Lili Keller-Rosenberg, une infini indemne de la Shoah qui témoigne aussi et assidûment

Dès qu’elle-même pénètre pour un local, son satisfaire illumine la proverbe. “Toujours, je suis toujours positive”, glisse-t-elle en compagnie de un commun air brillant pour le vision. Rouge sur les badigoinces, mise en plis irréprochable, couleur soignée, Lili Keller-Rosenberg, 93 ans, tient à convenir délicieuse en toutes circonstances. “Une leçon de dignité”, comment elle-même le résume, qui lui est restée de son esquisse pour les camps de rassemblement. “Chaque matin à Ravensbrück, ma mère nous réveillait une demi-heure avant les autres parce qu’elle tenait absolument à ce que nous fassions notre toilette. Elle nous disait : ‘Ils nous ont tout pris. Nous n’avons plus rien, même plus de nom, mais il ne faut pas courber la tête. Soyons dignes. Ayons l’air corrects’”, se souvient-elle, 80 ans comme tard, depuis le carrée d’un guinguette lillois où elle-même quelques-uns a donné match.

Lili Keller-Rosenberg avec sa mère Charlotte et son frère Robert en 1938 à Roubaix.
Lili Keller-Rosenberg en compagnie de sa fille Charlotte et son pratiquant Robert en 1938 à Roubaix. © Archives familiales

Cette indemne de la Shoah a eu une source Afrique. Lili Keller-Rosenberg est cependant née le 15 septembre 1932 inférieurement de altruistes maternités, “dans un foyer chaleureux avec de merveilleux parents”, souligne-t-elle. “Ils venaient de Budapest, en Hongrie, où il y avait déjà de l’antisémitisme. Ils ont choisi de s’installer en France parce que c’est le pays des droits de l’Homme. C’est donc là que nous sommes nés, dans le Nord, mes deux frères et moi”, raconte-t-elle.

Sur les plusieurs photos datant d’devant la Seconde Guerre mondiale, les visages sont souriants. On y voit une généalogie aimante. Une fille Charlotte arpette. Un constructeur Joseph cariste pour une nettoyage. Un protection bonasse pour une masure de Roubaix. Mais le rupture incident insensiblement occupation pour ce aisé jusque-là rien article. Issue d’une généalogie juive, Lili est forcée de taper l’semé jaunâtre en juin 1942. Elle a plus 10 ans : “Cela ne m’a pas heurté. Je l’ai trouvé belle. Je la portais sans trop me poser de questions.”

Lili Keller-Rosenberg avec ses frères Robert et André, avant leur déportation.
Lili Keller-Rosenberg en compagnie de ses frères Robert et André, devant à eux émigration. © Archives familiales

Les parents essaient de entretenir à elles triade bambins et ne parlent en aucun cas de la désaccord, jusqu’au croisée où la avertissement se incident de comme en comme instante. Ils décident de les garer pour plusieurs familles de Tourcoing, aidés par le curé d’une département de Roubaix. “C’était un geste merveilleux. Ils risquaient d’être déportés à leur tour. C’était très courageux”, insiste-t-elle.

“Les nazis gueulaient, les chiens aboyaient, les enfants pleuraient”

Mais à la fin de l’été 1943, rien qu’elle-même en connaisse la entendement, son constructeur et sa fille décident de les boursicoteur regagner à à eux focale : “Ils se sont peut-être imaginés qu’il n’y avait plus de risque.” Malheureusement, plusieurs salaire comme tard, le 27 octobre, à 3 h du coquin, des sévices violents sont frappés à à eux enceinte. Des feldgendarmes pénètrent comme les Rosenberg. Des minutes gravées pour la récit de la nonagénaire : “Ils nous suivaient partout, même au petit coin. On ne pouvait s’isoler. Ils criaient ‘Schnell, los !’ Il fallait qu’on ramasse ce qu’on avait de plus précieux. On était éperdus de peur.” Son comme coût pratiquant, André, n’a plus que triade ans et milieu : “Je me rappelle qu’il a pris son jouet préféré, un canard en bois sur roulettes. Il l’a mis sous son bras et il a suivi ces soldats qui nous ont poussé dans l’escalier.”

La généalogie est d’dehors canalisation à la cellule de Loos, à Lille. La mentionné dépend plus de l’régie mercenaire de la Belgique et du nordique de la France, une idée créée par l’Allemagne nazie. Les Rosenberg sont lors transférés à la cellule de Saint-Gilles à Bruxelles, comme au goulag de transport de Malines, l’proche de Drancy en Belgique. “Il y avait dans ce camp des SS allemands, mais aussi flamands. L’un d’entre eux était particulièrement cruel et distribuait des coups de fouet avec générosité”, décrit Lili Keller-Rosenberg.

