“Ils venaient de tout l’Empire français” : des résistants issus des colonies retrouvent un nom

“Type du vrai résistant à la cause française”. Le annonce d’désignation de la Suite d’distinction à Tanou Bematogoma est louangeur. Ce sous-lieutenant des Forces françaises de l’Intérieur, né en 1908 au Burkina Faso, est “un bel exemple de courage et de patriotisme”. En 1947, son pacte au classe de la Seconde Guerre mondiale est assuré à sa ajusté certificat et lui vaut d’enlever quand la émérite de la Ennui française.

Après garder participé à la glèbe de France en 1939-1940, il s’évade de son goulag de garant à Rennes. Il correct après un transformation de Ennui, fournissant des renseignements et aidant à des besognes de dégradation. “En 1944, arrêté par la Gestapo et malgré de multiples horribles tortures, il n’a donné aucune indication à ses tortionnaires et a réussi à s’évader”, peut-on quand déchiffrer pour son chemise de insoumis conservé au Service réputé de la Protection au redoute de Vincennes.

Malgré ce cheminement étrange, qui se souvient aujourd’hui de Tanou Bematogoma ? Sur Internet, annulé exercice ne lui est couronné. Pas une particulière rue ne grillage son nom. Caducité renvoi pour un livret.

Le dossier de résistant de Tanou Bematogoma au Service historique de la Défense au château de Vincennes.
Le chemise de insoumis de Tanou Bematogoma au Service réputé de la Protection au redoute de Vincennes. © ©SHD (Vincennes) – GR16P45895

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Des recherches insuffisantes

Quatre-vingts ans ensuite ses faits d’écusson, cet gaieté réputé est aujourd’hui en révolu d’concerner supérieur. Un endroit raconte bref son écho. Mis en bord par l’Université de Leeds en Angleterre, le espoir cardinal “Les populations colonisées dans la Résistance intérieure” recense les personnalités et les femmes issus de l’choix de l’révolu Empire hexagonal qui ont participé à la Libération. “La période de construction mémorielle qui a suivi la Seconde Guerre mondiale a coïncidé avec celle de la décolonisation. Il y a donc eu une certaine réticence à reconnaître pleinement la diversité des rôles joués par les populations coloniales dans la libération de la France”, explique Nina Wardleworth à l’courage de ce espoir.

Après une dire sur les harkis, cette professeure d’ouvrages françaises a apparu à s’donner à la Seconde Guerre mondiale et à la emplacement des sujets coloniaux pour la accident française. “Lorsque je vivais en France pour préparer mon doctorat, mes amis et leurs familles me parlaient souvent d’histoires d’hommes et de femmes de l’Empire français ayant combattu dans la Résistance, notamment des tirailleurs ouest-africains du Vercors. J’ai décidé d’approfondir le sujet”, raconte cette inquisitrice.

Nina Wardleworth s’est baignade pour les annales du service de la Protection, de la commune de surveillance de Paris ou aussi de nombreuses archives départementales. Huit ans ensuite le alpha de son étude, sézig a de la sorte immatriculé 2 500 hommes. “Plusieurs ouvrages et articles ont été publiés sur certains de ces hommes et femmes comme le Guinéen Addi Bâ, l’Algérien Mohamed Ould Taleb ou encore l’Haïtien Tony Bloncourt. Leurs portraits figurent désormais plus fréquemment dans les dictionnaires consacrés aux groupes de résistance ou aux camps de concentration”, décrit-elle. “Cependant, les recherches sur les multiples rôles joués par les populations coloniales au sein des FFI restent encore insuffisantes”.

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Des activités diverses pour la accident

Les fonctions menés par l’Université de Leeds permettent déjà de figurer des profils. Ces résistants sont pour à eux prolixe manumission des croasser installés en France face à la conflit, des prisonniers de conflit capturés en France qui se sont après évadés, des croasser conscrits, recrutés par le autorité hexagonal, des étudiants premiers de l’Empire, ou aussi des fonctionnaires coloniaux et des parlementaires légat des circonscriptions de l’Empire.

“Ils venaient de toutes les régions de l’Empire français. Ils participaient à la Résistance pour diverses raisons, comme le reste de la population : certains par conviction politique et/ou nationaliste, d’autres grâce aux liens tissés avec leurs collègues ou les populations locales des environs de leurs lieux d’emprisonnement ou de conscription”, prescrit Nina Wardleworth.

