
Diurétiques versés là-dedans un cabaret, entretiens qui virent au victime, centaines de femmes humiliées et quelquefois photographiées : l’diligent Christian Gâteau, ex-cadre du office de la Culture, sidère par son puissance. Révélée en 2019, elle-même n’a régulièrement pas issue sur un combat, mitoyen de sept ans ensuite les faits. Pour la mieux longue infortune des victimes.
Pendant mitoyen de dix ans, des entretiens professionnels ont basculé là-dedans l’imaginaire. Les témoignages racontent une tréteaux récurrente : un rebut présenté également un conversation de enrôlement ou de discours, un cabaret ou un thé nanti ensuite une cursive distraction, alors une tentation d’uriner chatoyante, des maux, quelquefois des vertiges. Certaines finissent par s’uriner à ce niveau, d’distinctes cherchent désespérément des désinvolture, dessous l’œil de celui-là qui les accompagne.
L’diligent perce le 15 juin 2018, alors d’une agglomération professionnelle à la Drac Grand Est : Christian Gâteau, ensuite commandant local rattaché, est interdit en paquetage de reproduire dessous la comptoir les jambes d’une sous-préfète. Le signal déclenche perquisitions et saisies. Dans son concret robotique, les enquêteurs découvrent une monceau de photos volées, cependant plus un tableur où l’serviable consignait rationnellement ses “expériences” : indépendance des femmes, circonstance et milieu de l’bricolage, période pris d’direction du contrecoup, habit observés. Le spéculation est affairé rodé : diurétiques glissés à l’insu des candidates, alors itinéraires pédestrement choisis contre absenter les victimes de continuum position d’virtuosité, jusqu’à l’soufflet.
Interminable recommandation
Fin 2019, Christian Gâteau est mis en audit, placé dessous prestige procédurier, singulièrement contre “administration de substance nuisible”, “agression sexuelle par personne abusant de l’autorité conférée par sa fonction” et “atteinte à l’intimité de la vie privée”, ensuite garder été exclu de la animation officielle différents paye mieux tôt. Invité à regimber à l’date contre de Libération, il reconnaît des faits, continuum en minimisant : “J’aurais voulu qu’on m’arrête avant. C’était compulsif”, assure-t-il ensuite, disant ne pas garder projeté “empoisonner” ses victimes.
À annihiler de la sorte :
TEMOIGNAGE. “J’ai fait pipi devant lui et j’ai commencé à pleurer” : comme Christian Gâteau piégeait ses victimes pour des diurétiques
Le excitation, depuis, tient de la sorte aux chiffres, qui ne cessent de redresser, de ses victimes présumées. Largement mieux de 200 remplaçant la Fondation des Femmes, qui accompagne de nombreuses plaignantes, et décrit “l’une des plus grandes affaires de soumission chimique en France”. “C’est encore impossible à chiffrer, d’autant qu’avec la médiatisation de l’affaire, de nouvelles victimes potentielles se signalent chaque semaine”, souligne Louiser Beriot, avocate de victimes.
Six ans ensuite sa uniforme en audit, annulé combat n’est en vue. L’interpellation procédurier exubérante en octobre 2019 “n’a toujours pas abouti”, déplorait la Fondation des Femmes l’été jeune, dénonçant une recommandation au réduit et des victimes tenues à altérité : très n’auraient été entendues que par des policiers, stupidité de température contre idée reçues outre par la père. Un “délai anormalement long” contre Louise Beriot, résultat d’un délai reçu “au début” de la façon et d’un chemise qui aurait obligation “presque un cabinet dédié” de par son puissance.
Pourquoi l’recommandation inébranlable de la sorte beaucoup
Ouverte à l’arrière-saison 2019, l’interpellation procédurier visant Christian Gâteau n’est régulièrement pas close six ans mieux tard. Une étape phénoménale, qui alimente l’méconnaissance et la rancune des victimes. Mais poupe cette atermoiement, méconnaissables facteurs structurels et procéduraux se cumulent. “Il y a peu de dossiers qui mettent autant de temps”, déplore Me Louise Beriot. Selon elle-même, l’un des nœuds du gêne se situe dès le projection de l’recommandation. “Le dossier n’a pas forcément été apprécié à sa hauteur au démarrage”, explique-t-elle. Ce délai principal aurait pesé obstinément sur la continuité de la façon.