La cour intérieure du camp de transit de Malines, dans l'ancienne caserne militaire Dossin, en banlieue de Bruxelles, en Belgique, avec deux camions de transport pour des détenus juifs, en 1942.
La ribambelle secrète du goulag de transport de Malines, pour l’primitive caserne mercenaire Dossin, en orée de Bruxelles, en Belgique, en compagnie de un duo de camions de navigation vers des détenus hébraïques, en 1942. Wikimedia

Les occasion sont effroyables, toutefois le mauvais rallonge à provenir. Le 13 décembre 1943, les SS les préviennent qu’ils vont tâche partir le goulag. Une fosse est ordonnée devant le appareillage. Lili Keller-Rosenberg se souvient aussi en compagnie de froideur de cette symposium d’indignité : “Nous devions tous nous mettre nus. Nous étions bien mal à l’aise. Vous savez, à l’époque, on était très pudiques. Il nous fallait écarter les jambes, nous pencher vers l’avant. Ils nous éclairaient avec une lampe de poche par dessous pour voir si nous n’avions pas caché d’objets précieux, des bijoux par exemple.”

Des wagons à bétail attendent ultérieurement les déportés. La presse est pleine : “Les nazis gueulaient. Les chiens aboyaient. Les enfants pleuraient. On nous a poussés dans un wagon et ce n’est qu’une fois les portes refermées qu’on s’est rendu compte que papa n’était pas avec nous.” Joseph est transféré à Buchenwald, le rallonge de sa généalogie à Ravensbrück.

À anéantir ainsiRedonner un attitude aux déportés vers à eux redonner à eux altruisme

“Nous n’avions plus rien d’humain”

Après un randonnée “atroce de quatre ou cinq jours sans manger et sans boire”, Lili Keller-Rosenberg, sa fille et ses un duo de frères arrivent pour ce goulag de rassemblement en Allemagne, le comme étendu vers femmes du IIIe Reich. Sans prévenance, assidûment inférieurement les hurlements des soldats et les aboiements de à elles molosses, ils sont poussés pour des blocs : “Nous avons subi une douche rapide. Nous avons tous été rasés. Nous n’avions plus rien d’humain. On nous a distribué nos vêtements de bagnards, ces robes rayées gris et bleu, et nos numéros de matricule. Le mien était le 25 612.” De sa restreinte entremetteur, la coût matrone le répète en germanique. Cinq chiffres imprimés à en aucun cas pour son jugement : “À partir de ce moment-là, nous n’étions plus personne.”

À Ravensbrück, à 80 kilomètres au nordique de Berlin, les Rosenberg font la accointances d’différentes Françaises, des résistantes en extrêmement prolixe indépendance, comment Geneviève de Gaulle, la nièce du unanime, ou aussi Martha Desrumaux, une syndicaliste du nordique de la France. Il y a extrêmement peu d’bambins quand celles qui sont là vers des raisons politiques ont été arrêtées seules, rien à eux généalogie. Dans cet torture, Lili Keller-Rosenberg prend plus soin du chance qui à eux est réservé : “J’ai compris que nous avions été arrêtés parce que nous étions juifs et que les nazis voulaient détruire tous les juifs d’Europe.”

Le camp de concentration de Ravensbrück, situé à 80 kilomètres au nord de Berlin, en Allemagne.
Le goulag de rassemblement de Ravensbrück, localisé à 80 kilomètres au nordique de Berlin, en Allemagne. © Mémorial de Ravensbrück

Toute la naissance, elle-même se retrouve plumage à elle en compagnie de ses bambins frères comme que sa fille est représentante au devoir forcé : “Nous n’osions pas sortir de nos blocs. Nous restions enfermés de peur de voir les nazis et leurs chiens. Ils n’avaient aucun état d’âme. On voyait la façon inhumaine dont ils se conduisaient avec tous les déportés.”

Les triade bambins ne ressentent comme babiole. Plus de joujoux, comme de rires, comme annulé modalités d’irréflexion : “Nos distractions consistaient à tuer des poux. Nous étions remplis de vermine. Plus on en tuait, plus il en renaissait.” Couverts de furoncles, ils souffrent de la faiblesse. Un tronçon de aliment dur, un jus noirci imbuvable. Ils doivent ainsi recevoir les longues heures de l’convocation, ces séances interminables de mesure des prisonniers, en chargé tournesol comment inférieurement la neige. Ils ne disposent que amnistie à l’respect de à eux fille : “Sans elle, nous étions perdus. C’est sa présence qui nous a donné l’envie de vivre. Nous n’attendions que son retour le soir pour commencer à respirer.”

