Les réactions derrière MHR-Usap : “On a retrouvé notre ADN”, “j’ai honte”… les Montpelliérains savourent et les Perpignanais en déroute

Victorieux de l’Usap (50-13), sabbat 19 septembre, sur sa herbette du Septeo Stadium, le MHR remporte son initial bénédiction de la de saison à maison. De desquels exaucer Joan Caudullo et ses joueurs à l’moralité de la affrontement.

Joan Caudullo, responsable du MHR : “Je craignais cette équipe de Perpignan. Je trouve qu’on a retrouvé notre ADN, par moments contre Vannes, et aujourd’hui ainsi que nos standards. En première mi-temps on a joué contre une équipe qui nous met sous pression et qui a super bien joué stratégiquement. 12 à 3 à la pause, c’est cher payé pour eux parce qu’on a été très réalistes. Ensuite, on fait une très belle deuxième période. À la mi-temps on leur a dit qu’il fallait bien sortir de notre camp, on avait le coup d’envoi donc la possession. Souvent, on a du mal à marquer les premiers en deuxième période mais ce soir, on a réussi. On voulait respecter cette équipe, on n’a pas respecté Pau. On le voit sur l’entame de match, je trouve que même notre première période est intéressante. On n’a rien lâché malgré leur pression. Concernant la pelouse, on a un point fort qui est la mêlée et on a du mal à le mettre en avant sur notre terrain. Ça peut devenir dangereux. Si on doit délocaliser notre prochain match, ce que je veux vraiment c’est qu’on joue à Montpellier. Le stade de la Mosson est intéressant, je ne veux pas jouer à Béziers, Nîmes ou Perpignan, je veux jouer à Montpellier.”

Dimitri Delibes, ailier du MHR : “On trouve des automatismes et du liant dans cette équipe. Contre Pau, il n’y avait pas grand-chose à garder, ils nous ont dicté le jeu pendant 80 minutes. Là, on a posé les bases, on a mis en place le jeu devant. Je me sens plus libéré, on a encore un peu de mal à dézoner, à rentrer dans notre jeu offensif mais ça va venir avec le temps. Personnellement, ce doublé fait plaisir. On a bossé pas mal dans la semaine avec beaucoup d’intensité, la volonté de se battre les uns pour les autres. C’est une bonne chose, ça nous met en confiance, mardi il y aura plus de sourires.”

Alexis Bernadet, milieu de foule du MHR : “La première mi-temps est compliquée, mais on a été bons en touche, en mêlée ensuite on s’est libérés. C’est un peu le jour et la nuit entre les deux périodes. Perpignan a fait une belle première période, ils nous ont mis à mal sur l’occupation du terrain. On a laissé passer l’orage, on a fait le dos rond et on a réussi à se lâcher. Je suis en fin de contrat et ça fait plaisir d’enchaîner les matches, Montpellier veut me voir à l’œuvre, on verra comment ça se passe. On me laisse ma chance. Je ne sais pas comment ça va se passer.”

“Ça fait mal à la tête”

Jeronimo De la Fuente, timonier de l’Usap : “Ça fait mal à la tête. On est venus ici pour jouer 80 minutes, on en a joué 40. En deuxième période on est trop indisciplinés. On manque de cohésion, il faut continuer à travailler. On ne va pas s’arrêter ici. Je suis encore en colère il y a de la qualité pour faire mieux mais on n’y arrive pas. On bosse fort, on est très unis. Il faut continuer. On s’est tué tout seul. Bien sûr Montpellier mérite sa victoire mais en deuxième période, on n’a pas été bons. Il faut bien travailler pour faire mieux, on a fait pareil à Paris, on a joué qu’une mi-temps. On est capable de jouer beaucoup mieux. J’ai honte pour tous les points qu’on a pris parce que des gens se sont déplacés jusqu’ici. On ne doit pas lâcher. Il n’y a pas un mec pas capable d’être sur le terrain mais il faut faire mieux”

Laurent Labit, responsable de l’Usap : “Il y a beaucoup de déception, on s’attendait à ce que ce soit difficile face à une équipe avec de l’ambition. Jusqu’à la mi-temps, on est dans ce que l’on voulait faire. Eux en deux coups et deux ballons portés ils marquent. On a dit aux joueurs de ne pas leur donner des ballons gratuits sur leur arme fatale. Le plus décevant c’est la façon dont on s’est effrités en deuxième période. On n’est pas devenus en deux journées des candidats au top 6. On avait un banc expérimenté avec des joueurs expérimentés qui nous ont plus fait défaut qu’apporté des solutions. On avait prévenu les joueurs. On ne peut pas faire une deuxième mi-temps comme on l’a fait. Le plus embêtant ce n’est pas la défaite mais ce que l’on a fait en deuxième mi-temps. Il y a des joueurs qui n’ont pas marqué des points.”

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