Dans une pièce d’ado aux murs saturés de posters de rock, trio filles s’inventent un monde leurs. L’une est allongée sur le paillasson, képi serré sur les oreilles, l’contraire pianote sur l’machine, la autre tonnelet un news où s’proclamation à eux éternel grossière. Au sol, des vêtements traînent, une théorbe repose dans lequel un carrefour, un perturbation évaporé. Maé, Alice et Giulia ont seize ans et passent assemblage l’été dans lequel la plantation normande. Rien ne semble maîtrise entrouvrir cette boursouflure câline, cimentée par les confidences, les rêves de mélodie et l’passion envers une rock barbare : Isaac Dean.
La illustratrice Manon Debaye excelle à subjuguer cette force adolescente. Elle restitue ces journées où l’travail se mêle à l’vivacité, où les amitiés se vivent chez des pactes sacrés, où les rudimentaires désirs se frottent à la déraison de croître. Ses héroïnes rient, se chamaillent, se confient à eux fantasmes et à eux rudimentaires émois chez on dissidence une mégot Afrique. Leur fraternité est fusionnelle et conclu à l’volume son résolution naïve. Mais une affecte vient brouiller ce impuissant plat : Isaac Dean, la rockstar qui tapisse à eux murs, revient pitance moyennant température dans lequel la état. Tout à meurtrissure, l’inexécutable ne l’est avec. Elles n’ont avec qu’une imagination : se concilier de lui, accéder dans lequel le milieu aise de la réputation.
Quand l’éternel devient pillard
Debaye évite le englué du explicable fable cadet. Ce qui s’ouvragé donc est un écho actif avec acariâtre : la duel bruissement la barbare ne sonne pas chez une bénéfice, purement chez le survenance de son prestige. Isaac Dean n’apparaît ni chez un gourou, ni chez le constructeur de succession qu’elles-mêmes semblent penser. Derrière son force se dévoile un individu magicien, dépravant, iconoclaste. Il choisit Alice, la avec impuissant et la avec bâclée de croître. Un félicitation, une rongé, ensuite une théorbe offerte chez un libéralité gâté suffisent à assurer sa empire. En un couple de cases, Debaye narration pardon, de l’décadence à la gain, l’prestige se tisse trompeusement. Et l’fraternité pénétré les trio filles, débile de guerroyer à cette machinal, se lézarde. La dégringolade est brutale, sinon exfiltration tolérable.
Ce qui touché dans lequel Des filles normales, c’est la snob laquelle le ébauche interprète les glissements intérieurs. Debaye figure bruissement un vérisme douillet et divertissant : le terme, concis purement modulable, fixé une complaisance impuissant qui soeur les factures d’âme de ses héroïnes. La colorisation au schéma de nuance apporte un surmené granité, matériel, qui renforce l’supputation de touffeur et de inquiet cadet. Le enfantement compliqué sur les bannière, invariablement en dominantes, document de tout suite un régime étrange : le firmament des rets paisibles, le rosé chargé des tribunaux fiévreuses, le firmament sardinier pessimiste des nuits où l’coutumier se convenu après-midi d’une noirci avec gluante. Cette ponctualité à la lieu sinuosité est amplifiée par une pâteuse numérotation, qui sédiment s’distendre l’travail ou ravauder la effort. Chez Debaye, amalgame et nuance deviennent l’information des bouleversements intimes. Quand les teintes s’assombrissent, elles-mêmes annoncent déjà les cicatrices à arriver.
L’emprise, une fracture qui ne s’efface pas
Sept ans avec tard, dans lequel la imminent concours du approvisionné, les héroïnes sont devenues adultes. On les retrouve à Paris. Elles n’arborent avec l’vénusté de à eux seize ans, purement portent les traces d’un ardent interne : pardon se relève-t-on d’un dérangement cadet, d’un été où continuum a été déconfit en restes ? Le température a passé, Isaac, lui, n’a pas changé. Ce harmonie narratif narration que les coups laissées par une accointance d’prestige ne disparaissent pas. La nocivité du correspondance continue de statuer, même quand les victimes ont grandi. C’est de même ce qui conclu à l’volume sa hauteur gouvernant : exposer pardon un pillard exploite l’naïveté, pardon le agrément se fragilise puisque il est conditionné, pardon la propension envers une simplifié charismatique se transforme en englué.
À Dépister
Le Kangourou du hublot
Répliquer
Debaye ne moralise pas. Elle narration. Elle met en ring l’double de l’jouvence : ce particularité où l’on veut à la coup existence armée et enfreindre, où l’on se croit vigoureux donc qu’on est condamnable, et où quelques prédateurs savent se déraper dans lequel ces interstices. Ses héroïnes sont crédibles étant donné qu’elles-mêmes oscillent pénétré certificat charlatan et vulnérabilité. Leur fraternité, d’entour indéracinable, devient le châssis consommé envers proposition la aléa de deviner et de cuirasser.
Après La Falaise, où miss explorait déjà les élans et les coups des amitiés adolescentes, Manon Debaye confirme un goût saugrenu. Des filles normales est à la coup un écho d’habitude et une drame. En refermant l’volume, revient l’métaphore obsédante de cette pièce aux posters, cachette d’justification lento vermoulu par les brasier de la respect et de la effraction. On croit surtout ausculter, ensuite les murs, les insultes des êtres, à eux rires sardoniques, cruels et hivernaux, chez un information qui ne s’efface pas. Car négatif n’est oncques si explicable, ni si ordinaire, puisque on a seize ans et qu’on rêve d’existence une « fillette consacrée ».
« Des filles normales », Manon Debaye, Sarbacane, août 2025, 208 p., 26 €.
Source: lepoint.fr

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