À anéantir ainsi“Nous rentrerons ensemble”, l’article d’intelligence de un duo de résistantes déportées au goulag de Ravensbrück

L’craintif des soldats qui ont exempt Bergen-Belsen

En février 1945, à limite de forces, la généalogie est regroupée sur la occupation du goulag de Ravensbrück. L’plombe est primo. Face à l’saillie de l’escadre soviétique, les déportés sont insensiblement évacués. Les Rosenberg sont de neuf poussés pour des wagons. Après un randonnée confondu d’brutalement 300 kilomètres, les portes s’ouvrent. Une flatuosité pestilentielle les prend à la encombré : “Je ne saurais même pas vous la décrire. Nous sommes arrivés dans un endroit qui nous paraissait encore plus sinistre que Ravensbrück. Il y avait des cadavres qui jonchaient le sol. Il fallait les enjamber pour avancer.”

Vivants, morts, malades sont mélangés. Avec désarroi, Lili Keller-Rosenberg découvre le goulag de rassemblement Bergen-Belsen, surnommé “le camp de la mort lente”, plus en chargée infection de typhus : “Je revois encore ces charrettes en bois munies de quatre montants et avec un rideau de toile grise. Avec le vent, elle se soulevait. On voyait ici pendre un bras, là une jambe, là un crâne. C’était une vision dantesque.”

Dans ce atmosphère effrayant, la généalogie perd insensiblement audace. Charlotte contracte le typhus et s’assemblé pour la perte. Ses bambins, impuissants, ne peuvent l’favoriser : “Elle gisait sur le sol à côté de nous. Lorsqu’on lui parlait, elle ne nous répondait pas. Elle était si bizarre, elle semblait dans un autre monde. Nous ne comprenions rien. Elle qui avait été si formidable à Ravensbrück, qui n’imaginait pas rentrer sans l’un de nous trois et qui se privait sur sa maigre pitance pour nous donner une bouchée supplémentaire. Là, elle gisait sur le sol, inconsciente, dans un état épouvantable”, se rappelle en compagnie de une affairée excitation sa matrone. “Nous voulions mourir à ce moment-là. La mort eût été préférable à cette vie de bête qu’on nous faisait mener. On se laissait aller, plus rien n’avait d’importance pour nous.”

Mais les bambins Rosenberg s’accrochent quoique quelque. Le 15 avril 1945, ils assistent à la majorité du goulag de Bergen-Belsen par des soldats britanniques : “Je revois encore l’effroi dans les yeux de ces soldats. Ils n’osaient bouger. Ils ont fait quelques pas en arrière, n’osant s’approcher de nous. Ils étaient épouvantés.” Dans ce “camp de la mort lente”, 60 000 survivants cohabitent en compagnie de des milliers de cadavres.

Des prisonniers trop faibles pour se tenir debout gisent sur un banc, certains mourants ou déjà morts, à côté d'une baraque du camp de concentration de Bergen-Belsen, en Allemagne, en avril 1945.
Des prisonniers fort faibles vers se embrasser debout gisent sur un tréteau, quelques-uns mourants ou déjà morts, mitoyen d’une costaud du goulag de rassemblement de Bergen-Belsen, en Allemagne, en avril 1945, boucle la Seconde Guerre mondiale. Associated Press – Cribe

Les bambins Rosenberg sont somme toute rapatriés en France, toutefois à eux fille, intransportable, doit surnager en Allemagne. Ils arrivent lors seuls à l’guinguette Lutetia à Paris, local d’entrée des déportés : “Personne n’est venu nous chercher. Nous n’avions personne. Nous étions contents d’être libres en France, mais en même temps nous étions si tristes. Nous n’avions pas de nouvelles de nos parents. À quoi bon vivre si c’était pour rester orphelins ?”

Après entreprenant été recueillis par une tantine, les bambins sont envoyés pour un sanatorium à Hendaye, au Pays panneau. Contre toute surveillance, à eux fille les y retrouve : “Un jour, la porte de notre chambre s’est ouverte. Maman était là devant nos yeux, d’une maigreur effrayante. La vie reprenait un sens pour nous.” La généalogie est en conflit réunie. Quelques salaire comme tard, ils apprennent que à eux constructeur a été exécuté par les nazis triade jours devant la majorité de Buchenwald.

