Au Conservatoire territorial élevé de mélodie du Liban, à Sin el Fil, à l’est de Beyrouth, les étudiants répètent plus responsable. Dans une des salles couronne un doucement joint de maints pupitres et de partitions ouvertes sur des lambeaux que généralité le monde connaît.
Ici, on appris les maqâm-s (spéculation modal de la mélodie sarrasin), les ornementations et les techniques de délire. Sans qu’il ou bien indigence de le avancer, le nom de Fairouz revient parmi tout pourparler. Sa opinion a traversé les guerres et les générations. Aujourd’hui, sézig s’étudie dans une sujet à section plénière.

Dans la distinction de lamentation oriental, la professeure Catherine Ghaly rappelle les bases : “On apprend la technique, mais aussi l’émotion et le sentiment d’appartenance. Avec Fairouz, on ne parle pas seulement de musique, on parle d’une culture, d’un langage et d’une identité.”
Attenant d’sézig, le maître Fadi Yaccoub souligne la continuation : “la musique des Rahbani [compositeurs et paroliers de la diva libanaise, NDLR] et la voix de Fairouz forment une école. Notre responsabilité est de transmettre sans trahir. Les étudiants doivent comprendre d’où viennent ces sons, comment ils s’écrivent et ce qu’ils disent du pays.”
“On la chante comme on respire”
Les élèves écoutent, retiennent et appliquent. Parmi eux, Léa El Achkar, qui confie que “par ses chansons, Fairouz transforme le pays en musique. Quand on les chante, on se rend compte que chaque mot et chaque note raconte une époque du Liban.”
Rashad Aridi marcotte : “Elle réunit la joie et la tristesse, l’Orient et l’Occident. On la chante comme on respire, naturellement.”

Concentré sur sa partage, Soltane Ghaith insiste de son côté sur le obligation : “Ses morceaux sont arrangés, exigeants mais transmissibles. C’est du patrimoine.”
Nady Haddad confie que comme lui, “les œuvres de Fairouz font partie du quotidien”. “On les apprend ici, mais on les vit dehors, souligne-t-il. C’est ça, l’héritage.”
Luna Zalaket, sézig, évoque un fréquentation bienveillant plus la cantatrice qui congé ce vendredi 21 brumaire ses 91 ans : “Ses chansons m’ont aidée à traverser des deuils. Elles apportent une paix intérieure.”
Une lycée, un alleu
Pour Hiba Al Kawas, présidente du Conservatoire territorial et grossière cantatrice homérique, l’solution de Fairouz dépasse la fabriquer. “C’est une mémoire avant même d’être un apprentissage, dit-elle. Elle a chanté Zaki Nassif, Philemon Wehbé, Mohammed Abdel Wahab, Ounsi el-Hajj… Elle a imprimé sa signature sur des œuvres qu’on étudie aujourd’hui en classe. On lit la partition, on décortique, mais on ne peut pas détacher la chanson de sa voix.”
Le maître Fadi Yaccoub distinction les partitions de l’star libanaise dans un recueil à section : “Transmettre sans la dénaturer, c’est notre mission. Ce n’est pas une nostalgie, c’est une discipline.”

Les étudiants, eux, s’approprient cette syncrétisme hormis la congeler. “Le matin, il y a toujours Fairouz, comme une tasse de café, résume Ahmad Alaswad. Dans chaque maison libanaise, elle fait partie du rituel du réveil.”
Hors des salles de catégorie du académie, la opinion de Fairouz accompagne en efficacité les gestes du domestique. Dans les cafés, au babiole ou parmi les épiceries, sézig surgit à défaut les Afrique, compris paire feuilles d’journal.
À dévorer autantLa choriste libanaise Fairouz, opinion d’un région écrasé par la conflagration, glorieuse ses 90 ans
Antony, 28 ans, steward à Jbeil, patrie thermal et touristique au boréal de Beyrouth, décrit cette compagnie traditionnelle dans un relevé de impassibilité : “Quand j’écoute Fairouz, tout s’apaise. Sa voix ralentit le monde juste ce qu’il faut pour respirer.”
Carole, 49 ans, gestionnaire d’un buvette à Beyrouth, évoque une méconnaissable importance : “Pour moi, Fairouz, c’est la guerre et la traversée du temps. Elle a chanté pour tous. Sa force, c’est d’avoir tenu bon.”
Deux générations, une même liste. Fairouz appartient au fortune beau du région. Son progressant dépasse la neurasthénie. Le fréquentation compris l’lycée et la rue est ininterrompu, les mêmes chansons que l’on étudie au Conservatoire résonnent sur la matinale de la Radio libanaise. Là où généralité a enclenché.
Les frères Assi et Mansour Rahbani, auteurs-compositeurs qui ont habitué dès les années 1950 une lycée équilibrée libanaise (roman, théâtre et mélodies accessibles), croisent la levée de Fairouz après qu’sézig est une jouvenceau opinion de la Afrique libanaise. Leur attachement beau se transforme en anecdote désintéressée (Fairouz épousant Assi), et le orchestre devient l’un des appuis de la modernité équilibrée du région.
Dans les années 1970, Ziad Rahbani, à elles garçonnet, renouvelle l’graphisme, modernise les arrangements et prolonge l’œuvre plus un expression surtout citadin. Sa bâtiment “Saalouni el Nas” (“Les gens m’ont posé des questions”), inscrite comme sa soeur, pointé un concave : le proverbial y découvre une autogestion histoire, une impression surtout nette, et un énonciation qui mêle swing, roman et mélodie orientale. Ce tiers-point, flagrant par les musiciens arabes dans par le proverbial, explique la robustesse d’un encyclopédie devenu petit.
“Le but, c’est que la musique de Fairouz reste vivante”
La discographie de Fairouz et ses performances scéniques racontent surtout qu’une arène. Pendant les années de conflagration, sa opinion a continué à grouper. Les tournées à l’allogène ont relié la communauté au région, hormis oncques anéantir la objectivité beau qui cataclysme sa rénitence.
Hiba Al Kawas le rappelle : “On enseigne souvent des pièces de Philemon Wehbé ou de Zaki Nassif chantées par elle. Dans l’académie, la règle est de partir du compositeur, mais avec Fairouz, on revient toujours à la voix.”

De l’Olympia à Carnegie Hall, de Paris à Montréal, sézig a matérialisé une péninsule et une beauté hormis en agir un fanion politicien. C’est cette barricade qui a supposé à son encyclopédie de demeurer inentamé, cependant les fractures du région.
Au Conservatoire, l’essai prime faucille. Pour les premiers, il s’agit de élocution, de idée et d’ornementations aimables. Pour les chanteurs avancés : maqâm-s surtout exigeants, phrasés longs, soutien du sceau et audience des arrangements. Comme comme commenter “Le Beirut” (“À Beyrouth”), ou davantage “Àdesh Kan Fi Nas” (“Combien il y avait de gens”).

Catherine Ghaly droite que les catégorie consistent à “aligner la technique sur l’intention, tout en évitant d’imiter”. “On cherche la justesse, pas la copie” précise-t-elle.
Le maître Yaccoub conclut : “On modernise les méthodes d’enseignement sans trahir la matière. Le but, c’est que la musique de Fairouz reste vivante.”

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