
Battu par la Section Paloise sur sa green (19-27) comme la vernissage jour de Top 14, sabbat 5 septembre, le MHR a mal attire sa durée, puis l’ont garanti Auguste Cadot, Alexandre Bécognée et le imprésario Joan Caudullo.
Alexandre Bécognée, intermédiaire procession du MHR : “Le problème ce soir, il est surtout mental. On n’est pas rentré dans cette saison comme il faut. On commence à 0-12, en Top 14 c’est dur d’exister. On perd beaucoup d’énergie, on joue à 13. C’est compliqué. C’est à nous remettre en question, à relever la tête. On passe à côté pendant une mi-temps. Maintenant il va falloir récupérer ces 4 points. Pour une équipe qui vise le top 6 et des victoires à domicile on ne peut pas se permettre de rater 40 minutes comme on l’a fait en première période. Il ne faut pas tomber dans la morosité mais ça va demander des efforts en plus.”
Auguste Cadot, attachement du MHR : “On n’est pas rentré comme on voulait dans ce match. Ce n’est pas du tout la stratégie qui avait été mise en place. C’était compliqué de jouer à 13, mais à la pause, on n’est pas loin. Il y a une réaction mais on doit redoubler d’effort pour s’imposer. On manque de déplacement, devant comme derrière, on se fait gratter pas mal de ballons. On n’a pas fait un bon match. Proche des lignes, on a manqué d’efficacité. Il faut que ça nous serve de leçon pour les prochains matches. On a fait des efforts, dès qu’on a mis de la vitesse ça a marché mais on n’a pas su le faire pendant tout le match. Je ne sais pas si nous avons manqué de gaz ou de cohésion.”
Joan Caudullo, imprésario du MHR : “J’ai vu une première mi-temps catastrophique. En deuxième mi-temps, on a réussi à monter beaucoup plus sur l’adversaire c’est pour ça que je pense que c’est mental plus que physique. Il nous manquait cette première mi-temps abouti. Ça nous remet la tête à l’endroit pour travailler. Ce n’était pas une très bonne semaine. On a tenté des paris avec une préparation courte. Malheureusement ces paris n’ont pas été bons. On prend 2 cartons très vite, des ballons portés alors que ça ne nous est pas souvent arrivé. Est-ce que c’est physique ? Je ne pense pas. C’est une première mi-temps ratée, on avait à cœur de mieux commencer que l’an dernier. Mais on a fait la même chose, j’espère que la fin sera la même. J’essaye de tempérer les gens qui nous voient dans les 6 premières places. L’objectif prioritaire c’est d’avoir l’état d’esprit de la saison derrière, les résultats viendront après. Ce soir, on ne l’a pas eu.”
“Ce n’est pas n’importe qui en face”
Loïc Credoz, intermédiaire procession de Pau : “On a fait la même chose la saison dernière, c’est une opportunité contre des équipes pas trop rodées. Il faut mettre les ingrédients pour gagner et on l’a fait. La bascule de ce match, c’est quand on défend les ballons portés dans notre camp, on est resté solidaire, et on a réussi finalement à sortir de notre camp. Ne pas prendre de point à ce moment, c’était énorme. Je ne sais pas si on est plus prêts que les autres équipes, mais cette première journée, c’est une opportunité quand on les joue à l’extérieur. Malgré tout, on a beaucoup de déchets, de fautes. Le niveau de jeu. Il y a à boire et à manger. La satisfaction c’est de n’avoir rien lâché, d’avoir été solidaires de la première à la dernière minute. Et d’avoir su rester froid jusqu’au bout.”
Sébastien Piqueronies, imprésario de Pau : “Je suis très heureux de ce début de saison mais cela ne vaut que 4 points. Très fier de l’état d’esprit des joueurs de la Section. Les premières journées sont des matches très imparfaits, il se passe beaucoup de choses un peu surprenantes. J’ai beaucoup aimé les convictions de mes joueurs. Il y a eu un engagement féroce malgré le déchet. Ce n’est pas n’importe qui en face, on a été solidaire, résilients et on a su remettre la marche avant après nos temps faibles. J’ai trouvé mon équipe très lucide. Démarrer à Montpellier, face au finaliste c’est une épreuve et on s’est bien comporté dans cette épreuve.”

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