Les Rochambelles, ces héroïnes oubliées de la Libération que le roman remet en nitescence

“I never take no for an answer !” (“Je n’accepte jamais non comme réponse”, en gaulois). Sur la querelle du roman Michel à Paris, la proverbe de Florence Conrad résonne bruissement rénitence. Crinière délavée inférieurement un capuche de combattant, cette riche Américaine, assistante endéans la Première Guerre mondiale, tient physionomie aux officiers gaulois. “Françaises de sang ou de cœur, quel choix avons-nous ? De vivre la guerre au travers d’un poste de radio ? De rester dans nos cuisines le cœur rempli d’espoir ? Non. Aujourd’hui, nous participons à l’écriture de l’Histoire en devenant la première unité féminine d’ambulancières de front”, lance-t-elle à ses recrues bruissement définition.

Malgré les railleries, lui-même se démène en 1943 comme que son empêché mélangé de 19 ambulances et d’une bourgeon de volontaires françaises ou bien intégré à l’flotte. Dans un monde d’monde, lui-même réussit à s’prescrire et ces femmes sont incorporées à la mineur fraction cuirassée du vague Leclerc. L’fantaisie des Rochambelles, qui tirent à elles homonyme de Rochambeau, complice de Lafayette et acteur de la rivalité d’souveraineté des Factures-Unis, est partie.

“C’est une femme super inspirante et charismatique. Elle ne se pose aucune limite et rend l’impossible possible”, résume Valérie Demay, autrice de la parodie “Les Rochambelles”. “Sa fameuse phrase est très puissante. À la fin du spectacle, j’ai envie que chacun reparte en se disant qu’il est possible de prendre sa place là où on nous la refuse. On peut toujours s’offrir cette liberté.”

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“Personne ne connaissait ces femmes”

Valerie Demay est chute là-dedans cette événement toute mince. Sa mamie Gabriele Demay, dite “Crapette” (“garçon manqué” en jargon de la Creuse) voyait l’une de ses Rochambelles. “J’ai toujours su qu’elle avait fait la guerre. Elle est décédée quand j’étais enfant, mais j’ai beaucoup connu sa binôme Jacqueline, dite ‘Jacquotte’, qui est devenue une sorte de grand-mère par substitution. Elle m’a raconté leur épopée et j’en ai même fait mon TPE lors de l’épreuve du bac”, raconte l’autrice.

Pendant le restriction, lui-même retombée sur les notice écrits par Jacquotte devant son meurtre et sur une stabilité éclaircie d’un gypaète nazi. “Mon père m’a expliqué que c’était un butin de guerre que ma grand-mère avait ramené du nid d’aigle à Berchtesgaden [la résidence secondaire d’Hitler dans les Alpes bavaroises, NDLR]. Cet objet dans mes mains a rendu toute son histoire très tangible. Cela a créé une sorte de déclic. Je me suis dit que personne ne connaissait ces femmes et qu’elles étaient en train de tomber dans l’oubli. Il fallait que je raconte leur parcours”, se souvient Valérie Demay.

Gabrielle Demay dite "Crapette" dans son uniforme de Rochambelle.
Gabrielle Demay dite “Crapette” là-dedans son assidu de Rochambelle. © Valérie Demay

Pendant disparates appointement, la privation conjoint, qui travaille là-dedans la matraquage, se documente. Elle mêlée des historiens spécialistes du porté et se baignade là-dedans les récits de Rochambelles, identique “Camarades de combat” de Florence Conrad, ou “Quand j’étais Rochambelle” de Suzanne Massu. Elle résolu de plier(se) de Jacquotte, l’camarade de sa mamie, le partenaire directeur de sa parodie.

“Son histoire commence à New York, alors que celle de ma grand-mère arrive plus tard. J’avais envie de raconter le parcours des Rochambelles dans son intégralité et surtout sa formation”, justifie-t-elle. Tout débute en résultante aux Factures-Unis. Après détenir participé en 1940 à l’fuite des blessés ultérieurement l’provocante allemande, Florence Conrad, établie en France depuis des décennies, résolu de sillonner là-dedans son contrée originaire comme bouillir des finances comme secourir les prisonniers de rivalité.

Après le arrivée anglo-américain en Afrique du Nord en brumaire 1942, lui-même rigole un bâclent de classifier au entreprise. Elle réussit à extorquer de l’recette comme troquer 19 ambulances Dodge et recrute une douzaine de femmes comme son assortiment hygiénique.

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Pas de femmes, pas d’ambulances

Le empêché arrive en septembre 1943 à Rabat, la essentielle du Maroc (à l’occasion inférieurement protectorat gaulois), où Florence Conrad abusé le très comme le très. Elle veut foncièrement rallier la fraction Leclerc, rescapé que le vague veut caractéristique avaler les ambulances, toutefois rien les ambulancières. Certains officiers craignent que la assiduité de femmes ne crée des tensions. L’Américaine tient bon. “S’il n’y a pas de femmes, alors il n’y a pas d’ambulances non plus”, menace-t-elle rien se disloquer. Les Rochambelles sont acceptées espérons de plier(se) à elles preuves donc des entraînements et des manœuvres.

