
Ce chahut veillée, 19 h, le Rugby Olympique Agathois (1e, admis cinq sur cinq) reçoit un RC Méditerranée (8e, couple victoires avec trio défaites) en mendie de bonnes énergies.
“On est montés pour cette chance d’être le gros derby de l’Hérault”, assure l’ailier palavasien Paul Compagnon. Ambiance de anniversaire quand avec Josian Aris, pilote agathois : “On inaugure l’éclairage du stade en jouant pour la première fois un samedi soir”. Pour quiconque, gâter les failles : “se remettre le sourire au visage”, côté Compagnon, “arrêter de se mettre dedans tous seuls”, côté Aris.
Agde, premier invaincu, connaît un étrange débarquement hors de saison – “aidé par le fait d’avoir beaucoup reçu”, tempère Aris – lors que le RCM veut éluder le syndrome du promu : “On sait qu’on est capables de belles choses, explique Compagnon, gardons en tête qu’on a pu aller gagner à Leucate, leader à l’époque”.
Deux opposants extraordinairement exigeants
“On n’arrive pas à tenir 80 minutes à l’extérieur, explique Josian Aris. Avec deux cartons par rencontre – même pas sous pression ni en baisse de régime –, pas de matches complets. C’est à améliorer pour les déplacements en phase retour. On se plombe parfois tous seuls à 20 à 3, comme un besoin de se mettre dans le dur pour tenir”.
Dur, le RC Méditerranée doit le attente : “Il y a eu un manque de caractère sur notre première sortie, confie Paul Compagnon. Une observation qui a fonctionné puisqu’on a enchaîné sur une victoire, pas loin du bonus, contre Mazamet, puis à Leucate, prouvant que le groupe est capable de relever la tête”.
Fortunes diverses, relationnel ordinaire
“Il faut tuer les matches plus vite car je connais des joueurs du RCM et cela ne sera pas facile du tout”, promet Aris ; lors que Compagnon constate, subséquemment les “faux pas” de Sor Agout et Gruissan, que “l’équipe peut aller chercher de bons résultats comme passer totalement à côté”.
Avec, un passonniel, ubiquitaire : “Pour Philippe [Garriguenc, entraîneur du ROA après dix ans à Palavas, ndlr], ce match est très important et on veut lui faire ce cadeau”, prévient Josian Aris. “Je sais que Philippe nous attend, sourit Paul Compagnon. Visons le positif : après deux défaites consécutives, la semaine n’est pas sympathique, les visages fermés. Le staff donne des clefs mais nous incite à oser, tant qu’on assume nos choix à 100 %. Soyons plus qu’une équipe qui accroche quelques points”.

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