L’puissance sauvé dimension de l’diligent constitue un joint entrave grave. Plus de 200 victimes ont été identifiées par les enquêteurs, et de nouvelles apparaissent mieux invariablement. Or, “les juges travaillent à budget constant, avec leurs autres dossiers à côté”, rappelle Me Beriot. Chaque renseignement condamnation implique des auditions, des moeurs d’culture supplémentaires et des notifications à l’bagad des parties civiles, ce qui ralentit obligatoirement l’bagad de la façon. À ceci s’ajoutent les contraintes matérielles de la intégrité. L’recommandation repose sur un chiffre limité de magistrats et de greffiers, ensuite même que quelque certificat – expertises, demandes des parties civiles, convocations – doit idée axiomatique et communiqué.
Enfin, la façon a de la sorte pâti d’un dérangement de père d’recommandation, un original vague cependant qui, là-dedans un chemise déjà en délai, a contribué à élargir mieux les délais. “Il a fallu rattraper le retard du démarrage”, résume Me Beriot.
Pour les victimes, cette masse de facteurs nourrit un emballé penchant d’liquidation. Elles demandent précédemment continuum de la clarté. “Il faut qu’on nous indique une date d’achèvement prévisible de l’instruction”, insiste l’avocate. Sans carnet évident, cette assurance, indéfini, est vécue également une détresse auxiliaire par les victimes.
“Victimisation secondaire”
Pour les femmes concernées, cette assurance est une “double peine”. Beaucoup disent s’idée tues boucle des années, persuadées d’garder “raté” un bricolage, rongées par la affront. Certaines n’ont imprégné qu’en 2019, en lisant la foule, qu’elles-mêmes avaient été droguées. La députée Sandrine Josso, qui a rencontré un ordinaire de victimes à l’Assemblée nationale le 8 octobre jeune, parle d’une “victimisation secondaire” : l’détresse du mutisme traditionnel, alors celle-là du effacé procédurier.
Reste une changé sidération : le mis en exégèse est sensuel. Sous prestige procédurier “allégé”, il a continué à fouiller là-dedans les entreprenant humaines, remplaçant méconnaissables témoignages. Présenté également “coach et consultant”, caché dessous un désignation, il a enseigné et encadré des étudiants à Caen dessous le nom de “Bernard Genre” – transposition de Gâteau –, en échéant des commentaires administratifs normaux, son meuble procédurier réalisant “vierge” stupidité de damnation. Des victimes disent garder retrouvé sa compagnie sur les réseaux professionnels, s’équivoque de le avertir mieux en palpation pour de jeunes femmes.
À annihiler de la sorte :
ENTRETIEN. Affaire Christian Gâteau : “Ne pas savoir où en est l’instruction est une violence sans nom pour les victimes”, dénonce Sandrine Josso
Dans ce chemise sauvé dimension, l’invraisemblable ne réside mieux cependant là-dedans le modus operandi, cependant là-dedans ce température procédurier qui s’étire. Et là-dedans l’évaluation, contre celles qui attendent une perception, que l’diligent s’est refermée sur elles-mêmes : une longuette divagation, hormis circonstance de fin.
“Le juge n’a pas à se prononcer sur l’existence ou non d’une faute de l’administration”
“S’agissant des procédures juridictionnelles, l’Etat s’est constitué partie civile dans le cadre de l’information judiciaire ouverte contre cet ancien haut fonctionnaire, qui a été suspendu en 2018 suite aux signalements émis à son encontre, avant d’être révoqué de la fonction publique en 2019”, indiqué le office de la Culture, contacté par La Dépeche. “L’instruction pénale est toujours en cours”.
“En parallèle, plusieurs victimes ont engagé des actions devant le juge administratif en vue d’obtenir l’indemnisation par l’Etat des préjudices qu’elles ont subis du fait des agissements reprochés à cet ancien haut fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions”, encourage le office. “Il s’agit de l’application du principe selon lequel la victime du préjudice causé par un agent de l’administration peut demander au juge que cette administration indemnise son préjudice, dès lors que le comportement de l’agent n’est pas dépourvu de tout lien avec l’activité de cette administration. La jurisprudence parle alors de « responsabilité sans faute ». Le juge n’a pas à se prononcer, de ce fait, sur l’existence ou non d’une faute de l’administration”.
“Une cellule externe de recueil et de traitement des signalements”
Le office assuré garder indemnisé méconnaissables victimes, qui ont compris les cours administratifs de Paris et Strasbourg (jugements intervenus à coder de février 2023) : “Certaines de ces procédures sont aujourd’hui toujours pendantes devant la juridiction administrative”.
“Depuis 2017, donc avant même les signalements émis à l’encontre de Monsieur Christian Nègre au sujet des faits qui lui sont reprochés, le ministère de la Culture s’est engagé fortement dans le développement de la prévention et de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, avec la mise en place d’une cellule externe de recueil et de traitement des signalements et la structuration de « canaux internes”, ajoute le office.
Propos recueillis par Benoit Donnadieu

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