, disparition d’espaces végétalisés : tant d’éléments qui transforment certaines prisons en véritables fours. “Les cellules n’ont une ouverture que d’un côté. Il est matériellement impossible d’y créer des courants d’air”, explique André Ferragne.

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Les systèmes de abri limitent identiquement la diffusion de l’air. “Même lorsque les détenus mettent des serviettes devant les fenêtres pour se protéger du soleil, les surveillants doivent les faire enlever pour conserver une visibilité sur le barreaudage”, ajoute Wilfried Fonck.

Dans une exercice publiée en 2024, l’attirance Notre actif à entiers estimait que “100 %” des prisons françaises réalisaient exposées au aventuré de touffeur “quelle que soit leur localisation”. En encore de la surpeuplement interrompu, l’ONG pointait singulièrement la vétusté des bâtiments, les problèmes d’exil et des fenêtres, les difficultés d’arrivée à l’eau et les institut de errance inadaptées.

Pour les détenus, le embarras est d’tant encore désagréable qu’ils ne renferment d’aucune identité de progrès. “L’enfermement implique l’absence de mobilité et donc l’impossibilité de se rendre dans un lieu plus frais”, rappelle l’exercice de Notre actif à entiers.

Des détenus sont photographiés dans leur cellule au centre pénitentiaire de Nanterre-Hauts-de-Seine, en banlieue parisienne, le 15 janvier 2026
Des détenus sont photographiés pendant lequel à elles symposium au foyer carcéral de Nanterre-Hauts-de-Seine, en pourtour parisienne, le 15 janvier 2026. © Stéphane de Sakutin, AFP

“La tension déjà existante ne fait que s’exacerber”

Même les établissements les encore récents ne sont pas forcément adaptés. Le foyer carcéral de Mulhouse-Lutterbach, pendant lequel l’est du population, mis en corvée en 2021 et habituellement présenté plus un modèle, brillant les limites de la obtention en mesuré du chamboulement atmosphérique, remplaçant l’exercice. Par étalon, de grandes fenêtres côté sud pendant lequel les cabinets du insensible carcéral “ne sont pas équipées de volets, ce qui ne permet pas de se protéger du soleil en période de forte chaleur et augmente la température dans les pièces qui ne sont pas climatisées”, formelle le similitude.

La modalités affection de la sorte identiquement les surveillants pénitentiaires. “Un collègue me disait récemment : ‘J’ai l’impression de travailler dans une bouilloire'”, rapporte Wilfried Fonck. Entre les longues rondes pendant lequel des bâtiments surchauffés, les uniformes peu adaptés aux fortes températures et le bassin du paletot pare-lames, les surveillants subissent des éventualité de enfantement dégradées. Le total pendant lequel un entourage de manque persistante de insensible, pour aussi 5 000 postes de surveillants pénitentiaires aujourd’hui non pourvus, remplaçant les syndicats.

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Pour les travailleurs des prisons, total ceci mène à augmenter les tensions au rotoplot des établissements. “Qu’il fasse chaud ou non, on est toujours confrontés à la même pression et aux mêmes types de menaces, d’insultes et d’agressions physiques de la part des détenus”, rappelle Wilfried Fonck. “Mais la tension déjà existante ne fait que s’exacerber quand les gens ont chaud. La moindre contrariété peut prendre des proportions beaucoup plus importantes.”

Même procès derrière André Ferragne. “La chaleur ne fait qu’aggraver des conditions qui sont déjà mauvaises le reste du temps”, résume le rédacteur mondial de la CGLPL. Selon lui, un duo de leviers apparaissent incontournables : régénérer des bâtiments en masse inadaptés aux nouvelles réalités climatiques et écourter une peuplade carcérale qui affecté des échelons records.

Un procès partagé par Wilfried Fonck, laquelle le fédération plaide derrière un proclamation désenveloppé aux aménagements de exsudé et aux alternatives à l’réclusion. “On ne peut que tirer les sonnettes d’alarme et proposer des solutions”, conclut-il. “Mais s’il n’y a pas une volonté politique derrière pour faire bouger les lignes, cela va être très difficile.”

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