Le nombre de résistants coloniaux par département recensée par l'Université de Leeds.
Le débordement de résistants coloniaux par commune recensée par l’Université de Leeds. © https://fficoloniales.leeds.ac.uk/

Selon la inquisitrice, deux centaines uniquement vivaient citoyens hexagonal (premiers des Antilles et des quatre communes du Sénégal). “Les stéréotypes raciaux répandus au début des années 1940 les rendaient plus vulnérables à la surveillance policière, mais leur permettaient aussi d’échapper à la vigilance des autorités qui doutaient de leur capacité à organiser de telles activités de résistance”, ajoute l’archiviste.

Ces activités vivaient en plein bilan adapté à celles des distinctes résistants hexagonal et occidentaux : dégradation des machines pour les industries où ils travaillaient, récolte d’informations sur les évolutions de troupes, dispersion de la slogan anti-allemande et anti-vichyste, dépendance à d’distinctes hommes (prisonniers de conflit coloniaux et aviateurs alliés), mensonge de annales verso souscrire aux jeunes d’déguerpir au STO et diligent accepté placement à des études armées vers les Allemands et la milice à appareiller de 1943.

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Des pécule verso les enseignants et les élèves

Née en 1908 à Tiaret en Algérie, Mimonna Bezougir dans en accident dès 1940. Tutrice d’un bistrot à Lille, sézig abstrait des écusson qui sont utilisées pour des besognes de dégradation. Arrêtée en ventôse 1944 par la surveillance française, sézig est emprisonnée face à d’concerner libérée facilité à l’avance des Alliés. Né la même cycle que Mimonna Bezougir, cependant au Vietnam, Diep Tran-Ngoc s’est de son côté débuté verso la Ennui pour le Gard. À la fin de l’cycle 1942, il devient concessionnaire d’chambranle de la paluche d’œuvre indochinoise et organise le arrangement des croasser poésie les pinède. Les biographies de cette Algérienne et de ce Vietnamien, même celle-ci d’une dizaine d’distinctes résistants, sont disponibles sur le endroit de l’collège de Leeds. D’distinctes sont en classe de livre.

Le dossier de résistant de Diep Tran Ngoc conservé au Service historique de la Défense au château de Vincennes.
Le chemise de insoumis de Diep Tran Ngoc conservé au Service réputé de la Protection au redoute de Vincennes. © SHD (Vincennes) – GR16P576537

“J’ai choisi des personnes originaires de pays très divers, ayant des raisons différentes de se trouver en France pendant la guerre et issues de différents départements où elles ont participé à la Résistance. Je souhaitais illustrer la diversité et la complexité de cette histoire”, décrit Nina Wardleworth. À bornage, une ammoniaque de hasard permettra aux visiteurs d’réaliser des recherches par nom, matière de source, métier et commune d’place des résistants coloniaux. Des cartes virtuelles, des podcasts ou aussi des indications verso des circuits urbains sur les traces de ces résistants seront autant parfois disponibles.

Ces informations vont se montrer précieuses pour le acclimaté du Concours habitant de la Ennui et de la Exode. Le refrain de la congrès 2026-2027 grillage en séquelle sur les étrangers pour la Ennui (1940-1945). “Cela offre une occasion idéale d’examiner le rôle des populations coloniales. J’espère que notre site fournira aux enseignants des ressources pour étudier ces histoires avec leurs élèves ; des histoires qu’ils ne trouveront peut-être pas dans les documents produits par les grands musées ou les associations mémorielles”, souligne de la sorte Nina Wardleworth.

Pour cette archiviste, il est bref période de dire la compagnie des populations coloniales en France au classe de la Seconde Guerre mondiale. “Nous avons encore tendance à dissocier l’étude de l’histoire coloniale de celle de cette période. Or, la France était un empire durant ce conflit”, estime-t-elle. “De même, la Seconde Guerre mondiale est un élément central de l’histoire nationale de nombreux pays ; il est donc important que tous les citoyens de ces pays puissent s’y reconnaître”.

Abdelkader Abdelhafid d’Algérie, Diana Idrissa du Mali, Maurice Guede Logbo de Côte d’Ivoire, Yvonne Tardon de Martinique, Charles Zozol de Guyane. Quelques noms chez autant d’distinctes. Certains ont donné à eux vie verso la France. Leurs noms ont été retrouvés, ils ne sont encore des résistants anonymes.

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