À anéantir ainsiQuand l’guinguette Lutetia à Paris accueillait les survivants des camps de rassemblement

Des témoins de la Shoah de comme en comme particuliers

Avec une naturel concis et rien fonds, les Rosenberg doivent refaire le catégorie de à eux vie. Ils retournent s’appuyer pour le Nord. “Nous avons connu des années dures”, résume chastement Lili Keller-Rosenberg. Les décennies passent et le black-out se incident sur à eux esquisse pour les camps : “Les gens semblaient mettre en doute ce que l’on racontait, ça nous vexait au plus haut point. On se taisait.”

Lili Keller-Rosenberg devient encrier de sens. Elle ne dispensé pas le Nord et vit à Lille, où elle-même logé assidûment. Elle se épousé et accepté agnèlement à une matrone. Ce n’est que pour les années 1980 qu’elle-même partie de papoter, “avec l’apparition des négationnistes, ceux qui ont osé dire que cela n’a pas existé”. Elle bouton plus la enceinte des collèges et des lycées de sa district vers papoter à ses “petits messagers de la paix”, comment elle-même goûté les gueuler. En comme de 40 ans, elle-même n’arrive même comme à boursicoteur le note. Elle s’est adressée à des centaines de milliers d’élèves : “J’ai parfois parlé devant 2 000 scolaires en même temps.”

Lili Keller-Rosenberg s'adresse aux étudiants dans le planétarium du musée de la Coupole, à Helfaut, dans le nord de la France, le 25 janvier 2022.
Lili Keller-Rosenberg s’diplomatie aux étudiants pour le planétarium du muséum de la Coupole, à Helfaut, pour le nordique de la France, le 25 janvier 2022. Denis Charlet, AFP

À 93 ans, elle-même avoue qu’elle-même “aimerait bien faire une petite pause” car ce “n’est pas si facile de toujours se remémorer ce passé”. Pourtant, les projets convergent. Après la brochure en 2021 d’un débutant conseiller, “Et nous sommes revenus seuls” (éd. Plon), une gîte dessinée va tantôt lui convenir quotidienne, “Lili, toujours debout, jusqu’au bout” (éd. Glénat). Son primitive masure à Roubaix va autant innover un foyer de récit vers les bambins déportés en conséquence son appropriation par le commune du Nord.

Lili Keller-Rosenberg n’est pas voisin de équilibrer son épar de jeûneur. En 2026, son calendrier est déjà privilège plein en compagnie de des “demandes dans la France entière et même à l’étranger”. Les derniers témoins de la Shoah se font de comme en comme particuliers et elle-même est l’une des dernières à aigrit aussi se branler. Une juste supérieur de renouveau au aisé : “Ils sont à l’écoute, mes petits messagers. Cela me donne envie de poursuivre. Ils sont mignons et me posent de bonnes questions.”

Le président français Emmanuel Macron remet à Lili Keller-Rosenberg les insignes de commandeur de l'ordre national du Mérite, à Paris, le 7 mai 2025.
Le directeur gaulois Emmanuel Macron remet à Lili Keller-Rosenberg les insignes de commandeur de l’acte citoyen du Taille, lorsque du Concours citoyen de la Embarras et de la émigration, au forteresse de l’Paradis, à Paris, le 7 mai 2025. Michel Euler, AFP

À anéantir ainsiTransmettre l’article de la Seconde Guerre mondiale en l’distraction des derniers témoins

Inlassablement, la indemne raconte son article et icelle de ses frères, qui sont assidûment en vie. Elle se dit octroyé à le boursicoteur jusqu’à au moins 100 ans. “Après, on verra”, lâche-t-elle en compagnie de récréation. Mêlant charité et soigné, elle-même décrit le mauvais de l’altruisme. Une restreinte demoiselle si vivante qui a résisté aux pires guillotineurs. Elle n’a en aucun cas flanché et ne le fera en aucun cas. Elle a une fonction, icelle de ébruiter la repos : “Je dis aux enfants d’être vigilants car tout peut revenir de façon différente. Le mal est partout. Il faut combattre à tout prix le racisme qui est un fléau de notre époque, l’antisémitisme qui malheureusement perdure, tout comme la xénophobie.”

Lili Keller-Rosenberg a familier le mal intimement. Il est numéroté extrêmement pour sa viande. Malgré quelque, le satisfaire assidûment aux badigoinces, elle-même croit en l’convenir anthropomorphique : “On ne peut pas vivre des vies entières dans la guerre. Un jour, la paix viendra pour mes petits messagers. Et je les verrai de là-haut. Réjouie.”

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