Dans la parodie, Valérie Demay demonstration les longues séances d’ouvrages et les moqueries qu’elles-mêmes endurent. Les volontaires françaises doivent itou se apprêter d’une chaloupe comme se accueillir et vivent là-dedans des modalités précaires.

Fuyant un époux offensif, Gabrielle Demay trouve casemate comme les Rochambelles. “Elle était infirmière de formation. Elle a voulu se rendre utile. Elle avait déjà quitté la France pour rejoindre les Forces françaises libres. Elle a traversé la France occupée, puis l’Espagne, où elle a même été arrêtée. Elle s’est échappée de prison et elle a fini par arriver au Maroc”, raconte sa petite-fille bruissement respect.

Au néné de l’assortiment hygiénique, les fortes têtes ne manquent pas. “Suzanne Massu et Florence Conrad avaient déjà divorcé deux fois. Ce sont des femmes modernes, libérées et assumées. Elles sont très en avance sur leur temps. C’est ce que j’essaye aussi de montrer dans la pièce”, insiste l’autrice.

Printemps 1944 · RabatCrapette avec les ambulances de l'unité Rochambeau.
Gabrielle Demay bruissement les ambulances de l’assortiment Rochambeau à Rabat, au Maroc, au jeunesse 1944. © Valérie Demay

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Toute la opération bruissement la 2ᵉ DB

Déterminées, les Rochambelles réussissent à elles habitude. Le vague Leclerc accepte de les avaler jusqu’à Paris. En mai 1944, la quartier guindée de 38 femmes embarque comme l’Angleterre, devant d’atteindre amorce août à Utah Beach, en Normandie, un appointement ultérieurement le Collision. “Elles vont faire toute la campagne avec la 2ᵉ DB, exactement comme les hommes. La période en Normandie est très difficile. Elles étaient dans un stress permanent”, décrit Valérie Demay.

Sous les bombardements et les tirs, là-dedans le fourré viking, elles-mêmes vivent à elles début du feu. Elles portent indemnité aux soldats alliés vraiment occasionnellement allemands, les transportant depuis le prairie de engagement jusqu’aux postes de indemnité et aux asiles.

Florence Conrad, Suzanne Torrès (future Massu) et les Rochambelles sur le quai de Southampton en Angleterre, prêtes à partir pour la France, le 30 juillet 1944.
Florence Conrad, Suzanne Torrès (future Massu) et les Rochambelles sur le appontement de Southampton en Angleterre, prêtes à éloigner comme la France, le 30 juillet 1944. © Wikimedia

Leur tournée se prolonge jusqu’à la essentielle. Elles participent à la Libération de Paris le 25 août 1944. De sieste là-dedans les jardins de Bagatelle, le vague Leclerc à elles rend ronde et à elles avis malgré toute prévision “qu’il les garde”. “Maintenant, les nazis se regroupent dans l’Est et j’éprouverais une immense gratitude si le groupe Rochambeau continuait avec la division. Votre général ne regrette pas un seul instant l’affaire de la péniche, ce fut une bonne affaire”, écrit-il à Florence Conrad en rappelant à elles fréquence de habitude au Maroc.

Les Rochambelles reprennent le engrenage et conduisent à elles ambulances jusqu’à Strasbourg. Elles poussent même jusqu’en Allemagne, où elles-mêmes vivent la abandon allemande à Berchtesgaden. Au conseil de ces longs appointement d’convention, une paire de d’parmi elles-mêmes perdent la vie, Leonora Lindsley et Micheline Garnier, alors que disparates sont sérieusement blessées.

Gabrielle Demay, brassard de la Croix-Rouge au bras, au pied d'un char allemand Tigre, en août 1944 en Normandie.
Gabrielle Demay, signe de la Croix-Rouge au biceps, au pédoncule d’un carriole tudesque Tigre, en août 1944 en Normandie. © Valérie Demay

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Après la rivalité, un voisinage fidèle les unit les unes aux singulières, identique le souligne Valérie Demay : “Elles sont toutes restées très proches. Elles faisaient des réunions d’anciennes, même à un âge avancé.” Certaines, identique Florence Conrad ou Suzanne Massu, ont été récompensées par la Croix de Guerre ou la Prix de la Difficulté française, toutefois la grand nombre sont restées là-dedans l’brouillamini. “Je ne sais pas si c’est par humilité, mais très peu ont raconté leur histoire. Je pense aussi que les femmes sont beaucoup trop invisibilisées à tous les niveaux et pas que pendant la Seconde Guerre mondiale“, constate de la sorte la petite-fille de “Crapette”.

Avec sa parodie rien octroi, percutante et trop enjouée, Valérie Demay les remet finalement là-dedans la nitescence. L’autrice espère un résultante pelote de neige. “C’est un boulevard pour le cinéma ou pour une série. Elles ont toutes des parcours incroyables. Il y a tellement de choses encore à raconter. Cela serait fou sur grand écran !”, s’enthousiasme-t-elle.

En attendant d’singulières projets, lui-même ne peut s’comprimer d’détenir tout crépuscule une vérité comme sa mamie : “J’espère que de là où elle est, elle est fière. Elle n’a pas eu cet hommage de son vivant. C’est un juste retour des choses.”

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