Les réactions derrière MHR – Castres : “Cette victoire a du sens”, “je suis abasourdi”, la bonheur des Montpelliérains et la affliction des Castrais derrière un divertissement prouesse

Victorieux de Castres (69-10), ce dimanche 1er brumaire en Top 14, derrière un divertissement précisément maîtrisé et 10 essais marqués, la apaisement des Montpelliérains contrastait derrière l’dépérissement des Castrais derrière la conflit.

Joan Caudullo, chef de Montpellier : “Je pensais que ça n’allait pas se jouer à grand-chose. Contre Castres, ce sont toujours des matches accrochés car c’est une équipe qui ne lâche jamais. On est très content d’avoir fait une performance comme ça face à cette équipe. On a un ADN qu’on veut mettre en place, et quand je vois la rentrée de Maël Perrin, je me dis que le projet est en route et que notre formation transpire cet ADN. On a battu le record de points, je ne savais pas, le plus important, c‘est de faire des phases finales en fin de saison. Si on bat moins de records et qu’on fait des phases finales, je signe de suite. Les joueurs ont bien bossé cet après-midi, même si on a été en difficulté sur la guerre des rucks pendant les vingt premières minutes. On savait qu’ils nous mettraient la guerre dans ce secteur. Mais au final, les joueurs ont pris du plaisir, ils avaient envie, ils ont voulu s’amuser et leur prestation sur les 50 premières minutes permet ça.”

Christopher Tolofua, talonneur de Montpellier : “On avait préparé ce match avec beaucoup d’humilité, pour essayer de bonifier une victoire à l’extérieur au Racing. En général, on a ne sait pas faire une semaine complète d’entraînement propre, donc on est reparti de zéro après la victoire au Mans. Les 20 premières minutes pas complètes de notre part sont nécessaires pour construire ce match. L’intéressant c’est de voir comment les avants et les trois quarts ont réussi à jouer de façon homogène. Cette équipe de Castres, dans les rucks c’est un calvaire et pour nous c’était un gros challenge. C’est l’équipe qui nous ressemble le plus. Cette victoire elle a du sens à ce niveau de la saison. On a des joueurs qui sont entrés dans l’effectif, comme Maël Perrin, et on n’a pas senti un mec qui avait besoin de temps de jeu mais seulement capitaliser sur son entraînement acharné depuis le début de saison. Quand le rugby se joue comme ça, le nombre de titres n’a pas de sens et quand c’est comme ça c’est dur de nous arrêter.”

Alexis Bernadet, milieu de chaos de Montpellier : “On avait à cœur de confirmer la victoire contre le Racing la semaine dernière. Donc tout le monde est content parce qu’on s’impose avec la manière. On ne s’attendait pas du tout à ça. En première mi-temps, on avait pas mal d’espace, ça nous a souri et ça leur a mis un coup sur la tête. Mais il faut faire preuve d’humilité car on ne fera pas ça tous les week-ends. L’environnement est assez sain en ce moment. Mais ça va avec les résultats. Quand tout se passe bien, la confiance est là, tout est réuni. Ce soir, on a réussi à dérouler tranquillement. Offensivement, on gagne les collisions et à partir de là, on arrive à déplacer le ballon, on savait qu’on pouvait les mettre à mal dans ce secteur. On a réussi à faire ce qu’on voulait.”

“On est passé à travers”

Xavier Sadourny, chef de Castres : “On a dit aux joueurs qu’on a une semaine pour recevoir le Racing, le week-end prochain. Faire des analyses à chaud, comme ça, ce n’est pas bon. Il n’y a pas grand-chose à dire, on est passé à travers, 70 points, il n’y a pas photo. On paie cash nos imprécisions sur la première mi-temps, on prend deux interceptions, on a des sorties de camp pas contrôlées. Tous les points qu’on encaisse en première période, c’est sur des moments où on peut les mettre en danger. On n’est pas assez précis. Après, eux jouent avec la confiance, ils déroulent, c’est une équipe qui maîtrise son sujet, qui est beaucoup plus précise que nous. Ensuite, il se passe ce qu’il s’est passé.”

Baptiste Delaporte, barreur de Castres : “Je suis un peu abasourdi par le résultat. Je n’arrive pas à l’expliquer, à comprendre pourquoi et comment. On est dedans pendant les vingt premières minutes, puis on prend des vagues auxquelles on n’a pas les moyens de répondre. Ce qui me fait vraiment mal, c’est qu’on avait l’opportunité de faire une bonne prestation ici et de recevoir le Racing avec moins de pression. Finalement, c’est un 13e contre 12e à domicile. Quand tu vois les résultats, tout était en notre faveur. C’est ça qui me fait le plus mal : on avait l’opportunité de se sortir de la merde. Je n’ai pas le souvenir d’avoir passé beaucoup de temps chez eux. On leur a couru après pendant tout le match. À la fin, j’avais envie que ça s’arrête. On ne lâche jamais rien, on se bat, mais là…”

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